Vona *Tei bien Tut, loi rfpondit LoDTOie, s
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sans remède en ce pajs-«i, parce qa'îls ont tous le cœur un peu piémontais, et que la cour de Turio aime la bagatelle, et qu'ils août bien aises àa savoir ce qui se fait et dit en cette provînce; ils donnent même quelques petites pensions à ceux qui leur font des coûtes agréables. Présentement ceux qui ont à dire oa & mander quelque chose le vont dire eux-mfimes, parce qu'ils craignent d'être mil à la place de Buticari, lequel, je vous donne ma parole. Monseigneur, qu'il ne retombera plus en pareille faute, au contraire il me donnera avis de toutes les personnes qui n'en useront pas avec toute la fidélité qu'ils doivent au Roi. Je vous ai tant d'obligations. Monseigneur, de toutes façons, que j'espère de votre bonté cette grftce, et la remercierai très-bumblement de celle qu'elle me vient de faire, en m'accordant la lieutenance du sienr de Roux pour un de mes cadets, lequel servira très-bien S. M., ainsi que je ferai toute ma vie avec la dernière fidélité et exactitude. [A. G.)
A PlgDcrol, ce I «eprembre IfllS.
Le même au même.
Monseigneur, j'ai reçu celle qu'il vous a plu me faire l'honneur de m'écrire le 21 du mois passé, et pour y répondre je vous dirai, Monseigneur, que j'ai dit à M. de Lauzan tout ce que vous m'avez commandé de lui dire par iceili*; il m'a prié de vous faire ses très-humbles remerciements, tant sur. la santé de madame sa sœur' que vous m'avez permis de lui dire, que sur le sieur RoUinde*, et ses maisons de Saint-Germain et de Versailles. Il m'a fait entendre qu'il aurait été aussi bien aise de savoir des nouvelles de madame sa mère, et qu'il est en peine de ce que sont devenus MM. ses frères; il m'a fort demandé s'ils étaient toujours dans le service, si madame de Nogent était à Paris ou à Nogent, et si ses enfanta n'avaient rien eu des charges de feu leur père ; comme ma permission ne s'étend pas jiisque-lfi, je lui ai dit la vérité qui est que je ne savais rien de tout cela.
M. de Lauzun m'a dit aussi qu'il était content que M. Rotlinde se mêlât de ses affaires particulières et qu'il souhaiterait fort d'en savoir le détail ainsi que de toute sa famille qu'il a laissée en grand désordre;
1. Di>M-Cliftrlotle de Ciamonl'Lauiuii, comteue de Nogent, morte le h norembre 1730, hgtt de qaatre-Tingi'JiDU *ii«.
I. Rollinde, Mcrélalre des commande menti de UidemolMlle, aprè» MOlréU iBtendut de Ljtiiiaii; il derint lecnSitire do Roi en 1073. Il Util Btarnaii,
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que, pour ses maisons àe Satul-Oermain et de Versailles, par son inclination il les aurait bien todIu garder, que néanmoins ne sachant point i'état auquel i) est, il fera tout ce que vous aurez la bonté de lui conseiller et trouvera bon tout ce qne tous jugerei à propos, et que tous êtes le maître de tout ce qu'il peut avoir, ainsi que de lui-même. Je me suis bien voulu cbarf;er, Monseigneur, de vous faire savoir tout ceci, mais il m'en a tant dit d'antres que j'ai jugé à propos de ne vous en point rompre la t&te qu'après la permission qu'il vous plaira m'en donner.
Je l'ai fait confesser le jour de laTonssaînt, ainsi qu'il l'a désiré, et il me parait être devenu plus doux et plus traitable et dévol qu'il n'était, il ; a bientôt deux ans; il se plaint toujours d'être incommodé, mais je n'j connais rien, parce que c'est après minuit que sa fièvre le prend, à ce qu'il dit; je lui ai fait voir six fois le médecin, lequel lui a fait prendre deux médecines.
Pour M. Foucquet, il esttoujoursà l'ordinaire, c'est-à-dire dans une très-grande tranquillité et dévotion ; il s'est aussi confessé h la Toussaint, ainsi que ses valets; mais pour celui de H. de Lauzun, il dit qu'il n'en fera point qu'il ne soit dehors du lieu où il est. Il ne veut non plus que son maître avoir d'habits, il est tellement à lui qu'il ne me dit pas la moindre chose du monde; cela ne me donne nulle peine, attendu que je regarde tous ces valets qui sont renfermés comme mes ennemis, qui me trahiraient de tout leur cœur s'ils le pouvaient faire. Ainsi je' suis alerte et me précautionne contre leur malin vouloir, de même que contre ceux que j'ai en ma garde, dont je vous réponds. Monseigneur, sur ma vie qu'ils seront gardés selon . la volonté du Roi.
