‹ Archives de la BastilleChapitre 25 sur 137 · Ce doit 6tK le nommj Dioger · texte numérisé non relu

Ce doit 6tK le nommj Dioger

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118 rOUCQUET.

font tous les aatres. J'ai foit sortir rbomme qae j'avais donné i M. de Lauzun ea dernier lieu, ainsi que vous me l'ordonoez ; il j a voulu donner une bonne quantité de ses jacobus» mais il n'en a pas voulu, lui disant que, comme il était à moi, il ne prenait rien de personne que de son maître. Présenlement, il n'offrira plus d'or à ses valets. Je lui ai demandé fort civilement celui qu'il avait sur lui; d'abord, il ne me Bt aucune réponse; après nous Être longtemps promenés sans nous rien dire, il lira des poches de son jupon {sic) trente pièces d'or, savoir trois grands philippes', et le reste sont de ces petites pièces d'Allemagne. 11 me dit, en me les donnant, que je lui pouvais tout prendre jusqu'à sa couverture. J'ai eu rbonnenr, Monseigneur, de vous mander comme le premier valet que j'ai donné à M. de Lauzun était guéri de sa brûlure; mais il est devenu si réservé que je ne doute' point qu'il ne soit gagné par son maître. Je ne saurais tirer aucune parole de lui, et il fait tout de mSme qu'ont &it ceux de M. Foucquet, quand ils ont été gagnés par leur maître ; si ce gaillard- là vient à tomber malade, je le retirersii des appartements de M. de Lauzun, avec votre permission, et le mettrai dans un lieu que je réserve, qui fait jaser les muets, après y avoir demeuré un mois. Je saurai par là toutes choses de lui, et je suis assuré qu'il n'oubliera pas la moindre bagatelle à me dire.

L'on m'a mandé de Lyon que les livres étaient partis; comme il y a beaucoup de neige aux montagnes, cela fait qu'ils ont tardé à venir jusqu'à présent. Je les donnerai à M. de Lauzun avec des livres de prières que je lui enverrai acheter par un de mes officiers & Turin, comme aussi pour ses valets, quand il en aura deux. Je n'en chercherai point que vous ne m'ayez fait la gr&ce de me faire réponse 8ur l'homme de la tour. Je ne manquerai pas de faire bien mouiller le linge que vous m'enverrez de H. de Lauzuu, après l'avoir visité par toutes les coutures; toute écriture faite sur le linge s'en va quand îl est mouillé. Tout celui qui sort de sa chambre, comme celle de M. Foucquet, est mis dans un baquet plein d'eau, après l'avoir visité, et la blanchisseuse l'apporte venant de ta rivière pour le faire sécher au feu devant mes officiers qui en onl le

1. Uoantde frappCe en Eiptgne, qui avftlt coars en Flindres et ea AllemtpM. L'iboodince det Didtkni prâcieni affrancblstait le gouiarcemeot HpftgDol de U triMe ndcettltd d'aliérer la mauniie, comme le ruulent tlon la plupvt dra ÉUM, MMi KU ftrgent KTalt-U coun daiu le monde entier.

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FOUCQUET. lis

soÎD tour à toar, toutes les semaines. Je prends cette précaution-Ià aussi pour les serviettes. Je prends la liberté de vous faire un grand méCDoire des cadets que j'ai qui méritent avoir de l'emploi ; je m'assure qu'ils serviront bien le Roi avec toute la fidélité, et que vous serez contents de leurs manœuvres.

Le confesseur* de M. Foiicquet vous rend, Monseigneur, ses trës-humbles remerclments des bienfaits que vous avez eu la bonté de lui procurer de S. H., et priera tous les jours de sa vie le bon Dieu pour sa prospérité et santé, et moi j'aurai l'bonneur de le servir avec toute la passion et fidélité imaginables. (A. G.) A Pignorol, ce M février ia73.

Le même au même.

