CHAPITRE X
DOGUMBITTS DIVERS
Liasse 14
(Du 16 juillet 1614, ^ 68.) — Élection de huit députés chargés de dre&ser les cahiers du tiers aux États généraux de 1614.
NOUVEAU PRIVILÈGE DU ROI DE l'aRQUEBUSE
Par une délibération du 30 avril 1615 (f^ 101), la Municipalité avait accordé au roi de l'arquebuse le nouveau privilège suivant :
< La Municipalité a aussi advisé et conclud qu'à Tadf venir, affin de donner plus de subject à la promesse de » s'exercer au jeu de Tarquebouze et apprendre à en tirer, » le fermier du 13* du vin en détail en ceste Ville sera tenu, » oultre le prix de la ferme du dict 13% de donner à celuy » qui abattra l'oyseau de Tarquebouze la somme de neuf » vingts livres, ou bien que le roy du dict oyseau jouyra ou » fera jouyr ung hostellier ou cabarestier, tel que bon luy 9 semblera, de l'exemption du droict du 13^ du vin qui sera » vendu à pots et à tables assises, et sera au choix du fer- » mier du 13* de donner les neuf vingts livres. On per- » mettra au roy de l'oyseau de jouyr ou faire jouyr ung » hostellier ou cabarestier du droict d'exemption du vin
» qo'il vendra à tables assises par pots, et au dict cas le roy
» fera jouyr de la dicte exemption tel des hostelliers et
• cabarestiers qu'il advisera, et commencera ce privillége » dès ceste année et continuera tant qu'il plaira aux sieurs » Maire et Eschevins, qui le pourront révocquer quand
• leur semblera et que le besoing ou la nécessité le re- » querra. »
Gomme on le voit, à cette époque on tenait essentiellement, et plus qu'aujourd'hui, à l'habileté du tir. L'amour des armes, des armes à feu surtout, qui alors étaient relativement une nouveauté, était l'une des passions dominantes de nos pères. Dans certaines villes de France, dans le Nord, de préférence, il existe encore des sociétés de tir à Toiseau, donnant, à certaines époques de l'année, des fêtes qui réunissent des tireurs habiles de cités lointaines. Cette coutume ne s'est point conservée dans le Centre de la France.
L'organisation des milices urbaines, constamment armées et appelées chaque jour à veiller à la garde, alors trèssérieuse, des murailles et des portes de Ville, contribuait du reste pour beaucoup à perpétuer cet amour des armes et à entretenir cet esprit militaire qui a toujours été dans l'essence de notre nation.
On ne doit donc pas s'étonner de voir favoriser par TAdministration ces fêtes si suivies du tir à l'oiseau.
(Du 17 septembre 1616, f» 197.) — Document relatif à la lutte entre catholiques et protestants.
Le S' de Buissière, échevin de Sancerre et fervent catholique, avait annoncé qu'une sédition protestante avait éclaté daqs cette Ville.
Et il adjurait les catholiques de Bourges de continuer en la bonne volonté et désir de se maintenir en l'obéissance du Roi et la grande affection qu'ils lui portent.
Ce document est une réponse à cette communication.
Le voici :
c A esté advisé par les assistants en la dicte assemblée, » en laquelle a esté faict lecture du procès-verbal et lettres » envoyées par ceulx de Sancerre,
» Qu'il sera faict une lettre de remerciements et compli- » ments au S' de Bussière, l'un des Eschevins de la ville de » Sancerre, pour ses souhaicts, par lesquels il abjure les » catholiques de Bourges de rester fidèles et en l'obéys* » sauce au Roy, comme ils ont faict tousjours. »