Pour le sieur Buticari qui est ici détenu, si vous avez la bonté et charité de vouloir lui faire avoir sa liberté, lui et une grande famille qu'il a prieront Dieu toute leur vie pour votre prospérité et santé. J'ose bien, Monseigneur, avec tout le respect que je vous dois, vous répondre à l'avenir de sa fidélité et très-forte passion pour le service de S. M.
Si vous avez pour agréable, Monseigneur, que je me donne l'honneur de vous rendre compte de ce qui se passe ici à la garde de mes prisonniers plus souvent que tous les mois une fois, vous aurez la bonté de me le faire savoir et de me croire, etc.'. (A. G.) Pignerol, w S noTembre tSTS,
1. ■ Voa» poarret, dordaavant, m'ierire toutai lu lemiines, répond LoavoU. *
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Le même au même.
Monseigneur, j'ai reçu hier au soir des mains de M, de Loyauté te -sieur Castanieri, dil Lapierre, suivant vos commaDdements, par une lettre que M. lecommisiiaire m'a Tait voir; je i'ai mis en lieu de sûreté, où je le /garderai sans lui donner aucune liberté que celle que vous me commandez. Comme ce n'est qu'un accusateur, si vous désirez. Monseigneur, que je m'informe de lui adroitement de toutes choses, je pourrai savoir de lui quelques particularités qu'il ne voudra peut être pas dire quand on l'interrogera, parce que c'est un homme intéressé et rempli de vanilé et de présomptiou; lequel il y a manière de ménager, en lui donnant et en lui promettant quelque emploi; il ne serait pas pourtant bon de lui en donner, parce que je ne crois pas son esprit être trop solide ; il va extrËmement vite, et de plus un grand blasphémateur. Si vous trouvez. Monseigneur, quelque vérité à son dire, et que vous désiriez faire prendre prisonnier quelqu'un de ceux qu'il accuse, je m'oA'e de les faire prendre adroitement, pourvu qu'ils sortent quelquefois de la ville où ils sont; j'ai des gens ici, auprès de moi, propres pour cela et autres choses de vigueur. Comme l'on a la guerre h présent avec l'Espagne, je vous prie très-bumblement, Monseigneur, de nous employer de deçà contre eux et de ne nous pas oublier en des choses de vigueur.
Comme M. le commissaire aurait de la peine de trouver dans toute la garnison des sergents et des soldats sur qui il se pu t conRer, je lui en donne des miens lorsqu'il en désire pour le service, ne croyant pas que vous le trouverez mauvais, Monseigneur.
Depuis celle que je me suis donné l'honnctir de vous informer de l'état de mes prisonniers, il ne s'est passé aucune chose au dedans ni au dehors de leur prison qui soit digne de vous fitre mandée. M. Foucquetaété fort enrhumé à son ordinaire dans cette saison, mais il-sait li-dessus si bien se gouverner qu'il n'y a jamais rien à appréhender.
M. de Lauzun se plaint toujours des mêmes incommodités qu'il dit avoir, savoir la (lèvre toutes les nuits, et qu'il ne voit plus goutte, ayant perdu par abaut (sic) l'œil gauche; il a pris la perruque & présent, et quoique je lui en aie fait venir deux de Paris, il m'en demande encore une plus chargée de cheveux que celle qu'il a, afin d'avoirplus chaudàla tête. Je lui en ferai faire uneàTurin qui ne
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coûtera que cinq ptstotes'; je lui donne peu à peu les petites néces- EÎtés qu'il me demande pour son hiver, n'ayant pourtant point voulu d'habits', quoique le sien soit tout rompu. D ne me reste plus. Monseigneur, qu'à tous assurer que j'observerai très-exactement l'honneur de vos commandements. (A. G.)
A Pigneral, ce W novembre 1S73.
Le même au même.
