Voici l'anlcle qnl irriuU si fart le muquU Villa
« De Siint-Germun, le 30 Juin IM3.
• Cet Jour* pâuéB, Uonieigaenr Aon'.bal de Grira*ldi, pnace toaierùa du payi et eotalé de Bueil , se Jera aux pieds de Roi , pour lui demiadïr lu eiTeU da cette proteclloii que B. H. fait gloire d'accorder aux oppreuAs, et en fut trte-raTorable- DMQt accueilli. Le 33 da ce mois elle donoa audience i l'aobeuadeur de Savoie et u réeideat de l'électeur Palitia.l^gquelty furent oeadnibpsr la sieur de Booneuil, i Dtroductaur des amlueudeara. >
93S RONOHÉ BILLON.
U. de Lionne me répondit qu'il n'était pas resté ntoins surpris que moi en lisant la gazette, dont il me fit voir un exemplaire, et me dit qu'il avait fait venir lUnaudot et qu'il l'avait tancé sévèrement.
U m'engagea à m'en reposer sur lui et ajouta qu'il Taisait son affaire de cet incident, dont il entretiendrait le Roi au retour de S. M. de Saint-Germain, et de telle sorte qu'il éUit assuré que S. M. ordonnerait d'en faire la réparation et les excuses dues pour un pareil manque de respect. 11 ajouta qu'à la vérité il prenait souvent la peine de voir k l'avance la gazette, mais qu'il s'en était dispensé pendant le séjour de Saint-Germain, ce qui avait causé cet ennui; que Renaudot alléguait pour excuse qu'il avait été sonvent pressé et sollicité au sujet du Boglio, et qu'il ne savait pas que ce comté fût dans les États de Votre Altesse Royale, mais que lui, H. de Lionne, ne s'était pas payé d'ezcusps pareilles ; il termina en demandant une note de la réparation cpi'oa désire; je promis de la lui envoyer. Précisément le comte Oroccio s'élait chargé d'en faire le projet, et ayant appris de moi l'heure donnée par H. de Lionne, le comte se rendit à son hAlel et continua l'entretien avec lui, étant arrivé on peu tard et après que j'étais parti. Enfin, après que le mémoire du comte eut été approuvé par M. de Lionne, celui-ci l'envoya, lundi malin, avant de se mettre en route pour retourner à Saint-Germain. Le comte Caroccio et moi y all&mes également le jour même, mais moi un peu plus lard ; nous y arrivâmes cependant bien à temps pour suivre le Roi à la messe, ensuite à une partie du dîner, et enfin pour le saluer le soir quand il sortît pour s'aller promener; mais je ne lui parlai de rien. M. de Lionne me dit bien que S. H. avait témoigné du ressentiment de cette insolence et avait donné ordre qu'on la réparflt, et mfime qu'il insistait pour qn'in chiti&t Billon, l'auteur de tous ces embarras, dès que nous parviendrait sa lettre, S. M. trouvant qu'il ne fallait agir qne selon les règles de la Justice. U finit en disant que nous eussions à nous reposer sur lui ; qu'il n'enverrait pas à Kenaudot le mémoire beaucoup trop étendu qu'on avait remis à S. M., mais seulement la substance; que nous aurions sujet d'Être contents de la réparation, cl qu'on aviserait au reste. (Archives ne Tuan.]
[Tnulml dt rHalitn.) Paril, UtJdIIIMISSI.
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HONOHÉ SILLON. 3:{3
Le mime à ta même.
Altesse Royale, qaaQt à BîUon, Votre Altesse Royale aura tu qu'on a un exemplaire de l'imprimé qu'il a présenté en son nom; mais on prétend que cela ne suTOt pas pour établir sa culpabilité, et Votre Altesse Royale aura lu depuis l'article téméraire qu'il a bit insérer dans la gazette, et la rétractation faite ensuite par l'ordre de la cour '. Demain je saurai ce que l'on doit espérer de cette malheureuse affaire. (Archites de Tuus.)
(Traduil de riMien.) Parli, tk Jnillcl 1061.
U iH^me à la mime.
