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INSTALLATION DES DAMES DE LA VISITATION EN CETTE VILLE

(F« 50, 20 novembre 4618.) — c II est décidé que Mgr le

» Révérendissime Archevesque de Bourges sera asseuré que

» les Dames Religieuses de la Visitation de Nostre-Dame,

» qui désirent leur establissement en ceste Ville, seront

» très-bien venues et resceues en icelle pour s'y habituer,

y> et pour cest effect y achapter une ou plusieurs maisons

x> et places de telle estendue et espace qu'il leur fauldra

» pour y construire une esglise et ung monastère pour la

» demourance des Religieuses de leur Ordre.

» Signé : Heurtault, Maire ; Douart, GreflSer. »

(po 78.) — Par décision du Conseil du 21 juin 1619, les Dames Carmélites sont autorisées à faire un jour dans la muraille de la Ville pour laisser arriver dans le jardin du Couvent l'eau des fossés longeant Tenceinte de la ville; cette eau était destinée à alimenter un vivier que ces dames voulaient installer pour y élever du poisson.

PRÉPARATIFS POUR LA RÉCEPTION DE M^ LE PRINCE ET DE M"*' LA PRINCESSE DE PU£M0NT

(F^ 87, 22 septembre 1619.) — « La Municipalité a con- » clud, d'ung commung advis, qu'il sera satisfaict aux » lettres qu'il a pieu à S. M. le Roy faire à ceste Ville pour 9 la réception de Monseigneur le Prince de Piémont et 9 Madame, la Princesse sa femme ; que pour cest e£feet le

10 AHCfflYSS DE LA TILLE DE BOURGES

» Corps de Ville yra au-davant à deux lieues de ceste Ville 1 pour les recepvoir avec tous les honneurs et le respect » qui leur est deub» et que les habitants des quatre quar* » tiers s'assembleront en armes et équipaiges au-davant » du logis des S" cappitaines pour aller au-davant selon

• Tordre qui leur sera prescript et ordonné par les dicts

> cappitaines» et aussy que les canons et artilleryes seront

> mis hors de l'arsenal et menés sur la plate-forme pour ^ les tirer à l'entrée du dict seigneur et sa dame^ et qu'il

• sera donné des pouldres à la Ville pour tirer les canons » et artilleryes aux habitants et soldats qui seront en » armes. »

DÉFENSE AU S^ DOUELLÉ DE FAIRE PERCEVOIR UN PRÉTENDU DROIT SUR LA MARÉE QUI s'eXPOSAFT EN VENTE

(F* 91, 26 octobre 1619.) — t Le Corps de Ville invite

> Messieurs les Maire et Eschevins d'empescher à leur pos-

> sible les recherches qui sont faictes sur les vendeurs de

> marée et aultres marchands de nostre Ville, auxquels un

> nommé Douellé, Antoine, veult faire païer à chascun

> d'eulx une taxe de 10 livres d'une part et aultres frais » pour vente de la dicte marée, et faire inhibitions et

> deffenses de mettre à exécution la commission que le dict » Douellé dict avoir, et faire par les dicts sieurs Maire et » Eschevins tout ce que sera nécessaire et se pourvoir où

> besoing sera, ainsi qu'ils adviseront pour le bien de la

> Ville et iceluy des marchands, et aussi empescher toutes

> aultres commissions et contrainctes qui seront à la gesne

> et oppression des dicts habitants de la Ville, t

ARCHIVES OB LA VILLE DE fiOURGEi 11

Suivent de nouvelles mesures contre la peste, à Tocca* sion d'une recrudescence de cette maladie aux environs.

REFUS FAIT AUX DAMES RELIGIEUSES DE LA VISITATION DE LA FOSSE DES ARÈNES, QU'ELLES AVAIENT DEMANDEE POUR T BATIR LEUR MONASTÈRE.

(F* 97, 8 octobre 1649.) — Il est décidé qu'elle sera comblée pour servir aux foires et marchés, et ce aux dépens de la commune.

DEMANDE DE CRÉATION d'uN CHEVALIER DU GUET . AVEC SA TROUPE

(F*" 118.) — En 1620, la turbulence des écoliers et étudiants de l'Université força l'administration municipale i demander la création d'une police de nuit.

Gela résulte du document suivant :

< Le mardy 26* jour de may 1620 ont esté convocqués et

> assemblés les principaulx et plus notables habitants de » tous estats en la Ville, suivant l'arresté de nos seigneurs » du (Conseil du 22 may : sur les propositions faictes par » Monsieur le Maire pour recepvoir ung arresté qui a esté 9 leu à haulte voix, avec la Commission y attachée, par

> le greflBer des affaires communes de la Ville, > A esté advisé et conclud et arresté :

» Qu'il sera baillé advis au Roy par nos seigneurs de son » Conseil de faire ung establissement d'ung chevallier et • cappitaine du guet, d'ung lieutenant-greffier et archers

> selon le nombre qu'il plaira à Sa Majesté, comme estant

> les establissements nécessaires et utiles pour la Iran* » quillité et seureté des habitants de la dicte Ville et pour » empescher les désordres et batteries qui arrivent nuicte-

> ment par les eschoUiers et estudiants en l'Université de » ceste Ville et aultres estrangers, au grand préjudice du » repos des habitants, qui désirent vivre et mourir pour le » service de Sa Majesté.

» Signé : Doulé, Maire ; Jean Hémeré, Pasquier-Hémeré, » DuRAM) et GouGNON, Echcvins. »

contestation ENTRE M^ l'aRCHEVÊQUE ET LE GRAND ARCHIDIACRE A l'occasion DE LA PROCESSION DE LA FÊTE-DIEU

(F* 123.) — Le grand archidiacre, M. Barot, refuse de porter la crosse devant Mgr l'Archevêque, à la procession de la Fête-Dieu. Sur ce, procès en Parlement. Le Conseil municipal, dans sa séance du 27 juin 1620, décide que, pour éviter tous désordres ou scandales, Mgr l'Archevêque sera supplié d'enjoindre et d'ordonner par provision au dit sieur Archidiacre de faire sa charge comme ses prédécesseurs « on du moings de s'absenter et ne se trouver ès-dictes » cérémonies jusques à ce que en ait esté aultrement or- » donné, sans préjudice à l'instance pendante au Parlement » .

Le 5 août 4620, signification de cette mesure fut faite à l'Archidiacre, ainsi que de la copie de l'ordonnance de Henri de Bourbon, prince de Condé ^ premier prince du sang et premier pair de France, gouverneur de Berry, la confirmant.

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