Monseigneur, j'ai reçu celle qu'il vous a plu me faire l'honneur de m'écrire le 17 du mois passé, oil vous me commandez de dire i M. de X^uzun que vous ne pouvez plus lui donner aucun conseil sor la conservation de ses maisons de Saint-Germain et de Versailles, Il m'a dit sur cela que comme il ne savait que par ce que je lui ai dit, ceux qui sont morts de ses amis, il ne pouvait peut-être que mal à propos vous faire une prière, d'autant que ceux qui pourraient par charité prendre soin de ses affaires ne seraient plus au monde. Il m'a nommé sur cela force personnes de la cour à dessein de savoir s'ils étaient encore en vie, comme M. de Montausier sur qui il a beaucoup d'espérance, MM. les valets de chambre du Roi, Barailfa, et plusieurs autres dont je ne m'en souviens plus du nom. Après que je lui eus dit que je ne savais pas s'ils étaient vivants, il m'a prié de vous faire ses très-humbles remerciements, et de vous dire qu'il vous serait beaucoup plus obligé si vous vouliez avoir la bonté de le servir auprès de S. M. et de lui donner la permission de lui écrire, ou la liberté de l'aller servir en quelque endroit de la terre qu'on désirerait, que pour en Hollande il n'en parlait point, attendu qu'il croyait la paix faite parce qu'il n'entendait plus faire de feux de joie; et qu'à l'égard de son bien, il le donnerait k un laquais, ne comptant pour rien que la liberté et l'honneur de servir le Roi ; que pour le réduire, il n'était pas nécessaire de le faire périr dans un Cdchot, puisqu'il ne demandait qu'à plaire au maître, et qu'il en ferait mille fois plus qu'on ne voudrait. Il m'a témoigné après tout ce discours que commesasœur étaitàParisouà Nogent, si elle voulait avec M. Rollinde prendre soin de ses maisons ainsi que de toutes les autres choses qui lui appartiennent, qu'il y consen-
t fais, de Mn venir det perroqaMti
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tait volontiers, et que l'ignoraoce crasse où il était ae lui permettait pas d'eo dire davantage'.
Pour H. Foucquet, il est tout à taitguéri de son graodrhume; il se porte h présent tris-bien et me parait à l'ordinaire, c'est-à-dire tranquille et dans une continuelle dévotion.
Le prisonnier nommé Lapierre, que M. de Loyauté m'a amené de Turin, me demande tous les jours la permission d'avoir l'honneur de vous écrire, comme aussi à M. le duc de Savoie et k M. le président Tnichi; mais comme vous ne me Tavei pas commandé, Monseigneur, je lui ai dit d'avoir patience, et que cela ne se pouvait pas. Encore j'ai eu l'honneur de vous mander ce qu'il me paraissait qu'il est mille fois plus h&bleur que je ne vous saurais dire.
Je prends la liberté, Monseigneur, de vous envoyer ci-joint le compte de mondéboursé,poarmesprisonniers,pendantcette année, n'ayant pas cru à propos de vous rompre la tète pour la partie-de cet été, dans le temps que vous alliez en campagne. Je ne manquerai pas, toutes les semaines, d'avoir l'honneur de vous rendre compte de tout ce qui se passe ici à la garde de mes prisonniers, (A, G.)
A HgneTol, ce 9 décsnibre 1073.
Le même auméme,
HoDseigneur, tous mes prisonniers sont tellement tranquilles qu'il m'a été du tout impossible de voir et d'entendreaucune chose, tant au dedans de leur prison qu'au dehors, qui soit digne de vous être mandée. Ils ne s'occupent qu'à faire grand feu, et à préparer leurs consciences pour faire leurs bons jours il Noël. Ayez la bonlé, s'il vous platt. Monseigneur, d'être persuadé que je ferai bien mon devoir et que je n'oublierai jamais les grâces et bienfaits que j'ai reçus de votre générosité, et de me considérer comme voire petite -créature qui sera à vous toute sa vie, & pendre et à dépendre avec la deroiëre fidélité et profond respect. (A. 0.)
A Pigneral, ce 30 décembre 1673.
1. ■ Dilea-lai, rfpond Louroii, que je todb al muidd qne Jg dJrali i mulaiiie de Notent ce qu'il ujabaite. ■
Celte dame élalt fort liabîle en ■ITairei, et bou* m dlrecliao la rortune de Lauzua détint énorme.
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Le même au même.
Honseignear, j'ai eu l'hoDDeur de recevoir deux de vos lettres, l'une datée du 1 1 de ce mois, et l'autre du 10. Par la première vous marquez avoir reçu une des mienaes qui vous donnait avis comme le sieur Castanieri m'avait été remis entre les mains par le sieur de Loyauté i je ne manquerai, Monseigneur, de le bien garder coofoi^ mémeot h l'intention de S. M., et vous dirai qu'il est fort inquiet de ce que l'on ne lui mande rien. H me demande toujours à avoir l'houneur de vous écrire, mais comme vous ne m'avez point donné cette permission-là, je ne lui puis accorder qu'aprë»vos commandements.
