Intendant militaire i Pignerol
i. Intondant de la marine & Horaeille.
S. Dn dea lleateaants, le chevalier de Saint-Harlin conduisit Valcroisaant à
S. M. de Satnt-Han recul 800 et taot de livres pour cm dépeniei.
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sa ' POUCQUBT.
ont été remis par le sieur de Loyauté, eoalenus dans le mémoire que TOUS m'avez adressé avec votre lettre du 17, et, quoiqu'en les faisaut acheter l'on ait usé de toutes sortes de précautions , vous pouvez néanmoins les revisiter encore avant que de les loi âonDer. etvoos ne les lui délivrerez que successivement, l'un après l'autre. (A. I.)
Le métM ou m^ine.
A S^t-GermaiD, ce ST lulllet ISTO.
Vos lettres des 12 et 19 de ce mois m'ont été rendues, mais comme je f^s état de partir samedi procliain pour aller à I*ignerol, je n'ai de réponse à vous faire que pour vous dire que vous pouvez faire remettre au sieur de Valcroissant tout ce qui vous est resté appartenant à son flls. (A. I.)
Le mdme ou m^fM.
A S«lnt-Gerai«la, le 38 JaillM ISTO.
Monsieur, ensuite du commandement que j'ai reçu du Roi d'aller visiter les fortifications de Pignerol, je fais état de partir d'ici, samedi après-midi, pour m'y rendre avec assez de diligence pour y arriver ie jeudi, 7 du mois prochain, sur les quatre heures et demie après-midi, et d'y séjourner les vendredi et samedi, et le dimanche jusqu'à midi pour arriver le soir à Turin. (A. 6.)
M. MOmiSBOT' AU KOI.
Sire, écoutez la roii d'un ii^et qui supplie, Depuis huit bob entien, accablé de soc wrt Dans la nuit des prisons, en oubli comme un mort.
Le pardon général en tous lieux te publie.
Les tombeaux des vivants B'enlr'ouvreut sans eDbrt,
La fièvre cependant me brlUe jour et nuit
Dana cette affreuse horreur qua la prison me livre,
1. Ce SnftiiGirr-pofite étiit msluio, et rnoonil biiDlAt apri» dsni lei pmoiH du Clilielel. Il avait mit une grande pviit ds ses bien» k couvert, ce rafuM uujoara de payer la taie impotée par la chambra; aa<ti laiwt-t-il noe fortane coasid<r*ble a M famille. An raete, c'était on bleu mauvaii poeia.
FODCQDET.
Grt&d prince, en c«t état daignei me Hcourir ; . Si Je n'ai mâritâ la IÎI>ertô pour vivre. Hélas I doDoez-la moi, ce n'est que pour mourir.
FOOCQUXT, ÉyiavE d'agde, a le TSLLIXa.
A VilIcOanche, le 3 Mptembre leio.
Uonsieur, comme j'ai va par la réponse dont tous m'avez honoré qne le Hoi n'a pas agréable que je m'adresse à l'assemblée générale du clergé à Pontoise, sur les yexations si extraordinaires que mon frère l'abbé me fait et sur la dissipation universelle qu'il fait dn bien de mes églises, ni sur le libelle diffamnloîre qu'il a fait imprimer et répandre contre moi, m sur la part de sa taxe du don gratuit qu'il refuse de payer suivant nos coubats faits avec S. H. pour les pensionnaires, ni que je remette à l'économat de HH. de l'Assemblée toute la disposition de mon bien, qui n'est qu'ecclésiastique, pour en défendre les droits et en faire un usage canonique, puisqu'il m'en 6te les moyens, qui sont toutes cboses naturellement appartenautes au clei^é, j'obéirai avec le respect que j'ai eu jusqu'à cette heure pour les ordres du Roi, qui auraient été apparemment plus favorables si S. M. avait pu descendre dans an détail indigue de son soin ; qu'elle aurait vu que mon frère l'abbé, près de Paris, se choisissant la matière de me pousser en procès, appuyé de mes ennemis, et ayant trouvé des secrets inconnus avant lui pour des dépens de la moindre chicane en faire Due domaine d'exécutoires et de voyages de ses valets, consume nécessairement tout mon bien, partie en ses prétentions, partie en récompense de ses gens, partie en frais affectés et inutiles de chicane qui serait impossible si je n'étais exilé, et qui sont sans Kmède dans mon exil, et lui surtout tenant toujours tout mon bien saisi, ce qui, avant mes malheurs, avait fait accorder des sunéances générales et nécessaires & tous les prisoDoiers d'Ëtat et à tous les exilés d'autorité souveraine, bien qu'eux tous ensemble n'aient jamais eu en tête un ennemi et un plaideur d'une si rare espèce que mon frère l'abbé, qui, de tant de sortes de voies qu'il a tentées pour s'enrichir, n'en a point trouvé une qui fût plus utile et mieux à son goût.
