LE DUC DE MAZARIN A CDLBE&T
A LIgnr, c«af JuTier 1663.
Je crois être obligé de vous dire un mot d'une grande ^Sain arrivée à Brisach, oh MM. les offlciers des vieux corps * ont agi avec grand emportement, c'est-à-dire quelques-uns, le sieur delà Chaise portant la parole, et le sujet êuit que l'on voulait les obliger à prendre du pain, conformément aux ordres du Roi, pour de l'argent, dans les magasins de la place *. H. du Pontel fut si oulit d'une pareille insolence qu'il voulut y répondre en se servant d'un pistolet ou de son épée, mais la goutte qu'il avait ne lui lassant entre les mains qu'un bAton, il ordonna seulement que l'on menll ledit sieur de la Cbaise en prison; mais s'étant après laissé fléchir par ses camarades, il leur remit ses inlérÊts, mais non ceux du Roi. Je ne fus pas si indulgent, car ayant appris la chose, je mandai aussitât que l'on l'arrëtAt jusqu'à ce que le Roi en eût ordonné ; c'est ce qui a été exécuté sans peine, et vous serez surpris lorsque je vous aurai appris le degré d'insolence dans lequel quelques-not de ces messieurs sont montés. Je serais fort aise, à dire le vrai, que l'on attendit mon arrivée, si le Roi veut être exactement informé,
1. On Bppelatt ^nst le« six régimenU qui Tenaient ImmédlaleaieDt aprèicdiil des gordei, parce qu'ils dlalent le» plut anciens.
3, luiqD'aion les cbefs de troupes étaient chargâa de fonmir le pain aui •oldaU, On peut iDjaglDer k quela désordrea cela donnait ligu; pour y remédier, Lonnii arait filt dfdder qne le Roi ferait Mie le paio de mupftion et qaa 1^ cafritaiMalt pajeraleat au fournlaieur royal. Oa volt la réibtance qu'on fit h une menn li néeeaiaire.
D.qitizeabyG00l^lc