IIORIN ET SA FEMME, ETC
la copie de la lelb« qu'il m'écrit au bas audit cahier, par laquelle Dieu a permis qu'il ait certifié, par son écriture et sa signature, cjue tout ce Bouclier de la foi est de lui; mais il n'écrivit cette lettre, au bas de ce cahier, qu'après avoir reçu ma letlre du 10 février. Mais , auparavant , il faut voir sa lettre du 2 février pour réponse à la mienne du I" février, qui est ci-dessus.
Cas nvrierlHI.
Ami , vous pouvez adhérer à Dieu en toutes les manières qu'il TOUS plaira, soit au regard des puissances, comme un véritable Jean-Baptiste ressuscité, soit au regard de ma famille; ce qui vous sera aussi donné de Dieu , vous considérant, et votre livre, au désert du monde ombragé d'arbre bien feuille seulement, et qui au plus ne rapporte qu'un fruit sauvage à la gr&ce, voire parsemé de nombre d'animaux dépourvus du jugement de Dieu, ainsi que la voix de saint Jean était au désert, savoir propre à disposer et à aplanir les voies au Seigneur. Pour cela, vous laissons libre h travailler à notre réconciliation avec les ecclésiastiques, encore qu'ayant fait offre de service sans réserve, vous n'en ferez que ce qui vous sera donné d'en haut, attendu même qu'en vous renvoyant la letlre de votre soumission, je vous ai renvoyé à Dieu, aÎDs que je n'ai autre charge. Partant, gardez-vous seulement du zèle trop précipité, mentionné en mes précédentes , eu éprouvant les esprits et vous aux pieds de Dieu, n'adhérant d'abord à tout sentiment, quelque beau et bon projet qu'il vous propose, qu'auparavant ne l'ayez sérieusement renvoyé et soumis à Dieu, en vous y soumettant vous-même, voire jusqu'à la troisième fois avant qu'exécuter, en l'honneur des trois personnes divines ; car, à la première fois, le même sentiment ou esprit vous revenant , il vous donnera et emportera efficacement l'effet projeté pour la gloire de Dieu, comme procédant et appuyé de l'efBcacilé du résultat qu'auront fait les trois personnes divines pour les avoir ainsi honorées chacune de votre déférence et soumission. Et telle épreuve se fait à cause des temps très-dangereux où nous sommes, où plusieurs, tant en esprit qu'en corps, se proposent pour Dieu el comme Christ; que, s'il m'est donné de mon cAté quelque chose pour vous, je vous en ferai part comme ami.
Je n'avais point encore rcQu de mademoiselle de la Chapelle cette lettre, ni le cahier du Bouclier de la foi, ayant voulu laisser
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n* MORIN ET SA FEMME, ETC.
quelque temps sans les voir, lorsque je lui écrivis, le 10 de février,
cette lettre :
J'envoie savoir comment se porte M. Morin et sa famille. Pour moi, J'ui eu quelque indispositioa, ayant été affligé de persécatioDS temporelles. L'esprit m'a donné ud mouvement, après tn'èm présenté par trois fois, suivant votre ordre, aux trois personnes divines , d'écrire quelque chose touchant Tœuvre de Dieu; si tous l'avez agréable, je vous consulterai là-dessns. Je n'ai point refasé de travailler à votre réconciliation avec les ecclésiastiques. Je le ferai, si vous me l'ordonnez, ayant oiïert mon service sans réserve; je vous ai seulement représenté le peu d'apparence qu'il ; avait d'être oui par eux pour vous reconnaître et M. Thomé, et que ce serait peut-être les émouvoir à contre-temps, puisqu'il faut se garder, comme vous dites , du zèle trop précipité. Je voos prie de vous souvenir de la promesse que vous m'avez faite de m'envojrer ce que vous avez écrit des articles du Symbole, comme aussi de m'écrire queltiue chose sur le corps céleste du Fils de Dieu avant qu'il fût incamé , et sur le corps céleste de chacune de trois personnes divines, et comment les vrais enfants de Dieu, rcssascilés en gloire, suivront l'Agneau partout, soit au ciel, soit en terre, ayant des corps dont leurs Ames seront toujours revêtues. Que Dieu soit béni en sa gloire à jamais!
Lorsqu'il eut reçu cette lettre, il porta chez mademoiselle de la Chapelle le cahier de son Bouclier de la foi pour me te donner, à la Sn duquel il écrivit ce qui suit :
Quant i toutes autres pièces, ami, qui sont plus de curio»té que de nécessité, je n'ai point à vous en communiquer. Quand tous pratiquerez bien et dûment ce dont je vous ai fait part sur tout ce qui regarde le discernement des esprits, aDn que vous ne soyez surpris par faux zèle, vous ferez beaucoup pour vous, et vous vous rendrei apte et capable de connaître , par la voie de l'Esprit de Dieu, tout ce qui vous sera besoin pour votre plus grande perfection et i» plus essentielle gloire de Dieu , qui est l'unique but que doit avoir tout vrai chrétien , ne devant appeler de savoir outre ce qu'il faut savoir, sans être seulement sage à sobriété, et pour le nécessaire Dieu vous en fasse la gr&ce. Et dg dites point, je vous prie, que je vous aie rien promis , ni touchant la résurrection, ni les eoips eé*
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