Je m'en tiendrais donc là. Monsieur, espérant de Dieu quelque adoucissement à tant de maux, quelque espérance que sa bonté
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soutiendra la discipline el les droits de son Église d'Agde (que sans argent je ne puis soutenir), et quelque ouverture pour contiDuer de vivre en simple prêtre, puisque depuis neuf ans je n'ai pu vivreen évèqiie que les deux premières années; si mon frère l'abbé, se trouvant bien de sa conduite passée et de m'avoir fait rendre, après dix ans qu'il a commencé à le demander bien au delà de ce que j'ai reçu de l'abbaye de Noaillé dont le Roi m'avait pourvu il y en a seize, ne venait tout fralcbement de pousser plus loin ses demandes, voyant qu'il n'y a qu'à demander contre moi pour loi. Un de ses satellites, se qualifiant son écuyer, dont tout le soin, avec un petit camp volant d'oi^ciers bizarres que je lui entretiens, est de courir et piller mes bénéfices et ma personne, arriva hier ici, et entre quelques nouvelles demandes et assignations qu'iLme fit, m'en donna une au Cli&telet pour lui donner trente et tant de mille livres de la charge de chancelier de l'ordre', du temps que je l'exerçais, prétendant que la charge n'étant pas' à moi, et lui étant créancier de mon frère le prisonnier, je lui dois rendre cette somme qu'il avoue que je ne lui dois pas, mais mon frère à lui, et moi à mon frère le prisonnier.
D'abord le ChAtelet, qui est la seule juridiction de Paris oii mon frère l'abbé ne s'était pas fait quelque sujet de demandes contre moi, ordonne saisie sans autre discussion, et sans même que mon frère l'abbé produise l'acte trouvé sous le scellé du Roi qui fait le titre de sa demande, et cela près de dix ans sans s'en 6tre avisé.
Sur cette action un peu nouvelle, je suis obligé. Monsieur, pour toujours garder ma conduite pleine de soumission aux volontés du Roi, de vous supplier de me faire savoir ses intentions sur les chefs suivants.
Les affaires de l'ordre ne sont jamais traitées et ne se peuvent traiter, par son institution et sa nature, que devant le Roi qui en
1, Ceit-à-dire l'ordre da BtUnt-Esprit. Le Roi l'iccordâit BrualteiiKBt ui nenbre» de U baute uoblaua, et éttlLeitrâuiement tévËre sur lo clioix dei ondidiU; mais 11 y avait duo odmiDistrttion cbargëo de gdrer les affaires de l'ordre; t l'origlDe elle se composait de simples employi!*, on y admeitMt tout le moade, itans regarder 1 la aaissince, cl comiue ces places ëlaient bien rëthbuâe», on las vendait. Ces employés uiurpércnt le droit de poner le cordea blea comme les véritables membre» de l'ordre; Ipurs cburges Turent dte Ion recbercliées psrlaa parreDut, qui se Toyolent par lï élevés au raug des plus illustres maiMOS de Fnncei Foucquul avait sclielé la place de chancelier pour son rrÈre, l'éTtque d'Agdt. Celui-ci prétendait q as le turiiitendfttit la lui «Tait donnée, tandia que l'ibbé soatenftit qne Foaeqoet tTaii letleneat prStd l'argent néceualre pouf cet tàM.
