TU. SMITH ET F. L. KILBORNE
eolorée et le centre est à peine teinté, ou même non coloré. Le meilleur colorant est le bleu de LôfiRer, mais on peut employer le violet de méthyle, rhématoxyline;la fuchsine seule est à rejeter» car elle teint tout le globule d'une façon uniforme.
- Les parasites de la fièvre aiguë ne sont pas toujours pyriformes ni par paires ; on peut trouver de ces corps irréguliei*s et isolés.
Dans le sang frais, les globules rouges qui renferment de ces corps montrent à leur périphérie des encoches, des entailles, des plis ; de plus, leur couleur est plus sombre, ils sont moins flexibles, ils ont l'apparence de globules ruinés (Wrecked).
Le nombre des globules rouges envahis par le parasite est très variable, et parfois il faut chercher longtemps avant d'en trouver. Quand leur nombre augmente dans le sang circulant, on peut hardiment conclure que la mort est proche et arrivera dans les vingt^quatre heures. Dans ce cas on peut trouver 1 p. 100 des globules rouges ayant des parasites. Dès que la fièvre tombe, le parasite disparait rapidement, et alors apparaissent les globules rouges embryonnaires. De même la diminution des parasites pourra faire prédire la chute de la fièvre. . Le parasite dans les organes internes* — Si Ton ne trouvait qu'un ou même dix pour cent des globules infectés, on s'expliquerait difficilement l'énorme diminution du nombre des globules rouges, mais dans les capillaires des organes internes, le nombre des hématies infectées par le parasite peut s'élever à 5 p. 100. Ici la morphologie du parasite diffère un peu de celle que nous avons décrite ; les microbes sont plus petits que dans le sang circulant et fréquemment ils ont la forme de fuseau ; c'est là probablement un stade de croissance active. Us se colorent très facilement. On trouve cependant quelques corps pyriformes. Après la mort de l'auimal, ces parasites prennent une forme arrondie.
Si l'animal succombe dans le stade aigu de la fièvre, le nombre des globules infectés peut s'élever à 80 et 90 p. 100, surtout dans le sang des reins. Le foie en contient un peu moins (40 à 50 p. iOO); enfin la rate iO à 20 p. iOO. On en trouve encore, mais en moins grande abondance, dans le sang des capillaires cérébraux.
Parasites libres. — Jamais il n'en existe dans le sang circulant. On n'en trouve que dans le cœur et les reins.
Microbes dans les formes bénignes. — Ce sont surtout les formes d'automne. On trouve alors rarement les corps pyriformes, et les parasites constatés sont beaucoup plus petits. Ils infectent environ 5 à 50 p. iOO des globules rouges du sang circulant pendant une période de une à cinq semaines.
Ces parasites sont presque toujours à la j périphérie du globule, ils peuvent même saillir en partie au dehors.
Il n'en existe qu'un par globule, mais on peut le voir se diviser en deux. Ces corps ne se colorent que par les couleurs basiques, les couleurs acides sont sans action.
FIÈVRE DU TEXAS OU nÈVRfi DES BB8TUUX DU SUD. 417
Ces corps dits en forme de coccub paraissent en même temps ou peu avant que ne commence la destruction des globales rouges, ce qui les distingue des granulations anémiques qu'on ne voit survenir que lorsque le nombre des globules rouges a diminué de moitié ; de plus, ils sont presque toujours renfermés dans des hématies normales, tandis que les granulations se voient surtout dans les raacrocytes. Enfin ces granulations sont toujours en grand nombre; le corps en coccus est presque toujours unique ; on en trouve deux au plus dans la même cellule.
L'acide acétique flétrit ces cocci et n'attaque pas les granulations qu'une saignée copieuse ou des injections de phenylhydrazine (Heinz) font appai-altre dans les globules rouges.
Toutes ces formes, corps en coccus, corps pyri formes, corps ami-
boîdes, corps en fuseau, sont probablement des stades divers d'un même parasite, mais la preuve absolue n'est pas donnée. Néanmoins deux vaches inoculées en juillet eurent le type aigu avec des corps pyriformes. Elles guérirent, mais eurent à la fin d'août une rechute^ et dans le sang on trouva des corps en coccus.
Histoire probable de ia vie du microbe dans le corps des bestiaux, — Au début de la fièvre, avant que n'ait commencé la destruction des hématies, on peut voir dans le sang frais de petits corps en baguettes a mouvements très actifs.
Tel est sans doute le premier stade précédant le stade parasitique.
Puis viendrait le stade du corps périphérique ou en coccus agglo* mérés; ces corps, après avoir pénétré dans le globule rouge, y croîtraient et s*y diviseraient en deux, mais d'une façon incomplète, ce qui explique que ces corps sont presque toujours attachés l'un à l'autre.
Le stade des corps en coccus doit être regardé comme un stade d arrêt de développement du microbe, dont la croissance serait retardée soit par les conditions météorologiques, soit en vertu de l'immunité.
Mais, dans les formes aiguës, la prolifération énorme du parasite dans le sang montre combien, sou9 de certaines influences, son développement peut être rapide, ce qui prouve combien peut être éphémère le stade en coccus.
Le «tade de* formes plus grosses (corps pyriformes ou fusiformes).
Les deux coccus ont continué & croître. Aussi voit-on souvent les