‹ Archives de la BastilleChapitre 14 sur 137 · CbiriM-Fnntois d'Auglare, mon eo tM · texte numérisé non relu

CbiriM-Fnntois d'Auglare, mon eo tM

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la lettre que, quoiqu'il fasse paraître qu'il a 35,000 liv. de peDsion sur l'archevêché de Narbonne, cela n'est pas vrai, et qu'il y a une contre-lettre par laquelle il quitta 15,000 liv. de celte pension i M. l'archevêque avant qu'il vint prendre possession, et que les autres 10,000 liv. ont été éteintes par la vente de la maison de Saint-Cloud. De ces prémices je ne sais pas encore à quoi il veut aboutir^ si le Roi veut bien qu'il vienne ici pour un jour, j'écouterai ce qu'il m'en dira, et vous le ferai savoir, (B. I.)

A Toulouse, le 13 Jiin 1669.

LOUIS FOCCQDET, ÉVÉQtE D'aGDE, A COLBBHt'.

lUonsieiir, je pris la liberté, l'année passée, d'implorer votre appui pour être payé des gages de ma charge de l'oratoire du Ro) ; j'aurais bien plus de sujet en toute matière de vous faire maintenant cette très-humble supplication et d'espérer cette faveur; mais ce m'eiï sera une assez grande si vous avez la bonté, Monsieur, de protéger auprès de S. M. la' requête que je me vois forcé de lui faire, et si, pouvant prendre sur tos si importantes occupations le temps de lire mon fAcbeux mémoire, vous avez la charllé de m'^n procurer l'effet. J'avoue, Monsieur, que je l'espère plus de votre jiistice que de toute autre chose. Peut-être que si M. l'évëque de Luçon, pour le grand mérite de qui j'ai toute sorte de respect et d'attachement, était à Paris, il vous ferait rapport de l'intérêt qu"a l'Église contre l'horrible persécution que mon frère l'ahbé me fait le plus malhonnêtement du monde, de concert avec des gens connus qui n'aiment pas plus votre maison que ma personne.

(B. I.) A Villeneave, le 31 d'MStobre IDBS.

i. Nous D'avoDS pas cru pouvoir auppriruer cette pièci', malgré bb longacur et le triste spectacle donna par deui trkret ijui se querellent A propos d'argeol. On Toit que l'abbé Foucc|iiet atait un droit bien établi et reconnu par tous les parlementa; aussi le rate odieux daus cette affaire nous paraît Être celui de l'^vâque, qui inroque coDtre MU frère la protection d'un Roi sévère pour leur famille; maia ni l'as Di l'autre ne mérite notre intérêt. L'ahbé, soutenu, k ce qu'il semble, par les jésuites, avait mené une oiiatence pleine de dûbauctiea e\ de scandales éclatants; l'éréquB, qui cbercliait à ae donner un Ternis de sagesse, en frsyaoi atec les Jansénistes, RT^t été l'ainaut public de madame de Lionne. L'évéque d'Agde avait commencé par être conseillerai parlement de Paris; il avait été sacré évËque au mois de mais 16£i0, et il remplaçait son frérc, l'aîné de tous les Foucquet, qui passait & l'arcbevOché de Narbonne. L'abbé répondit par une leitre imprimée, où II reod à ton frère Injure pour Injure; mais sea raisons paraissent meilleures.

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Liste tommaire des vexation* que mon frère l'abbé m'a faites.

le ne parlerai pas des inaiixtque mon frère i'abbé m'a faits avant ma disgrâce ; Us sont connus, et, j'ai eu ta liberté d'y chercber des remèdes ou des consolations; mais maintenant que je suis ezposé à toutes sortes d'injures, d'oppressions et d'outrages, et que j'ai mfime lieu de craindre des dangers, je suis obligé de représenter ce qu'il me faut souffrir à ceux qui y peuvent remédier, et même au public, puisque d'un cAté mon exil et mon éloignement, et de l'autre les soins de mon frère l'abbé, sa proximité de Paris, le crédit d'un huguenot appuyé de tout Charenton, son solliciteur gagé par mes seuls procès contre moi, et l'application des jésuites unis à lui, m'fttent toute la justice ordinaire.

Mon frère l'abbé, n'ayant pu empëcber que je ne fusse évêqiie d'Agde, songea à surprendre une pension de 15,000 liv. pour lui, sous prétexte que je ne la payerais pas, et que ce fût seulement du pain pour lui en cas de sa disgrâce et de ma mort, de même manière & peu près qu'il avait fait mettre 20,000 livres sur Narbonne. Mais M. de Narboonc; ne s'y Hait pas; il prit sa sûreté par écrit qu'il n'en payerait au plus que iS,000 liv., et même jamais il n'en paya rien, l'ayant rachetée de sa maison de Saint-Cloud, et elle est éteinte.

Devant que de passer outre, pour prouver que je ne consentis jamais à cette pension de 15,000 livres, j'allègue : 1" que l'évÈcbé ne devant me nourrir qu'après la mort de feu M. de Narbonne qui pouvait vivre longtemps', et ne valant que 10,000 écus, il n'y a pas apparence que je l'eusse accepté, chargé de 15,000 livres pour mon ftire, de 2,000 pour l'abbé de la Victoire, sans parier d'une prétention de 1,000 écus annuels de M. de Bélhune, des charges des décimes ordinaires et extraordinaires, des réparations, etc.

2* Que mon frère l'abbé fut plus de deux ans, ensuite du brevet, sans me parler jamais de ses prétentions, et l'on peut savoir, par ordre dn Roi, de mon frère le prisonnier, s'il ne me dit pas qu'ils étaient convenus que je ne payerais pas cette pension.

3" Que mon frère le prisonnier déclare dans son procès qu'il a payé à ma décbarçe 2,000 liv. à mon frère l'abbé pour me soulager, étant surchargé de pensions, par prudence n'expliquant point

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