‹ Archives de la BastilleChapitre 78 sur 137 · H. LA BOOSÛUTTB AU HOI · texte numérisé non relu

H. LA BOOSÛUTTB AU HOI

Sire, u Bousquette remontre trës-humblement à Votre Majesté que le sieur de Besmaos lui a montré et exhibé le susdit ordre, le 4* présent mois de novembre, et fait donner l'original le 9* dudit mois par un aufre prisonnier, dont le miystère n'est à autre fin qae pour éviter que ledit la Bousquette ne demande audit sienr de Besmaus l'exécution d'iceluî, afin de le faire tomber dans )a désobéissance. A cet effet, ledit sieur de Besmaus n'est point entré de-

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HWORÉ HLLON. 3»

puis dans le cb&teau de la Bastille qu'une seule fois, la nuit, pendant qoe les prisonniers soopaîent, pour éviter aussi U rencontre de la BoDsqnette, qoi par ses soins lui a demandé, et fait demander plusieurs fois, l'exécation du susdit ordre, à quoi ledit sieur de Besmaus a répondu que MM. les marécbaux de France ne s'en voulaient point mêler, et I&chés avec juste raison de ce qu'on s'était servi de leur nom pour, en sapposant on avis, surprendre Votre Majesté à donner le susdit ordre, auquel ledit la Bousqnette a offert et oOre d'obéir aveuglément; et ce qui est de plus surpre* nant, est que l'obéissance i l'ordre de Votre H^esté empêche l'exécution d'icelui dans ledit cb&tean de la Bastille, par la crainte que la Bousquette étant en liberté ne fasse connaître à Votre Majesté l'injustice que ses ennemis font à son service, étant une affaire de la pins baute importance et de la dernière conséquence k son État, c'est pourquoi MM. les maréchaux de France ne s'en veulent point mêler, et par ainsi la Bousquette ue peut espérer la justice et sa liberté que de la bonté et de l'équité de Votre Majesté, afin de finir le reste de sa vie utilement dans son service, k quoi Dieu Ta destiné, et d'être très-respectueu&emeot, etc.

{B.1.1 A la ButiUe, ce IS noTcmbre ISBA, «t de M priMD le SI* iBOl*.

Honore BILLON.

Ordre d'entrée: 23 septembre 14S2. — Ordre de sortie : 9 mai IS6).

Insulte au dno de Savoie.

LE KIBQUIS VILUI A KUUMB KOTAIE.

Altesse Boyale, je profitai de l'occasion pour concerter

avec H. le marquis de Lionne l'audience de mercredi prochain; il fut décidé que j'enverrais ensuite quelqu'un pour fixer l'heure précise. Il parut désirer cependant que je lui parlasse tandis qu'il en avait le loisir encore, S. M. et les quadrilles ne paraissant pas; comme il y avait possibilité de causer à voix basse, le comte Caroccio et moi, nous l'entretînmes longuement, surtout des ufTaires de ^^llaf^anca et de Billoo, nous réservant de lui montrer I. On • d«fi m qiw M. VHIa 4Mlt HntaMMleDr de Sanie.

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330 flONORÉ BILLOH.