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est grand maître, et le chapitre de MM. les commandeurs et chevaliers ; mon frère l'abbë ayant de son mouvement, qui ose tout, transformé tout cela en conseillers du Ch&telet, s'applîquaot les tribunaux suivant l'intrigue qu'il s'y est faite auparavant, avantage qu'on peut avoir eu demandant quand on veut, et non pas en se défendant par force, de loin , et surtout quand à force de gens, d'huissiers et de demandes saisies embnrrassées d'un défaut, d'un exécutoire on sait s'en faire le revenu d'une abbaye comme mon frère l'abbé '.
Je demande si je ne ferai point anlaot de tort et d'injure & l'honneur du Roi et de l'ordre du Saint-Esprit de comparaître devant un conseiller du Ch&telet qne mon frère l'abhé en fait de m'y citer, puisque c'est à l'ordre à juger les affaires de l'ordre et que jusqu'à cette heure nul parlement même n'a osé y toucher.
3e demande très-humblement à S. M. par votre ministère. Monsieur, puisque mon frère l'abbé soutient que la charge de l'ordre ne m'appartient, ni ne m'appartenait lorsque je l'exerçais, la permission de faire voir & S. M. , qui en est-grand maître, et à l'ordre, qu'elle m'appartenait alors et qu'elle m'appartient de droit encore, incomparablement mieux que les 100,000 écus que mon frère l'abbé en a tirés ne lui appartiennent, et que ce sont ces 100,000 écus qui doivent plutdt être employés au remboursement des créanciers de mon frère te prisonnier.
Et que , si j'ai cédé à H. de Paris * jusqu'à cette heure et même quitté le cordon , c'est par respect pour le Roi, outre que jamais S. M. ne m'a fait donner une expresse défense de le porter, que j'appris seulement que le Roi ne me permettrait pas d'en porter la marque*, ayant donné la charge à un autre, car outre le droit de ma chaîne j'ai ce qui est plus fort qu'un brevet de retenue, qui sont un brevet et des lettres du commandenr de l'ordre,
I. L'ordre D'étiit pour rien dnai toat ceci. L'ftbbé pradaiialt devwit te Chitalst Doe piht» d'où il râ»u1tiit que FODcqnPt »*lt pretd à l'âTique une Munnie que eelu)-«i o'mit pu rendae. La lurlnleaduit devsit coiuidérablsmeiil i l'abbé; eelui-d, comme eréinrier, demiadalt, ta nota de wa débiteur, la restitution
S. B. de Péréflxe, ■acien précepteur de Louis XIV et arcbefAque de Paria.
3. tes officier* qui kraîeut cédé leurs cbsrge* conservaisnt le cordoji bleu, en lone qu'une sente cbftrgB doiiasit sonient i pluïleart penonnee le droit de porter eetia décoration, et il rtllall an ordre du Boi poor empêcher les anciens titalairei d'exercer un drclt passé en contame; on n'snh pat épargné cette iTuUe i lit famille de Foucqaei.
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signées de M. le président de NorioD, alors secrétaire de l'ordre, qui sont plus anciennes, et que ma charge sur ma t£te, et qœ les lettres des autres commandeurs d'Église qui portent le cordon.
Et comme mes confrères m'ont souvent dit ou fait dire qne je ne devais pas en quitter l'ordre ; qu'en pareil cas d'avoir dooné la cliarge de H. de Ch&teauQeuf il le garda contre va ordre exprès da Roi, et que le Roi '7 acquiesça, tu le serment que nous faisons de ne le jamais quitter; j'ose, nonobstant l'accablement oii je sais, puisque mou frère l'abbé, qui ne s'est point fait recevoir et le doit moins porter, en tire avantage dans sa prétention et m'en traite de fantAme de celte charge, vous supplier, Honsieur, de faire voir mes raisons à 5. H. pour en reprendre le cordon que j'ai double titre h garder, et que suivant le serment et vœu je ne puis ni ne dois quitter, art. 36.