Monseigneur, j'ai fait voir la lettre de M. de Guitry * à M. de Lauzuu, ainsi qu'il vous a plu m'en faire le commandement par la vétre du 13 du courant, et lui ai dit que j'avais ordre d'en écrire la réponse au bas de ladite lettre. Après l'avoir relue par plusieurs fois, il m'a dît que quand je voudrais apporter une plume et de l'encre, qu'il me dirait ce qu'il jugeaità propos de répondre. Il m'a dicté mot à mot ce que vous trouverez ci-joint écrit de ma niairt'. Toutes les fois que je le vois, il me demande, Monseigneur, si vous n'avez pas eu la bonté de me faire réponse sur ce qu'il a demandé d'écrire au Roi et à vous; je lui réponds toujours que je n'ai point eu d'ordre de lui donner ni encre ni papier, et que lorsqu'il me viendra j'obéirai ponctuellement aux commandements que je recevrai. Il m'a dit sur cela que, comme je gardais des prisonniers, il y a longtemps que mon cœur était devenu endurci, et qu'il voyait bien qu'il ne pouvait espérer aucune grâce de moi. Il faut qu'elle TOUS vienne de plus loin, ce lui ai-je dit, car de moi vous ne devez prétendre des assistances que lorsque vous serez malade, ou pour votre vivre et vêtement. Il est incessamment aflligé et pleure sans cesse; il ne dort point, à ce qu'il dit, et se trouve très-mal d'être dans cette chambre qu'il croit être malsaine. Il m'a fait prometire,

1. Le Roi «Tkit donné nn bdnéflca i cet eccléïioatiqDe, qui se nomuftil Rlgon, M Tenait lie lui en* ojer 600 écui poor payer ses expédltioDS i, Rome.

1. Gdj de CliaDiDont, mirqult de Guilry, gnnd mftitre de la gards-robn da Roi, toé aa passage dn RUn, le 13 Juin 1073.

i. n i'agiasiJt d'une mafioa qœ Laniao STftlt K Vemillaa.

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tao FOUCQUET.

Honse^oeur, de vous mander ceci et de vous assurer de ses respects '.

Pour M. Foucquet, il se porte très-bien et n'a présentemeat d'autre inquiétude que celle de bien prier Dien et de conserver sa sauté, et moi de bien faire mon devoir exactement, pour avoir l'hoDoeur de vous plaire et me dire, etc. (A. G.)

A Pigoerol, ce 3S fdTiier 1673.

Le métM av mém».

Monseigneur, par celle qu'il vous a plu de m'houorer, du 15 du courant, vous me commandez de vous informer continuellement de tout ce qui se passera à l'égard de mes prisonniers. Devant que j'eusse M. de Lauzun, j'étais fort en peine que me donner l'boDoenr de vous mander; maintenant, ce dernier venu ne me donnera que par trop de matière pour vous faire savoir toutes les semaines. Il s'est avisé d'avaot-hier, la nuit, de mettre le feu au plancher de sa ciiambre ; il a fait brûler le coin d'une planche de noyer, qui est un bois Ipès-difflcile à y mettre le feu, grand comme une assiette ; après quoi il a fourré des morceaux de bois, que l'on lui doane pour brûler, sous ladite planche, afin de la lever et de la faire sortir de sa place ; il faut que lui et son valet aient travaillé toute la Dait pour cela, parce que les planches sont emboîtées les unes dans les autres, et clouées de telle manière que je ne puis comprendre comme ils sont venus à bout de l'arracher. Je crois que son dessein était de voir ce qui composait le dessous du plancher, ou pour me donner de l'inquiétude et 4a peine de rajuster la besogne de la nuit, ce quej'aifait faire en un^ heure de temps^ Je lui ai dit que c'était & condition qu'il n'y retournât plus, parce que de ma vie je ne le ferais raccommoder, et que de plus il se pourrait griller et étouffer par la fumée, que l'on ne l'entendrait ni crier ni heurter, et que je voyais vbiblement l'intention du feu arrivé, et qu'il avait de l'eau suffisamment pour l'éteindre, et que de plus son valet m'avait dît qu'il n'était pas couché. Il me fit réponse qu'il était vrai qu'il était à la ruelle de son Ut, à prier Dieu, lorsque cela arriva, mais que

1. ■ Sur ca qu'il Mabtlle, d'écrire au Bol, répondit Loatolï, dltes-Ini que Si Hldeetd D« l'k pu tgrdâ. ■

3, a U pkrelUe cliose lai «rriTO, âctit LoutoIi, voiu poavei lai parier duKswot et lui dddarer que voui le garderez & Toe. s