plus tard quelques éciits que cous D'avions pas alors sur nom. rfipondit eb sDbstaoce que S. M, députerait des commissaires poar traiter avec nous et bien éclaircir toutes les raisons ponrl'alhirede Vtllaft«ica. Quant à celle de Boglio.itétaitassnré'qne S. H. n'anùt tenu aucun compte de la proposition qui loi a éti ftile, et qnll déplairait fort an Roi qne Billon efit entrepris des choses injnrienses et désagréables à Votre Altesse Royale ; le comte Caroccïo rapportera plus amplement tout cela en détail dans la relatioD qu'il ma doit faire, sans oublier de rendre compte de la contradiction qiti se trouve entre ce qu'a dit le comte Sannazzaro sur raffaire de Mantont à M. le marquis de Lionne, et ce qu'il a supposé ï Bt. le marqnisdc Fnente ; c'est pourquoi, en vérité, nous ue voyons pas bien clairement quand celte affaire se pourra terminer. Je crois pourtant qu'il est nécessaire que le président Biglton termine promplement set affaires dans ce pays, afin de se trouver à la diète, puisqu'il Jt apparence qull y recueillera des avantagû importants. Le comte Caroccio ajoutera aussi l'entretien qu'il eut dernièrement avec le comte de Soissons, et l'avis qu'il a eu que Billon a cherché 1 raviver la querelle au sujet du droit de Villafranca. Je ne dirai pins rien pour le moment à Votre Altesse Royale, esceplé qne mercredi dernier je me rendis de bonne heure h l'église des Augustins déchaussés, afin d'être prêt à rendre visite k H. de Lionne s'il lui était plus commode de me donner une heure dans la matinée même, avant d'aller au Louvre ; mais il était sorti de Paris la veille. sans prévenir personne, et ainsi je ne sais quand je le verrai, mais j'espère que ce sera demain ou dimanche, et qu'ensuite je pourrai avoir audience de S, M. J'apprends qu'elle a différé de quelques jours le voyage de la cour à Saint-tiermain, cependant elle y fera demain une course de quelques heures pour voir les préparatifs commencés, et la distribution des appartements. On ne doute pas que le voyage d'Alsace n'ait lieu peu de temps après, et surfout parce qu'on a tiré de Vincennes quatre millions destinés à payer les soldats qui suivront S. M., et les autres dépenses du voyage. Il sem'l donc temps que Votre Altesse Royale daign&t ne pas remetb^l prendre une résolution et m'honorât de ses ordres, pour savoir» je dois suivre ou non S. U. dans ce voyage, ainsi qu'on dit que le feront les autres ambassadeurs. (A&cmvEs db Tuani.}

( Traduit de nialitii.} Paris, le fi Jais IMI.

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BONOBÉ B^LON.

Le in^m« é la même.

Altesse Ttoyale, quant à Billon, M. de Lionne me dit, ea résumé, qu'il ne souffrirait pas qu'on fit quoi que soit au préjudice de Son Altesse Royale, et qu'il le ferait châtier de son mauTais procédé, mais C[u'il était nécessaire qu'on vit la lettre écrite par loi, et la preuve de son crime ; les ministres m'ont tous dit la m4mè cbose, c'est pourquoi j'attendrai comme par le passé les ordres de Votre Altesse. (Ahchiyes de Tiraw.)

{Traduit de nuiltn.) Paru, lest JaiD 1691.

Le même i la même.

Altesse Royale, samedi, n'ayant reçu aucun avis de H. l'abbé de Oordes, comme il pleuvait à verse, je négligeai d'allerà Saiot^Oermain ; m'élaol fait apporter à midi la gazette, selon mon habitude. Je demeurai fort surpris, et je suppose que Votre Altesse Royale l'aura été aussi, en voyant [et téméraires sottises qui s'y trouvent, sur feu Annibal di Boglio '. Je fus sur le point de faire infliger un prom^it châtiment au gazetier, d'autant plus que je me doutais qne le consentement ou au moins la tolérance de l'un des ministres était pour quelque chose dans cette insulte : mais réfléchissant que ce ne eerait pas une réparation surflsante de ce manque de respect, je pris l'avis du comte Caroccio, que je trouvai également indigné de cet attentat; nous allâmes ensemble chez le chancelier. Il était parti depuis le matin pour Rueil, et comme nous avions appris que H. de Lionne allait arriver à Paris, pour accompagner son fllt qui devait soutenir quelque thèse de philosophie au collège d'Harconrt, je demandai une audience, et il m'indiqua huit heures du soir le dimanche suivant. Là je lui exagérai la faute du gaxeUer, et lui *n demandai réparation, puis une punition exemplaire;

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