Altesse Royale, j'écris à Clerc d'expédier de Lyon un courrier k Votre Altesse Royale, pour lui donner avis le plus t6t possible d'un embarras sérieux causé encore par Billon, qui fut asses imprudent pour m''enT07er une signification injurieuse. Le porteur a été maltraité, ce qui a fait du bruit, et deux de mes gens étrangers à cette aflUre, qui étaient alors dans la rue, ont été arrêtés. Mais le nonce et les ambassadeurs d'Espagne et de Venise approuvent ma conduite et se sont unis en ma faveur ; ils s'emploieront vivement pour moi; les estafflers qui ont cb&tié l'huissier sont en sûreté, et quant à moi. Votre Altesse Royale peut être sûre que, jusqu'au dernier soupir, je soutiendrai l'honneur de mon caractère, tout en regrettant que mes forces ne soient pas à la hauteur de ma bonne Tolonté. J'enverrai par l'ordinaire un récit plus complet de ce qui arrivera; et en attendant, les détails de cette affaire se trouvent dans une relation adressée à M. )e ministre Pianezza.
(Arcbives dx Turin.)
(Tradtal de l'italien.) Puli,lelS]iifllet]«l.
1. T^ei l> reetiBcatioD Untrét bien à coDtre-osar pu fienaadot ;
■ De Pull, ia 8 Juillet i«aa.
■ Comme l'kltMantaDé de détromper le public qauid Je puii recwinkltre d'iToir été ftiirpria et abuié Bnrdafenx iiiàDoirea,Jedol*reiTe undr aar l'utlcle de Parii, de la précédenie Ctuelte, qaeee maître ADoibal Grimaldî, qa'on m'arilt sappoeé Hm* prince Haverain ia piji et comlf de Bogllo, n'a pu m préwnter lu Roj, coniM il CM dit as comoiencameAt dadlt article, puisque dé* l'aaoée 1011 ledit ADDlbal rut»£cnté à mort, m rerta d'noe lentence du Sénat de Nice, qui le condaffloa comme Ta*Ml lige det dacs de Sanrie, pour crime de félonie commiM rantre la duc Emmanuel, «on souverain. El comme André Grimaldî, aon Ali, qui
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334 • BûNOftË atLkOtt.
La minw à ta mém.
Altesse Ro;iie, d'après les longs rapports faits, les uospirle comte Çaroccio et l«s autres par moi, en ; ajoutant celui qae nent de Bi« fùe de nve voix M. de La Grange , Votre AUesse Royale verra qn'OB m'a presque fait perdre patiesce . Vraiment, la péta- - hoce Ae ces maître» des requÊtes, secondés par beaucoup d'ao^ membres da parlement, devient excessive; j'espère pourtant qu'ils auront ebacuiïlear snffisance.
Or m'a rappoité qu'un certain M, Gaulmin ', entre autres, a teoQ des discours si impertinents et si téméraires qu'it m'est impossible de vous les rapporter, concluant que le Hoi devait acheter, à deniers comptants, quelque occasionqui lui donnât prétexte de rompre avec Votre Altesse Royale, pour vous chasser du comté de Nieeet des autres États usurpés sur la maison de France; il a ga^é beaucoup de monde à. sod avis, et il allègue à ce sujet différents livres dont il a fait collection.
A ce propos, je ne dois pas taire à Votre Altesse Royale que le duo de Guise *, qui, bien que de la maison de Lorraine , s'est toujours montré fort civil et fort obligeant pour moi, m'a fait dire en confidence, par le chevalier Antisca, que la persécution que j'endurais ne provenait pas de ce qu'on trouvait à redire i ce qui s'était passé chez moi, mais qu'on voûtait taire naître un prétexte de mettre une bonne fois la mûn sur le comté de Nice et d'j entrer. Il me fit dire aussi qu'il avait vu entre les mains d'un maître des requêtes une prise de corps décrétée contre mou cousin. H. de Volpiano, et contre le secrétaire Rostagni, ainsi libellée: aie neveu et le secrétaire du résident de Savoie, » cet impertinent el étourdi M. Gaulmin prétendant que le titre et les prérogatires d'ambassadeurs ne se doivent qu'aux envoyés des Rois'. Le duc
fut celui qui TéritibleinsiiE, il 7 ■ quelques Jonn, se jeta tui pieds du Ru, > auul étd coadimné pour direriet tuUea fautes, par ledit Sénat, S. H-, bien iufonntt de la J)uiiM deadilei coDdamnuiona, piua outre et n'eut p» lieu de lai rio répoodre. ■
1. Gllben Gaulmin, pliu tard conseiller d'Etat, mort en lOTS, igi de Mbuiequatone mm n est représenté dans le> Portraits dea inaltm de* reqoMea cmaf ■ hardi, brusqua, ftondeur eoatn le parlemoat; entend les laoguM rtriitili'. * Iwancoup de bcIbucb, mais un peuconruse; asaes bon ami et obUgeaDt. ■
3. Benrl de Lorrain», duc da Guise, prlace de Joinfills, paireiigraod'elunbe)lan de titna, né le i avril IflH, mort le 3 ]ain ISOi.