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rOUCQUET. ISI

j'étais si méfiant que je ne croyais rieo, et qoe mon cœur endurci était sans {lilié el compassion ; que pour lui il aimait autant r6tir et être étouffé que de mourir de langueur dans une chambre humide et malsaine, que je lui avais si proprement accommodée. II voudrait fort être autre part que dans ce lieu-là, espérant d'y trouver quelque chose à ses desseins, et c'est pour cela qu'il fait le malade, afin que, me donnant l'honneur de tous le f^re savoir, je pourrais avoir ordre de le mettre dans un autre lieu ; ces finesseslà sont si grossières que cela fait pilié. Depuis dix ans que je suis à la garde de M. Poucquet, j'en ai vu bien d'autres que les siennes, sans pourtant avoir été attrapé que lorsqu'il a donné de ses nouvelles par les moyens de mes traîtres de soldats qui étalent en sentinelle devant ses fenêtres, et j'appréhende beaucoup plus les douceurs deM.Fouquet et son honnêteté que la flertédeM.deLauznn et ses brusqueries ; cela me plaît au métier que je fais, et De voudrais pour rien au monde qu'il discontinu&t sa façon de faire. Je vous réponds sur ma vie, Monseigneur, que tant que je serai à la garde de ces deux prisonniers, ils ne sauront aucune nouvelle que par vos ordres. Je fais mon affaire d'honneur de cela comme j'ai fait autrefois celle de donner des coups d'épée aux ennemis du Roi. J'ai pris la liberté de vous mander que ce qui pouvait me faire vivre ici en santé était un peu d'bonneur; il y a si longtemps que je suis maréchal des logis que je suis le doyen de tous. L'on me mande que Haupertuis' va monter à la charge de Jauvelle*; si vous n'avez la bonté, Monseigneur, de représenter à S. H. mon ancienneté, je moorrai ce que je suis. Je suis si fort soumis & tout ce qui lui plaira que je ne veux rien que l'honneur de la bien servir toute ma vie avec la dernière fidélité. C'est de quoi vous assure celui qui est, etc. (A. G.)

A Plpienl, ee 17 fétrier isil.

Le même au même.

Monseigneur, depuis deux jours j'ai repu le petit ballot de livres

I. Louis de KalBQ, briguller, plui Urd lieDtenut général, gonTeniNr de Tool, eordoD ronge; mort le 18 avril 1731, Igd de iiaUre-vingt-sept idb. Il fut nonuné cornette ea 1M7, eotelgne eu ISTS, soui-lleateiikiil en I07S, brigidier de compt-' gnie en 1677, et cepltAlne de monwiaetelrei ea 1083.

3. Henri de llaatr»]>e, merqalt de Jftuvatle, enBelgne det mootqnetairee en IMT; ea 1S7A, c»pltui>t^ieuten«at de» nuMuqueiuret; Iteutenant général en ISBB; mort tel" Juin lesi.

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ISS FOUCQUET

qui m'a été envoyé par H" Le Teltier pour M. de lAïuan ; après les avoir soigneusement visités, je les lui ai donnés, n m'a chargé de vons en faire ses remerotments et de vous assurer de ses tréshiimbles respects. Depuis que je lui ai donné ces livres, il m'a demandé an tableau de la Vierge avec grand désir ; je loi ai dit que je lui en donnerais un, quoique je n'eusse point d'ordre ; ce que j'ai fait, Monseigneur, croyant que vous ne le trouveriez pas mauvais, en ce qu'il n'y allait rien du service ; ai j'ai fait faute, je vous prie très^umblemeot, Uonseigneur, d'avoir la bonté de me la pardonner. (K. G.)

A Pignernl, ce 3 mm isTS.

Le flt^B au mtme.

Monseigneur, j'ai appris par H. Nallol comme vous aviei: eu la bouté de me faire donner par S. H. 6,000 francs de gratiflcaliôn, et depuis j'en ai reçu le duplicata pour m'en faire le payement, ie prendrai la liberté, Monseigneur, avec tout le respect que je vous dois, de vous supplier très-humblement de remercier le Roi des hieoikits et grâces que je reçois continuellement de sa libérale bonté ; je les conserverai avec soin pour les dépenser honorablemeiit à son service, ob je désire de verser jusqu'à la dernière goutte da mon sang. Quoique H. de Lauzun me dise avoir beaucoup d'i» flrmités, il ne veut cependant que manger dea légumes à l'huile ; il prétend faire son carême de cette mauière-là ; je souhaite que son esprit se mortifie autant qu'il veut faire son corps, afin que la dévotion où il se met soit très-parfaite. Il ne fait que me dire que sa chambre est si malsaine que, par malheur pour lui, il perdra les yeux devant que de mourir. Je lui ai donné d'une ea,u pour le guérir d'une grande fluxion qu'il a sur la vue. 11 désireiait d'avoir une de ces grandes lampes qui sont faites pour lire et pour étudier; il voudrait aussi fort avoir l'uae de ses pendules. Je vais prier M. Nallot de m'envoyer sa lampe avec sa vaisselle d'ai^nt.