Je TOUS supplie trè»4iumblement. Monsieur, de représenter à S. M. que mon frère l'abbé, pour me ruiner * de gaieté de ccetir, fait encore un autre attentat contre l'ordre et contre moi : jusqu'à ceUe heure les gages et pensions des commandeurs et des chevaliers de l'ordre, plus privilégiés par la bonté du Roi que les appointemens des officiers de sa maison , n'ont point été sujets aux poursuites ni droits des créanciers, et ainsi, soit que ces gages aient appartenu à mou frère le prisonnier ou à mon frère l'abbé, son prétendu créancier n'y a nul droit ni ne les peut poursuivre en nul tribunal, pas mfime devant l'ordre, où les créanciers n'ont jamais ni poursuivi ni saisi sur aucun commandeur, et bien moins doTant le ChAtelet.
Mais, puisque mon frère l'abbé s'érige en créancier de mon frère le prisonnier pour me piller de nouveau 10,000 et tant d'écus, ses inventions ayant toutes été épuisées, à force de les aToir acquittées, je demande qu'il me soit permis de montrer dcTant l'ordre que non-seulement mon frère l'abbé n'est point son créancier pour les 50,000 écus de M. du Plessis-Guénégaud , mais qu'il doit aux créanciers de mon frère le prisonnier cette somme déduite de plus de 600,000 écus, 100,000 écus du gouvernement de Bam, vendu à M. de Riberpré, 400,000 francs de la survivance de la charge de procureur général qui appartenait aussi bien à mon Mre le prisonnier, qu'il avance que celle de l'ordre y est encore, sans pour-
1. Il n'en vint pu i boul. « L'dvequa d'Agda, dobs dit Sftlut-Sbnoo, manrat fort
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tant lui en vouloir laisser ses avantages ; 60,000 francs de reote aliéDées sur l'hôtel dev ille, une bonoe partie du prix de la maison qu'il a vendue à M. le marquis de LoOTOis ; je D'avanoe ces choses que pour établir mon droit auprès du Roi, mon souverain et grand maître de l'ordre.
Hais, Monsieur, quand tout ce que dessus ne serait pas, l'article 39* des ordonnances de l'ordre montre que mon frère l'abbé îaxt un nouvel attentat pour le fonds, comme pour le tribunal; il ; est dit que les deniers destiaés aux pensions des commandeurs ne pourront jamais être distraits ni employés à autre usage qu'à l'entrelèaement et payement des pensions des commandeurs, et ainsi nullement sujets aux créanciers, ni au Cb&telet, ni ailleurs. Mon frère l'abbé n'est plus commandeur, et ainsi il viole les statuts de l'ordre; je le suis ou je l'étais, dn moins j'en avais Téciat, j'en I&isais la dépense, et ainsi il n'y a nulle répétition h faire sur moi, pas même par mon frère le prisonnier, s'il l'avait alors voulu.
Et enfin, pour comble de toutes ces raisons et vous moins ennuyer. Monsieur, n'osant pas espérer que S. U. permette la lecture de cette lettre écrite en désordre, ayant les coureurs de mon frère l'abbé en partie ici contre moi, bien que ce me serait une grftce singulière que S. M. dalgnftt être informée en détail de tout ceci, c'est que mon frère te prisonnier m'a donné quittance de ces gages qu'on me demande, que j'oBre de faire voir an Roi, et non pas aux tribunaux ordinaires, et moins aux subalternes, que par ses ordres; vu que quand ce serait à l'ordre même devant qui je prouverais très-volontiers toutes ces choses, c'est contre deux articles de ses statuts, que tous et un chacun ont juré de garder inriolablement.
