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CAS DE POLIOMYÉLITE INFECTIEUSE AIGUË

Tune d'elles a évolué avant l'autre. Les modifications si grandes de structure des éléments nobles de la moelle, surtout dans sa partie lombaire, mises en parallèle avec celles des nerfs des quatre membres, quisonttrès marquées aussi, mais toutefois beaucoup moins généralisées, évoqueraient plutôt l'idée d'un processus initialement myélitique. Mais on ne peut, d'une manière absolue, faire fonds sur cette constatation.

Avant de terminer ces courtes réflexions, notons deux points particuliers qui semblent encore ofiFrir un certain intérêt. C'est d'abord que les altérations anatomo-pathologiques constatées dans la moelle de ce lapin sont identiques à celles qui ont été décrites par M. Roger et par M. Bourges chez les animaux inoculés avec le streptocoque. Il en résulte donc que des infections microbiennes difiFérentes peuvent aboutir à une même lésion des centres nerveux, aussi bien qu'elles se traduisent par un complexus symptomatique analogue.

En second lieu, la pathogénie de celte atrophie musculaire à marche progressive et mortelle, subordonnée elle-même à des lésions de poliomyélite aiguë, doit être rapportée ici non pas à l'influence directe et à la multiplication in situ des microbes inoculés, mais à un phénomène tardif d'intoxication par les poisons solubles sécrétés par ces mêmes germes. Dans notre cas, en effet, les recherches bactériologiques sont demeurées négatives : le bacille typhique et le microbe qui lui avait été associé à petite dose avaient disparu au moment de la mort. Dans les faits semblables, dont le domaine de l'observation clinique est assez fertile, chez l'homme, on ne saurait, dès lors, contester l'origine infectieuse de la maladie, même si l'examen bactériologique demeurait muet.

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