PATISSIERS
c( Messieurs,
» Vous remonstrent les compagnons pâtissiers de cette » Ville que de tout temps ils ont accoustumé, la veille et le » jour de St-Jacques et St-Philippe, tenir feste, aller quérir
» le may, et pour s'assembler faire baltrc le lambour par » la Ville et marcher en paradis (sic), ce qu'ils ne peuvent » faire sans voslre permission. C'est pourquoy ils vous » suplient, Messieurs, leur permettre de faire en la manière » accoustumée, et ils prieront Dieu pour vos prospérités et » santés.
» Signé : Béchereau, Magoust, Billon et Cghtain. »
Suit la permission, signée Mercier, Eschevin.
« Quartier Bourbonnoux :
y> MM. Sarrazin Maire, Heurtault Eschevin, Manceron eon- » seiller, Mercier Esleu, Rivière, Robelin, Le Voyer, Chenu » marchand.
» Quartier d'Auron :
» MM. le Lieutenant criminel, de Champgrand, Bouffers, » de Lissay, du Yreuille, de Cormery, Augier advocat, et )) Guenov.
» Quartier St-Sulpice :
» MM. Agard Eschevin, d'Ivoy, Tandegné, Gougnon, Dor- » léans, Bruère capitaine, du Chaillou, Boju et Curye.
» Quartier St-Privé :
» MM. Foucauld, Pellisson, Paulin, Delagardc, Refalin
» capitaine, Bourges capitaine, Renon marchand, et Hodeau » notaire roïal. »
ACTE DE CRÉATION, PAR LE PRINCE HENRY DE BOURBON, D UN COURS DE THÉOLOGIE AU COLLEGE DE SAINTE-MARIE, TENU PAR LES PP. JÉSUITES.
(F** 49.) — Ce document est une minute et porte la signature autographe d'Henry de Bourbon.
« Aujourd'huy, samedy sixième novembre, Tan mil
» six cent vingt-sept, sur ce qui nous a esté représenté par
» M* Paul Berault, procureur au siège présidial de Bourges,
» au nom et comme procureur fondé de procuration de très-
» hault et très-puissant et très-excellent prince Monsei-
» gneur Henry de Bourbon, prince de Condé, premier
» prince du sang, premier duc et pair de France, duc et
» pair de Ghâteauroux, gouverneur des duchés et païs de
» Berry et Bourbonnois, que, ayant fondé au collège des
» Pères Jésuistes de cette Ville ung cours de théologie com-
» posé de quatre lecteurs en théologie et ung lecteur en
» langue hébraïcque^ son intention est que le contract qu'il
» a faict avec les dits Pères Jésuistes soit enregistré en re-
» gistres de la dicte Ville, et que nous et nos successeurs
» Maires et Eschevins ayent le soin de veiller à l'entretien
» du dict contract, soit pendant sa vie et après son décès, à
» perpétuité, nous, désirant le bien et honneur de la Ville,
» et obéir à mon dict seigneur et sattisfaire en tout et par-
» tout à son louable desseing,
» Avons ordonné que le conlract sera enregistre en rc-
y> gistres et cahiers de la dicte Ville, et enjoinct au procu- » reur de la Ville à présent, et à ceux qui après luy seront » en charge, de veiller soigneusement à ce que le dict con- » tract soit entretenu de poinct en poinct et exécuté, et en » cas de contravention nous en bailler advis et à nos suc- » cesseurs à l'advenir, pour estre pourveu à l'entretien de » la volonté et fondation de mon dict seigneur.
» Signé : Henry de Bourbon.
» TuLLiER, Maire; Mercier, Girard, )) Léveillé et DE Brielle. »
SIEGE DE LA ROCHELLE — REQUISITION DE VETEMENTS ET SOULIERS POUR l'armée OPÉRANT DEVANT CETTE VILLE
« De par le Roy,
(F° 58, 27 octobre 1627.) — » Ghers et bien-amez, ayant » résolu de mettre fin aux rébellions tant de fois réytérées » par les Rochelois et d'empescher l'esffect des desseings » des estrangers qu'ils ont faict entrer en Nostre royaulme, » Nous avons arresté de tenir continuellement nos armées » aux environs de la dicte ville nonobstant les rigueurs de » l'hiver, et, parce qu'il est impossible que des soldats mal » veslus puissent supporter cette fatigue. Nous avons creu » que Nos bons et fidelles subiects qui se souviennent assez » des misères que ceste place a faict souffrir à toute la » France, compatissant à la peyne que les dicts soldats » souffrent pour le salut commung en une sy rude saison, » les assisteront voullonliers de quelque utille et charitable » secours qui leur donne le moyen d'y subsister, donnant
» chascun d'eulx ung habit de bure et une paire de souliers, » Sur quoy ayant escript aux villes de Nostre royaulme, » Nous avons jugé que les habitants de ceste ville de » Bourges pourront aisément contribuer jusques à la quan- » tité de trois cent quatre-vingt-dix de ces habits de di- » verses grandeurs, selon que les tailles des hommes sont » différentes, consistant chacun en ung pourpoinct juge à » longues basttes, hault et bas de chausse, et une paire de » souliers. Nous vous escrivons celle-ci pour vous mander » et ordonner qu'en la plus grande diligence et par la meil- » leure voie que faire se pourra vous fasciez despescher » les dicts habits et souliers, et iceulx emballer et faire » conduire avec ceulx qui vous seront envoyés des autres » villes de la généralité de Bourges en Notre ville d'Orléans » et dellivrer en mains des Maire et Eschevins d'icelle, qui » ont ordre de Nous les recevoir, pour avec ceulx qui » doibvent estre fournys par les villes de la généralité de » la dicte ville d'Orléans faire le tout conduire en Nostre » armée dans le dixiesme jour de décembre prochain, ou » plus tost sy faire se peull. A quoy vous ne ferez faulte, » car tel est Nostre plaisir.
y> Donné au camp, devant La Rochelle, le 27* d'octobre D 1627.
» Signé : LOUIS.
» Et plus bas :
» Potier. »
(F° 61.) — Te Deum d'actions de grâces chanté à Saint- Étienne le dimanche 21 novembre 1627, pour l'heureux succès des armes du Roi contre les Anglais. (Siège de La Rochelle.)