Je ne puis, Monseigneur, que vous mander de H. Fouquet, sî ce n'est qu'il est toujours dans la même tranquillité et dévotion.

(A. G,) A PiFterol, ce S mars ISTï.

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Le m^0 au même.

Monseigneur, pour répondre à celle qu'il vous a plu m'honorer du SO du passé, je commeoceraî par vous dire comme j'ai donné des heures A M. de Lauzun et à son valet, avec un livre qui se Domme le Pédagogue chrétien, ainsi que vous m'en avez donné la permission. Pour l'atlas, il ne me l'a plus demandé du depuis que que je lui ai dit que je n'avais point de livres; de plus, je lui ai donné un chapelet et un bénitier avec force eau bénite. Il a de quoi présentement s'occuper dans la dernière dévotion, oïl il prétend me persuader qu'il s'y plonge de tout son cœur. A ce que je puis connaître, il ne s'occupe qu'à prier Dieu et à lire età se promener, à peigner sa longue barbe, qu'il dit être vieille de trois mois et plus 1 ; il passe encore beaucoup de temps & faire du feu lui-mfime et i faire sa tisane. Pour ses infirmités, la plus grande est le chagrin, et de ne savoir rien de ses atlïiires. Il m'a dit souvent que s'il pouvait en apprendre, bonne ou mauvaise, il prendrait son parti, mais qu'il ne pouvait point résister dans la rigueur eztrëme où je le gardais. J'ai eu l'avantage. Monseigneur, de vous mander comme il avait eu une espèce de rhumatisme, lequel s'était Jeté partie sur le bras gauche * et sur la cuisse ; il a eu aussi un étourdissement de tête, avec parfois un vertige ; il est si mal content de sa demeure qu'en un mot, tant qu'il y restera, je ne pense pas qu'il me dise qu'il se porte bien et qu'il ait l'esprit en repos. Il m'a dit aussi que si vous n'aviez pas quelque bonté pour lui, il courait grand risque de faire sa campagne in pace. Il ne me reste plus, Monseigneur, qu'à vous assurer de l'exactitude avec laquelle je garderai mes prisonniers. (A. G.)

A Pigneiol, es e ratn 1B73.

Le même au même.

Monseigneur, je commence à m'apercevoir que H. de Lauzun

s'est mis en tète la dévotion; son valet m'a dit qu'il ne fait autre

chose que de prier Dieu ; il est continuellement à genoux, au pied

1. LkOinD UUuit volontiers pooMCr im bube en priioD 1 11 an «T&it fait auitDt lonqa'il ttait h !■ Butille; k u urtie, tl vint ï la cour tout barbu, et ce fut an ipectade pour le Roi et lea caurtjaaas, haUlué* depuii longtemps t ne «air qne de* menloni rteéi.

3. ■ Baiail M mol, dit HademoiMlle, uvioae qnll n'avait Jamti» ta nU an bne, ■

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lU FOUCQUET.

de soa lit, devant un tableau de la Vierge que je lui ai donné ; il ne me parle plus avec emportement comme il faisait daus le commencement qu'il a été ici ; il jeûne avec tant d'austérité qu'il est devenu si maigre qu'à peine il se peut soutenir; il apprend à lire à son valet, à ce qu'il m'a dit lui-même ; il cherche autant qu'il peut de l'occnpation pour ne se pas ennuyer, le jour et la nuit, qu'il croit être plus longs en ce pays qu'en France. Son rhume continue toujours, et l'iDcomoiode en ce qu'il s'et't jeté sur un bras et sur UD œil du même cAté.

