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ÉT10L0GIE DE LA FIÈVRE DC TEXAS

La fièvre du Texas n^est pas causée par une bactérie. — Depuis 1868, de nombreuses recherches ont été faites sur ce sujet, tant les savants étaient convaincus que la fièvre du Texas était une maladie infectieuse.

Le D' Stiles, en 1868, trouva dans la bile un micro*organisme constitué par un agrégat de cocci ; de la bile fut envoyée à Hallier d'Iéna, qui cultiva ce microbe, mais nous n'insisterons pas, les résultats obtenus étant fantastiques {resuUs fantastical).

John Billings et E. Gurtis cherchèrent en vain dans le sang un mi. cro-organisme.

E. Salmon, en 1883, décrivit un diplocoque trouvé dans la rate.

Detmers mentionne la présence d'un bacille et d'un microcoque trouvés dans le foie, mais non décelés dans le sang.

En 1888, le D' Fr. Billings annonça pompeusement qu'il avait découvert le germe de la fièvre du Texas, qui serait analogue à celui d« Hog choléra, et dont il constatait la présence dans le sang, la bile, l'urine, le foie, la rate, les reins, etc. Les cultures étaient faciles, l'inoculation reproduisait la maladie, mais ce microbe n'était autre qne le Bacillus coli communis.

En 1890, le D' Paul Paquin fit quelques travaux sur ce sujet, maïs sans grande valeur.

En 1890, le D^ Dinwiddie a toujours eu des cultures stériles; cependant il aurait isolé de l'intestin un bacille qui, inoculé, ne donna que des résultats négatifs.

Nous sommes convaincus que beaucoup d'erreurs ont été commises dans ces recherches et que très fréquemment le coli bacille a été pris pour le microbe de la fièvre texienne.

nÈVRE DU TEXAS OU FlèVBE DES BESTIAUX DU SUD. 415

Le micriy-organisme de la fièvre du Texas (Pyrosoma bigeminum), — La ûèvre du Texas est essentiellement une maladie du sang; toutes les autres lésions (reins, rate, etc.) ne sont que secondaires.

Stiles, le premier, fit cette remarque; il vit même le parasite, mais ne sut pas te reconnaître; il pensait que le foie était le si^e de la maladie, et croyait que les globules rouges étalent altérés par suite de r introduction de la bile dans le sang.

Dès 1888, la destruction énorme des globules rouges constatée dans la fièvre du Texas donnait lieu à des théories diverses. Pour les uns, c'étaient des toxines qui agissaient directement sur les hématies; pour d'autres, c'était une substance toxique produite dans le tube digestif, puis résorbée, qui produisait l'anémie. Enfin quelques auteurs pensaient qu'il existait peut-être un micro-organisme qui envahissait le globule rouge, comme le parasite de la malaria, et le détruisait peu à peu.

En J889, nous trouvions dans les globules rouges des corps particuliers que nous allons décrire.

Mais avant tout il fallait prouver que chez les animaux sains il n'existait pas de parasites dans les globules rouges; tel fut le but de nos premières expériences. Nous trouvâmes certains corps étrangers dans les globules rouges des bestiaux sains, corps mobiles dans l'hématie, existant dans toutes les saisons de Tannée, mais jamais il n'en existe plusieurs dans une hématie, etc. Ce sont probablement les restes ilu nuclem de l'ancêtre du corpuscule rouge, Vkématoblaste.

Micr<Mirganisme de la fièvre du Texas, — ^|Dans le sang frais, on trouve à rintérieur de certains globules deux corps pâles, pyriformes, de dimensions variables, mais toujours identiques pour les corps trouvés dans un même globule.

D'ordinaire ces corps ont de 2 à 4tA de longueur et 1,5 à 2 (jl dans la plus grande largeur. Le» extrémités effilées de ces corps sont tournées Tune vers l'autre et se rejoignent, que les axes des corps soient parallèles ou non.

Leur apparence pâle, homogène, fait qu'ils se détachent facilement sur le fond du globule rouge.

Les corps les plus gros montrent fréquemment vers leur extrémité arrondie un très petit corps sphérique de i dixième à 1 vingtième de \l (jui contraste par son apparence sombre avec le corps lui-même.

Sur la platine chauffante entre 35<^ et 40® C, on voit ces. corps changer de forme, grâce â leurs mouvements amiboldes qui sont si rapides qu'on ne peut dessiner ces corps sous tous leurs aspects. On ne voit néanmoins pas de pseudopodes. Ces mouvements peuvent persister même six heures après la sortie du sang des vaisseaux, mais ils n'existent que dans les formes jeunes.

Les préparations colorées au bleu de méthylène montrent que ces corps se teignent moins bien que les mêmes microbes trouvés dans les organes internes. Le plus souvent la périphérie seule des corps est

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