J'implore donc, Monsieur, par votre ministère, les ordres de S. M., notre sacré chef et grand maître aussi bien que notre Roi et notre souverain d'ailleurs, sur ces choses, et, si S. H. le permet ainsi, les résolutions du chapitre de l'ordre du Saint-Esprit, et de peur d'être à chaîne une autre fois encore à S. H., et que, ce prétexte manquant à mon frère l'abbé, il recourra bientôt è un autre pour dotmer des quartiers de rafraîchissements à ses troupes sur mes bénéfices, et que voilà neuf ans bientôt qu'il les tient saisis, en sorte qu'après les charges, décimes, pensions, rien ne lui échappe, ne me laissant pas mPme pour les réparations et pour les procès, et qu'en ces choses depuis ma disgrftce il s'est levé
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300,000 écus, sans qu'il en soit revenu k mon profit un sol, et qo'h peine en neuf ans en d>je pa avoir de tous mes bénéfices 25,000 n^ncs pour ma subsistance, bien qu'à la place de ces 2S,000 francs que j'en ai reçus pour moi, et qu'on publie un trésor en réserve par avarice ou pour de grands desseins, j'aie mani^ plus de 4O,U00 francs que j'avais à moi ou empruntés au commencement de ma disgr&ce, près de 20,000 francs de vaisselle d'argent, et Torce meubles de prix, et une.... ' ; je ue puis plus tirer ma subsistance que de mes revenus, toujours saisis et dissipés par ce frère; suivant le privilège des ecclésiastiques les plus accablés de dettes, & qui l'on accorde la moitié et à ceux de mon rang les deux tiers, l'nn pour vivre et l'autre pour les procès et réparations, cl autres choses nécessaires au service de l'Église , il plaise par lotre moyen. Monsieur, à S. M. me les faire accorder sur mon bien pour ma sabsistance, ou jdéclarer à quel tribunal le Roi veut que je porte cette très-humble supplication que je fais à son trAne, sans quoi je me vois obligé de demander à vivre et à me défendre en justice i la charité particulière de mes confrères, ne sachant pas comme mes ennemis faire de l'aident de mon revenu, dont je ne jouis jamais. (B. I.)
L'tYÈfm D'aGUK i COUEST.
A Villertuiclia, la 3 de Mptembra i67o. Monsieur, plusieurs raisons m'obligent de m'adresser k vous, comme à M. te Tellier, pour savoir les intentions de S. M. touchant un attentat que mon frère l'abbé vient de faire plutAt contre tout l'ordre du Saint-Esprit que contre moi. Le rang que vous tenez, Monsieur, dans l'État et dans cet ordre si auguste*, vous portante une spéciale conservation de ses droits et de ses titres qui sont sous votre charge , me font espérer de votre justice et de voire autorité un appui tout particulier. Je prends donc la liberté de vous écrire. Monsieur, et je ne vous répète point mes principales raisons de peur de vous détourner de vos grandes occupnlions; j'espère que vous agréerez de les voir dans la copie ci-jointe de la lettre que j'en écris A M. le Tellier; S. M. m'ayant toujours fait entendre ses intentions par son ministère, et ayant été assez malheureux d'être toujours refusé en mes très-humbles supplications.
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celle-ci d'ailleurs étaDt du propre minislère de votre dignité dans l'ordre.