11 ne me reste plus maintenant, Monseigneur, qu'à vous rendre mes très-humbles remerctments de l'honneur qu'il vous a plu tain à mon cousin du Fresne, l'un de mes lieutenants, de lui faire avoir une compagnie dans le régiment de Picardie; je vous réponds qu'il fera bien son devoir, et qu'il aura toule sa vie, comme moi, la dernière reconnaissance des bienfaits que nous recevous continuelle ment de votre générosité. Je vous supplie trës-bumblemeot. Monseigneur, de me vouloir donner à sa place un gentilhomme nommé La Coste; c'est un homme de mérile qui servira assidûment et avec la dernière affection et fidélité, Je prie M. Nallot de vous le présenter ; si vous avez la bonté de m'accorder cette gr&ce, un petit mot que vous lui direz le fera attacher aux portes de mes prisonniers sans branler de sa vie ; c'est de quoi vous répond celui qui est, etc. (A. 0.)

A Pigoerol, ce 13 m«n ISTl.

Le même au tH^«.

Monseigneur, je n'ai rien pu découvrir de M. de'LauzuD que ce que je me suis donné l'honneur de vous mander l'autre ordinaire, qui est la dévotion et la confiance qu'il a à la sainte Vierge. Pour me montrer qu'il a fait humide dans sa chambre, il m'a fait voir quelques citrons doux et oranges dePortugal, que je lui avais donnés dans le carnaval, être devenus tout moisis. Je n'ai pas fait semblant d'en savoir la cause, quoique je la susse parfaitement bien ; c'est qu'au lieuAÙ il les avait mis, il y avait une porle, laquelle j'ai fait boucher, et comme cela s'est fait l'hiver, elle n'a pu sécher, non plus qu'une grande armoire qui était dans la même muraille de la porte ; son lit était entre ces deux choses nouvellement faites, et c'est ce qui l'a enrhumé, à mon avis, quoique j'eusse tail mettre

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FOUCQUET. iïS

des planches tout du loDg la maraille où est la porte et armoire boncliées. n me demande conUnuellement si je n'ai point eu de vos nouvelles et si je n'entends point parler de lui. Je lui fais réponse que lorsque tous me ferez l'honneur de me commander quelque chose pour lui dire, je m'acquitterai diligemment de cette commission, ctimme de toutes celles que vous me ferez la gr&ce de me donner; qu'à l'égard de ce qu'on dit de lui, je ne vois point d'hommes assez osés de m'en parler, tu que je ne suis point curieux d'apprendre de nouvelles, 'et que je ne sais pas assez bien parler pour en débiter. Je vous puis assurer qu'il n'en saura point que par vos commandements. [A. 0.)

A Pignerol, re IS man 1613,

Le même au même.

tfonseigneur, j'ai exécuté le commandement qu'il vous a plu me faire, de dire à M. de Lauzun comme vous aTez remis entre les mains de S. M. la réponse qu'il aTait faite à M. de Guitry. Il m'a demandé si tous ne me parliez de rien touchant ce qu'il m'avait prié de tous écrire ; je lui ai dit que tous m'aviez ordonné ce dont je venais de lui dire, comme aussi que vous aviez proposé au Roi le désir qu'il avait de lui écrire, mais que S. M. ne l'avait pas agréé; que, du reste, si vous ne lui aviez point fait faire vos complimente quand il a été arrêté, c'est que vous u'aTez pas cru qu'il fût en disposition de les bien recevoir; que néanmoins il pouvait s'assurer qu'en tout ce que votre devoir vous permettra vous lui rendrei tous les services qui dépendront de vous. Il m'a chargé, Monseigneur, de TOUS assurer de ses respects et obéissance, et de la reconnaissance qu'il conserTera toute sa vie de vos bontés, et qu'en l'état où il est vous pouvez l'exercer envers lui par charité et compassion; il m'a dit qu'il faisait ce qu'il pouvait poiir,combattre ses passions, mais que la rage et le désespoir étaient les maîtres de son esprit ; il est toujours dans une défiance de moi extraordinaire, et il ne me parle que des douleurs qui lui arrivent journellement depuis qu'il est ici. Je ne manquerai. Monseigneur, de vous rendre compte de tout ce qui viendra en ma connaissance '. (A. 0.) A Pignerol, ce » mm 1673.

i( lui répnndiPi qar U noi fat pwtl pou

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I» POUCQUET.

LOimHS A H. DB SAIST-KiRS,

A VenaUlcB, ce IS mari 107».

Monsieur, vos lettres des 9 et 12 de ce mois m'ont été reodaes, et quoiqu'elles ne désirent point de réponse, je ne laisse pas de vous faire ces lignes pour eu accuser la réception et tous dire de continuer à m'informer fort particulièrement de ce qui se passe dans l'appartement de M. de Laumn. (A. i.)

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