‹ Archives de la BastilleChapitre 24 sur 137 · ent dire da moiB dé JanTÎ^r · texte numérisé non relu

ent dire da moiB dé JanTÎ^r

ovGoo<^lc .

116 POUCQL'ËT.

pour prier Dieu, et que je ne lui ea donnerais point que par tm commandements. Si tous avez pour agréable de m'en envoyer dans le ballot où seront ses autres livres, il faudra quelles contiennent toutes les prières de l'année, afin qu'il ne m'en demande point d'autres. H. Nallot se chargera de m'envoyer cela sûrement, et prendra qes précautions pour que le ballot ne soit point ouvert à toutes les douanes qu'il 7 a d'ici à Paris. Parmi tous ces livres, il sera bon d'y mettre un nommé le Tableau de la pénitmce, cela lui pourra servir dans le désespoir où il dit qu'il est. U m'a demandé si je n'avais point l'Atlas major; je lui ai dit que je lisais si peu que je n'avais aucun livre '; si S. M. veut bien lui envoyer celui-là, cela l'occuperait un très-long temps. Quoiqu'il ait force petites incommodités, il oe veut point voir de médecins et ou le sortira de sa prison, i ce qu'il dit, les pieds devant plutôt que d'en voir et souffrir, moi étant présent. Il me demande assez souvent si vous ne me mandez rien de lui; quand je'Iui dis que non, il me répond : J'entends assez bien le français pour savoir ce que cela veut dire. Je ne sais d'où vient, il se méfie tant de moi, il n'oserait presque me parler. Je continuerai ma manière de faire, qui est de voua dire rraî, de garder mes prisonniers fort ezaclement et avec la dernière cirilité et douceur. (A. 0.)

A ngaenl, ce 10 fârrier 1073.

LDDTOIS A H. D£ SAINT-IUB8.

A Ssint-GemialD, le 19 Mfrter 1071.

Monsieur, votre lettre du 5 de ce mois m'a appris qu'un accès de fièvre que vous avez eu vous a empêché de m'écrire par le dernier ordinaire; je suis bien aise que vous vous trouviez maintenant en état d'agir et de faire vos fonctions, et vous aurez soin de continuer à m'informer de lout ce qui se passera à l'éf;ard de vos prisonniers, (A. I.)

H. ns SAINT-MARS A LODVOIS.

Monseigneur, j'ai reçu une lettre de Lyon, du sieur do Gué, qui me marque m'avoir envoyé un petit ballot de livres qne S. H.

1. LoaToit répondit, le 30 : ■ S'il désf» de* Hearei voaa pontet ta ■dwtni Tarlo; k l'égard de lUf /ai qu'il roua a demkndë, c'est un livre qui TtuI 1,000 jcai, 11 f*ul TOUS contenter de d<r« qae voai n'en avei point, »

FOUCQUET. It7

désire que M. de Lauznn ait. AnssitAt qu'ils seront ici, je les visîleral et les lui donnerai suivant l'ordre que j'ai reçu de M^ le Tellier. Le rhume de M. de Lauzun est un peu diminué, mais i) dit avoir tontes les nuits la fièvre ; il ne veut rien Faire à tout ce qui lui pourra arriver que de prendre quelques sirops pour lui adoucir sa fluxion. Il est toujours tourmenté de se voir gardé comme je fais, et de ne savoir aucune.chose de ses affaires. Il m'a dit, il y a deux jours, qu'il serait prisonnier pour cent et un ans, si vous n'étiez de ses amis. Il voudrait fort, i mon avis. Monseigneur, me parler de quelque chose ; mais je vois qu'il n'oserait, dans la pensée qu'il a que j'ai rbonoeur d'être à vous. Comme son valet est tout à fait guéri de sa brdiure, je vous supplie très-bumblement avoir la bonté de me permettre de retirer celui que j'y ai mis pour le servir, quoiqu'il est très-fidèle ; je ne cesserai pas de prendre si bien mes précautions qu'il n'en pourra arriver aucune chose contre léser* vice; je m'y attacherai avec tant de zèle et d'affection que j'ose prendre la lîherté de vous assurer que tout ira selon vos commandements. (A. G.) A Pignerol, ce 10 février Ifl73.

Le même au mime.

Monseigneur, j'ai re^u celle qu'il vous a plu avoir la bonté de (n'écrire le 9 du courant, jointe à l'état de la dépense que S. M. a désiré faire pour M. de Lauzun, comme aussi le duplicata pour la nourriture de M. Foncquet pendant le mois de mars. Je continuerai toute ma vie mon exactitude pour garder mes prisonniers, ainsi qu'il vous a plu me commander, et, quoi qu'ils disent, je me tiendrai au pied de la lettre, de même que vous m'avez prescrit, et ne m'arrêterai nullement à leurs bonnes ou mauvaises humeurs. 11 est si malaisé de pouvoir trouver ici des valets qui se veuillent enfermer avec mes prisonniers que je prendrai la liberté de vous en proposer un ; ce prisonnier qui est dans la tour, et que vous m'avez envoyé par M. le major deDunkerque', serait, Ce me semble, un bon valet. Je ne pense pas qu'il dit àM.deLauzund'oùil sort, après que je lui aurais défendu ; je suis sûr qu'il ne lui dirait pas aussi aucune nouvelle, ni ne me demanderait point de sortir de sa vie, comme

Page 1