‹ Archives de la BastilleChapitre 19 sur 137 · LE DUC DB CHAUUIBS ' A COLBERT · texte numérisé non relu

LE DUC DB CHAUUIBS ' A COLBERT

A pBtte, M U octobn imi.

j'ai, Honsienr, suivant vos ordres, fait présenter un placetauRoi pour obtenir quelque soulagement pour M. de Guénégaud, et ■ comme it doit tous être renvoyé, j'espère, Monsieur, que tous Toudrez bien lui procurer cette gr&ce dont je tous serai très-obligé, que si vous agréez de m'envoyer l'ordre je pourrais lui faire tenir plus sûrement. (B. I.)

LOCVQIS A D'AETAGHAN \

A Silnt-Gera^D, le S8 oo* rnbre 1071.

Monstenr, les domestiques de H. le comte de Lauzuu étant en peine de ce qu'ils deviendront et de ce qu'ils feront de ce qui lui

I. ChwlH d'Albart d'Ailly, dne de ChanloM , gouvemMr de Bretagne, utiha»udeuf BitriordiaiIr« à Home et ininiitre pléalpotentUire h Cologne, mort k Piris, le t septembre 1S0B, Agé do Boixante-quitorze am.

3. D'Artagnu) est la aïSme officier de moDiqueuim qai iTalt tiretd FoocqnM et l'iTklt coudait 1 Plgaerol.

Le 39 novembre, dam 1» «oirde, Luuzua avait éxé uréxé k Saint-Germein par le maréchal de RoeheroK, qai le remit i H. de Chaieron, lieutenant dta gtrde* du corpa. Celai-d le garde tonte It nuit. Eaialie iJ*ArtagaeD, ton Deran et Maupertul* le eondnlelTODt k Plgnerol.

Le mottr de cet empriaonnement n'eet pu bien connu; maU, wlon toute apparence, la Roi avait découvert que Lauinn avait épousé Kcràtement mademaiwllede HoDipensier, malgré lea dérenaee de la cour. Uademolaellp, iaas aea Hdmoires, l'avance Implicitement, a Comme J'allai» aouvent i Paria, dli-ella, et qne quelquefob il y était, cela ne laUaait paa de Taire <:ontlnaer les bruits qu'on avait répaadoa que noua dtiona mariée; Il o'; avait que mea amia partieuiien qui oiasMnt m'en parler, et comme Je ne prenala paa la peine de répondre k leurs qneationa. Je leor laiaaaia imagiuer ce qu'Us voulaient, persuadée que [e Roi ne croirait Jamais que H. de Lauxun ni mol eussioat rien fait contre ses ordres. ■

Il paraîtrait qu'en 1671 Uademolaelle était accoacliée d'une Aile, qui fut élevée k Ba, où elle mourut soas Louis XV.

Comme an semblable événement dérangeait les eomblnalsona dn Roi, qui ne voulait pas que la fortnao de Mademoiselle allktkdea panicnllers, la réservant pour ■«• enfanta naturels, 11 prit le parti de mettre Lauinn en lien sûr, Joeqn'k ce que, par le coûta naturel des annéei, Hademoieelle ftlt faor* d'élai d'andr des

Sans cela, Loult XIV aurait été certainement pins Indulgent pour un mirUge de la nato gauctie; Us n'étalent pas rarea i la cour : la reine d'Angleterre avait éponré Salnt-Albans, nn de tes domestiques; le daupliln, mademoiselle Ctioin, une BUu d'honneur de la princesse de Contl , et onlla te Roi mfime, madame de Hainirnon, la teave sorannée d'un pauvre poète.

A la mort de Hademoltelle , Laniun prit le deuil comme eût fait an mari pour aa femme, et le Roi ne lai dit rien.

D.qitizeabyG00l^lc

POUCQUBT. 103

appartient, j'ai lïit écrire en ma présence, par le sieur du Barail <, un mémoire contenant les choses sur lesquelles il Tant savoir sa volonté. Le Eoi trouve boa que vous le lui présentiez et lui donniez une plume et de l'encre pour pouvoir mettre en votre présence ses intentions à côté de chacun des articles du mémoire, après quoi il vous plaira de me le renvoyer cacheté par le retour du porteur.

Honseignenr, M. Nallot vient d'arriver présentement ici, lequel m'a commandé de votre part de recevoir M. de Lauzon dans la citadelle pour le remettre à M. de Saint-Mars lorsque M. d'Artagnan lui anra conduit, et qu'ensuite Je recevrai les ordres du Hoi pour ce sujet; j'ai tant de respect pour les vôtres, Monseigneur, et pour loat ce qui vient de votre part, qu'il ne se peut rien ajouter.

Les soins que prend incessamment H. de Saint-Mars à la garde et sOreté de M. Poucquet, qui emploie bien souvent toutes les subtilités, ruses, industries, inventions, finesses et adressesde son esprit en vain pour se sauver, me persuadent. Monseigneur, que vous ne pouvez mettre M. deLauzun sous la garde de personne qui s'acquitte mieux de son devoir que celui à qui vous le commettez, les marques que j'en vois tous lesjours m'obligent de rendre ce témoignage à la vérité et de vous assurer, Monseigneur, que j'aimerais mieux mourir que vous dire une chose qui ne fût pas véritable. (A, G.) CttadeOe de ngnerol, e ddcembn 1071.

N. OB sautt-mass a lodvois.

Monseigneur, M. de Nallot ^ est arrivé ici le S du courant, oh il

m'a remis en main la lettre et l'instruction * qu'il vous a plu avoir

la bonté de m'envoyer par lui. Je n'ai pas en de peine d'ajouter foi

1. Barail âttit on ancien lienteninl d« Bol K U Butille, gruid sml de Laoïnn et le oonBdcnt de toute* m» intrigue*.

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