‹ Archives de la ville de Bourges avant 1790 (volume 3)Chapitre 64 sur 97 · DEUXIÈMEMENT AMNISTIE ENTIÈRE · texte numérisé non relu

DEUXIÈMEMENT AMNISTIE ENTIÈRE

» Voulions aussy que la mémoire de tout ce qui s'est » passé, tant en la ville de Bourges qu'en aultres lieux du » dict goubvernement de Berry, depuis le commencement » des premiers troubles jusques à présent, derniers estaincts » et assoupys, tant en la prinse des armes, entreprise des » villes, forcément d'icelles, chasteaux, maisons et forte- » resses, démolitions d'icelles prinses, de délivrer des re- » cepts généralles (sic) et particuliers, des gabelles et ventes T> de sel, impositions mises sur iceluy que droicts de mar- » chands et toutes aultres impositions et levées des deniers, » tant en la ville de Bourges que en toute la générallité du » dict pays de Berry, traictes et impositions foraines mises » sur les danrées et marchandises, artilleryes, toutes con- » fections de pouldres et salpêtres et aultres munitions de » guerre, praticques et levées de gens de guerre, conduite.

» exploict d'iceulx, vente de livres, meubles, couppes de

» boys, taillis et haulte fustaye, amandes, butins, rançons

» et tous actes d'hostillité et générallement toutes aultres

» exercices qui ont esté faictes, gérées et négociées en

» quelque forme et manière que ce soict, en publicq ou

» particulier, tant ecclésiastiques que par le S" de la

» Chastre, goubverneur du dict pays, ses lieutenants ou

» aides, ayant charge de luy et trésoriers de France.

» Voulions, à ceste fin, qu'ils en demourent quictes des-

» chargés, comme ayant le tout esté faictpour le singullier

» zèle et affection que chascun d'eulx avoit à la manutention

» et conservation de la dicte religion catholique et aposto-

» lique et romaine, imposant silence perpétuel à nos pro-

» cureurs généraux et à toutes personnes quelconques,

» pour oster toute occasion de querelles, disputtes entre

» nos subjects, leur avons inhibé et deffendu, inhibons et

» deffendons, injurier, reprocher, offenser ni provocquer

» l'ung i'aultre pour raison de ce qui s'est passé durant,

» pendant les dicts troubles, par propos, que l'injure du

» temps et les occasions survenues ont pu faire naistre

» entre nos dicts subjects, estant tenus vivre paisiblement

» ensemble en frères et amis concitoyens, sur peine d'estre

» punnys sur le champ et formé procès contre eux comme

» perturbateurs du repos publicq.

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