Vous verrez d'abord. Monsieur, que les nouvelles vexations et demandes de mon frère l'abbé ue peuvent 6tre ni plus injustes contre moi, ni plus injurieuses à un ordre dont il s'honore tant et à si bon marcIié, et me veut accabler, bien qu'il m'^'U ait coûté plus qu'à lui; cequej'avanceet à vous. Monsieur, et à M, leTellier, est par la pure nécessité de détruire son vain prétexte de me persécuter et de me piller encore par cet endroit après tant d'autres concussions et violences qu'il exerce d'ailleurs contre mes églises, et vous verrez aussi sans peine que mes demandes sont toutes bien justes. J'ai besoin assurément, Monsieur, de votre bonté et de votre crédit, bien qu'il n*7 ait rien de plus juste que je sois traité sur le cordon avec deux titres comme lui sans aucun titre, pour obtenir cette justice, si j'étais en un autre état, et cette faveur en celui oâ je suis. Je n'ai osé jusqu'à cette heure, qu'il en prend avantage, ni porter à découvert le cordon et les marques de l'ordre, de peur de déplaire au Roi peut-être sans légitime sujet de le craindre, bien que son courroux me soit sacré, ni aussi quitter entièrement ce que les statuts de l'ordre, mon voeu et mon serment aux pieds du Roi m'obligent à garder, ce que mon brevet et mes lettres de commandeur, et ensuite la charge de chancelier, me donnent droit de conserver toute ma vie ; partant j'ose vous conjurer, Monsieur, que, du même sang, mon frère' s'en servant pour me nuire et me faire des demandes injustes, et moi, avec plus de dignité dans l'Église et double droit dans l'ordre, ne lui en étant aucun, S. M, commande que sur le cordon nous soyons éganx d'une manière on d'une autre, au moins ce ne sera pas un préjugé selon qu'il l'a dit et croit et se l'imagine, et certes, Monsieur, ma prcK fonde déférenoe qui m'a fait aller au-devant des défenses du Rot, neuf ans, sur le cordon, mérite, outre ces raisons, que de l'agrément du Hoi je ne sqIs plus en ce scrupule et en cette obligation de cacher ces marques partout le royaume de S. M., comme à Rome devant la seule personne du pape, que les prélats de France y sont, vous savez mieux que moi. Monsieur, contraints; et d'ailleurs ayant supplié S. H. par M. Jeannin, greffier de L'ordre, dés que ma charge fut donnée à M. de Paris, qu'il plùt à sa bonté de faire examiner mas titres et mes raisons, comme la charge m'appartenait, mais le Roi ne voulut pas ouvrir ni recevoir ma lettre et
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M FOUCQUIÎT.
me la renvoya, ce qui m'empCcha d'iosister sur le cordoo, dont mon frère et mon persécuteur prend maintenant tant d'avantage sur moi, comme si ma modestie me devait nuire h son égard.
Je ae sais aussi,' Monsieur, s'il m'est permis, mon frère l'abbé me mettant à raomdne depuis plusieurs années, de vous solliciter de nouveau sur mes appointements de ma charge de l'oratoire du Roi; je n'ai point mérité cette gr&ce de vons, mais aussi n'en ai-je pa!i démérité cette justice. (B. I.)
MADAME DE GnÉHÉGADD A COLBEBT.
C« a oetobra 1«70.
Monseigneur, l'impossibilité oii je me trouve de pouvoir satisfaire plusieurs personnes & qui je dois, et sur lesquelles je croirais que ma conscience aurait à me reprocber beaucoup de choses si je ne me donnais l'honneur de vous supplier de me faire la grâce que par votre bonté je puisse obtenir, par une manière de provision sur la dépossession générale de tous nos biens depuis huit années, ou plutôt par une pure marque de votre charité, une somme qui me laisse partir pour aller trouver M. de Guénégaud avec la consolation d'avoir fait justice en payant de pauvres gens qui me font beaucoup de peine par l'impossibilité oh je suis de les satisfaire, si vous m'accordez, Monseigneur, cette gr&ce de les pouvoir contenter avec celle de faire quelque réflexion sur l'état où je me trouve réduite et le malheur particulier que j'ai d'avoir eu si peu de succès à toutes les sollicitations que j'ai faites auprès de vous, je ne désespère pas que pendant mou absence vous ne vous ressouveniez que vous êtes le matlre de tout ce qui nous regarde, ayant eu l'honneur de vous le dire plusieurs fois, et vous le répétant avec la même vérité que je suis, etc. '. (B. I.)
LODTOIS A K. DE BAIHT-HABS.
A Saint-GenoBln, le 31 octotn ISTO.
Monsieur, puisque votre second prisonnier* et les valets de M. Foucquet n'ont pas besoin d'habits d'hiver, vous ferez bien de
1. s Hidune dn PleMU-Gaéaégaad détirant obienir quelque cliose de H. Colberi,
dit Goarrille, me cbirgea de lui en parlori ]e le troevai trte-roRl ditpoeé Je lui
'dii que dans le Tood il* dtaJent gem ds blea Il Mcerd* ioat ce qae H. du Pleadi
denëndklt de Int. ■