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Jaccoud. Clinique

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sont en harmonie complète avec les résultats que donnent les expériences de laboratoire.

La clinique aussi bien que les expériences nous enseignent qu'il est impossible d'obtenir Fimmunité absolue contre le streptocoque. Quant à Fimmunité « symptomatique » de Jaccoud, on Tobserve aussi bien chez Thomme que chez les animaux.

S'appuyant sur ces données, on peut se hasarder à prédire Tavenir réservé à la thérapie par le sérum sanguin [Blutserumtherapie) dans le traitement des affections septiques.

En se servant, pour l'immunisation contre le streptocoque, d'animaux plus gros et plus vigoureux et ayant obtenu de la sorte des individus immunisés à un degré plus ou moins élevé, on arrivera à préparer du sérum curatif en quantités suffisantes pour qu'on puise l'employer pour le traitement de l'homme.

Tout en ne prétendant pas trouver dans le sérum un remède guérissant complètement les affections septiques, il est permis toutefois de supposer qu'il rendra l'organisme malade apte à éviter l'issue fatale par septicémie aiguë, d'où possibilité de localiser le processus septique.

Grâce à cette circonstance et en instituant le traitement médical et chirurgical approprié dans chaque cas donné, il deviendra possible de sauver beaucoup de malades chez lesquels les médications usitées jusqu'à présent se sont montrées absolument impuissantes.

Les résultats obtenus par nous peuvent être résumés dans les propositions suivantes :

1) Le meilleur procédé, pour immuniser les lapins contre le streptocoque, consiste à employer la méthode des vaccinations successives, en commençant par des cultures stérilisées par la chaleur et en recourant ensuite à des cultures virulentes à dose progressivement croissante.

2) Grâce à ce procédé on arrivera à obtenir des animaux supportant sans troubles aucuns des doses de 5 à 10 fois supérieures aux doses fatales pour un animal non vacciné.

3) On ne réussit jamais à obtenir des animaux absolument réfractaires au streptocoque.

IMMUNISATION DES LAPINS CONTRE LE STREPTOCOQUE. 467

4) L'immunité contre le streptocoque conférée à l'anima] ne le préserve pas contre les processus septiques locaux.

6) Ce fait peut être considéré comme la cause prochaine de la mort survenant chez les animaux auxquels on injecte graduellement des doses de plus en plus élevées de cultures virulentes de streptocoque.

6) Le sérum des animaux immimisés contre le streptocoque, même à un degré plus ou moins élevé, ne tue pas les cultures virulentes de streptocoque qui y prospèrent aussi bien que sur le sérum ordinaire.

7) La virulence des cultures développées sur le sérum des animaux immunisés ne diffère, semble-t-il, en rien de la virulence des cultures développées sur le sérum ordinaire.

8) Le sérum des animaux immunisés contre le streptocoque vaccine plus ou moins de nouveaux animaux contre le streptocoque ; quant au degré de cette vaccination, il est proportionnel à la hauteur des doses employées pour Timmunisation.

9) L'immunité conférée aux animaux à l'aide du sérum vaccinant ne diffère en rien de l'immunité conférée par d'autres procédés et ne préserve pas contre les processus septiques locaux.

10) Le sérum des animaux ayant supporté une seule et unique dose mortelle d'une culture virulente de streptocoque, c'est-à-dire, ayant, pour ainsi dire, obtenu l'immunité seulement au premier degré, n'exerce aucune influence sur la marche de la septicémie déjà en évolution, du moment qu'on rinjecte en doses peu élevées (à 1 ce. par 4 kilogr. d'animal) quoique répétées.

11) Le sérum des animaux, auxquels on a conféré l'immunité à un degré plus ou moins élevé, exerce une influence manifeste sur la marche de la septicémie déjà en évolution ; cette influence s'accroît progressivement avec l'augmentation des doses de sérum injectées.

12) Les processus septiques inflammatoires locaux continuent à évoluer malgré le traitement par le sérum des animaux immunisés contre le streptocoque : à ce point de vue le sérum est presque absolument inactif.

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13) Ainsi, en s'appuyant sur les expériences entreprises jusqu'à présent, on est autorisé à croire que, introduit à doses élevées (3-5 ce. par kilogr. d'animal), le sérum des animaux immunisés contre le streptocoque est à même de 'couper court à une septicémie déjà en évolution ou, du moins, de la rendre chronique, ce qui, en localisant les processus septiques, permettra à l'organisme de se rendre lui-même maître de Taffection.

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