3. Le marqai* Villa n'avait paa fait d'entrée aolennelia « ■» pétait paa Ut iMonaalM eo qualité d'ambaBeadenr, afla d'éviter les dl^utaa da iniiiiliisa qM
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flOKoai BiLLON. aas
Cbarles de Loiraine * a dit aussi quelque chose de seniblable; il a pm congé de S. U., et s'en retouroe eu Loiraiae avec tous ses projiets d'accoaunodemeat bouleTecsés. Il est vrai que je oe duime pas grande créance à ce que je neos de rapporter , maU it } a d'antres iocideuts; et il est très-certain qa'oQ en a beàucoap parlé, puisque même M. Giraud* me dit que, véritahlemeat,. si S. BC. voulait prâter l'oreille aux propositions des malLres des requêtes on verrait de bfiUes cbyoses, et, de plus, je sais f&ché de trouvée tant de lépuguauce i cbâtier cet insolent Billon , qui sue sajig et eaw et se déœèoe tous les jours au Palais pour écbauffer les esprits. Je dis eependant à. tous ceux qui m'en parlent ^ue S. U. ne prend pa& conseil des maîtres des requêtes, mais d« sa prudence et de celle des conseillers d-'Ët^t, comme aussi de s^ générosité et de sa justice , qui ne lui permeltraieut pas de chercher des acquisitions illicites et bien difBcilesà obtenir, surtout aux dépens d'un prince dont il doit favoris»- l'agrandisseDent
Pendant tout cet embarras, H. de Saltuo s'est retiré à l'hfitel de Soissoos, et jusqu'ici soa affaire ne marche pas très-beureusenient. Ua dernière lettre a été expédiée par l'ordinaire de Lyon, avec ordre à Clerc d'envoyer de cette ville un courrier h Votre Altesse Royale ; elle aura vu ce qu'on peut maintenaDt espérer de M. Colbert, à qui je parlai lundi demier;c'est pourquoi je n'ai rien, pour le moment , à ajouter en réponse k la trës-bénigue lettre de Votre Altesse Royale , du 7 juillet. J'attendrai de son extrfime bonté , avec le prompt renvoi de mocéouyer, qu'elle daigne me faire connaître son avis, et en attendant je me conduirai selon les conseils de messieurs les ambassadeurs, cotre cause étant entièrement commune; l'ambassadeur de Venise voulait même que nous fissions aujourd'hui use espèce de réunion, pour aous concerter lor les- démarches à faire pour réussir auprès de S. M., et nionseigneur le nonce était du même avis. Hais M. l'ambassadeur d'Espagne l'a désapprouvé, alléguant l'exemple de ce qui arriva à Rome k l'occasion de H. cardinal d'Esté, où l'intervention du corps dir
Hidama nDjrale et wa flti louunaiant klon centra loni !«■ lODTeruns de l'Eampc; ftHMi refosailHiii gândralement de reconneltre un litre qn'f I n'iTiit pu pris ofBdellenenL Hsdama Bormle, d'RllIeun, préleodut que, comnie fiUs d'Henri IV, «lie et WD psIit-flU deruent être traités comme !■ funille royale de France.
1. Cbarlet IV, cotrne deVandémant, duc delxirraine, mort le 18 septembre 1675, tgé de M>iuut»HlDaM ani.
a. Girftud, introducteur du ambuudaun.
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