J'ai dit à [M. de Lauzun l'intention du Roi sur le sujet de H.'lc Pautre' tout ainsi qu'il vous a plu me le mander, et lui ai Tait voir les papiers nécessaires pour lui donner la connaissance et U lumière de k demande du sieur le Pautre. Après les avoir lus et relas, i) me dit avec un peu de chagrin que l'on le voulait surprendre, mais qu'il me dirait ce qu'il avait à répondre là-dessus; il me pria, deux jours après, d'apporter du papier et de l'encre, afin de Taire un brouillon de ce qu'il devait dire :
« Je suis fort surpris que M. le Pautre me demande quelque chose, puisque j'avais toutes ses quittances parmi mes papiers, ou enire les mains des gens à qui j'avais donné le soin de le payer, lesquels m'ont assuré qu'ils avaient retiré les quittances et que je ne lui devais rien ; il serait nécessaire, pour éclaircir cette vérité en détail, que j'eusse mes papiers et ceux que mes gens ont k moi, afin d'en tirer plus de lumières que je n'en ai pour cela. Je ne disconviens pas ne pouvoir devoir quelque chose à M. le Pautre, puisqu'il me le demande et que M. de Guitry le certifie par son mémoire dont je ne disconviens pas; mais il pouvait avoir réglé ses payements d'une autre façon que moi, de façon que je ne peux éclairc-r ce détail-lit sans joindre ce que m'en peuvent dire les gens qui s'en sont mêlés par mon ordre avec les connaissances que j'en puis avoir; je ne puis dire autre chose, sinon que mon intention est de payer ce que je connaîtrai lui être légitimement dû et de ne pas payer aussi ce que je ne dois pas, par l'intelligence que peuvent prendre ensemble des personnes qui veulent peut-être profiter de l'état où je suis, étant
t. AnMln« Le Putrp, BTcbttrclc du Itoi et da Monsieur. [I rtclimah k Liiinu une Mmoie de t,500 lifra*, pour une raaiEon conttrulle i Saint-Girmun.
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une chose rare qu'un trésorier avance de l'argent sans savoirsî l'on le doit, ni sans ordre ni déclaration verbale, et qu'on tel procédé me fait craindre qiie dans le reste de mes affaires l'on ne veuille profiter de mon malheur, s
Voilà, Monseifjneur, tout ce qu'il m'a dit sur le sujet du sieur le' Pautre ; il m'a bien voulu charger de vous faire ses compliments, mais je l'ai prié de m'en dispenser. Il s'occupe à présent à fumer comme un dragon, et il dit que c'està cause desesyeuz. Pour moi, je ne vois pas qn il les ait si mal qu'il dit; je le trouve seulement un peu maigre; mais cela vient de ce qu'il jeûne et prie Dieu comme un apôtre, depuis qu'il s'est mis dans la dévotion.
Pour H. Foucquet, il est toujours très-tranquille et me parait mCme fort joyeux. 11 me demande souvent si vous ne me faites pas l'honneur de me mander des nouvelles de madame sa femme, dont il est en peine de sa sauté et de celle de sa famille.
Pour le prisonnier de la tour, que M. de Vauroy m'a amené, il ne dit rien, il vit content comme un homme tout k fait résigné à là volonté de Dieu et du Roi.
Le sieur Buticari est toujours eu attendant vos gr&ces et bonlés, par le moyen desquelles il espère sa liberté. Vous m'avezfaît l'honneur. Monseigneur, de me la faire espérer; je vous la demande en grAce par tout le respect que je vous dois.
Je viens tout présentement de rerevoir la lettre du Roi, par laquelle il me commande de mettre en liberté le sieur Castanieri, dit Saint-George, ce que je ne manquerai de faire demain du matin.
(A. G.) A Plsiicrol, f SO dicetabn 1073.
LB CiHUS, UEUTBNANT CIVIL, A COLBERT.
Monsieur, j'ai cru que vous trouveriez bon que je prisse la liberté de vous écrire qu'en levant les scellés qui ont été mis sur les clfets de M. d'Artaguan, après sa mort, on a trouvé quelques paquets cachetés et quelques mois sur l'enveloppe qui font connaître qu'il y a dediiiis plusieurs ordres du Hoi, concernant les affaires de M. Foucquet; je n'ai pas voulu qu'ils fussent ouverts sans savoir de vous ce que vous jugez à propos que l'on en fasse. (B. 1.)
Le 31 décembre ISIS.
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