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TEC 1 FIGURE DANS LE TEXTE

Les néoplasies du cœur, notamment les néoplasies primitives, sont tellement rares, qu'au chevet du malade, la possibilité de leur présence ne vient à l'idée de personne. Les symptômes morbides des tumeurs cardiaques n'ayant rien de bien accusé, ni de caractéristique, il n'est pas étonnant que ceux qui ont été à même de les observer au point de vue clinique et à l'autopsie, les mettent, vu l'impossibilité du diagnostic, en dehors de la clinique des maladies internes, pour les classer entièrement au nombre des observations anatomiques.

Suivant l'opinion du D' Schrôtter \ il est impossible, au point où nous en sommes, de formuler un diagnostic, même dans les cas où tous les symptômes qui se présentent ne dépendent que de la tumeur, car ces symptômes ne diffèrent en rien des phénomènes causés par d'autres affections cardiaques, pouvant être confondues avec les néoplasies. Ce

1. Schrôtter. Die Lageverdnderungen des Herzens und die Krankheiten des Herzfleisches. {Ziemssen's Ifandbuch der speciellen Pathologie und Thérapie Band IV, 1879, Aufl. 2.)

DUGNOSTrC DES TUMEURS CARDIAQUES PRIMITIVES. 387

n'est que dans les' affections néoplasiques secondaires du cœur que le professeur Schrôtter admet, rien que dans des cas exceptionnels, la possibilité d'un diagnostic plus ou moins vraisemblable.

Selon le D' Eichhorst*, les accès causés par ces néoplasies varient à un tel point, qu'il est fort douteux, qu'on puisse en reconnaître la nature, quand même il y aurait dans d'autres organes des tumeurs pouvant donner lieu à une invasion métastatique au cœur.

Oppolzer', Fh. V. Dusch', Friedreich*, Kunze», Rosenbach •, C. Paul ', Byrom Bramwell *, sont du même avis.

Parmi les cliniciens contemporains, il en est qui passent complètement sous silence les néoplasies du cœur, ainsi par exemple le D' Fraentzel % dans ses excellentes leçons sur les maladies du cœur, se borne à une brève énumération des tumeurs qu'on trouve dans cet organe, tandis que Sansom " et Henri Huchard ^* ne les mentionnent pas du tout. Le D' Frânkel *', dans son travail sur un sarcome primitif du cœur, où il présente un tableau assez complet des tumeurs cardiaques primaires, publiés depuis 1870, remarque que la littérature de ces néoplasies, fort peu fournie du reste, ne nous offre qu'un certain nombre de faits anatomiques, classés

1. EicBHORST. Handbuck der speciellen Pathologie und Thérapie, Bd I. Aufl. 4, p. 208, 1892.

2. Oppolzer. Vorlesungenùberdie Krankheiten des Herzens und der Gefusse^ 1867, p. 254.

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