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LA CALORIMÉTRIË CHEZ LES CHIENS

RENDUS GLTCOSURIQUES A l'aIDE DE LA PHLORIDZINE Par M. OUGHnfSKT.

(TRATAIL du LÂBOIUTOIRB DB m. LB PROPBSBBUR PACBOUTINB DB SAIMT-PBTBRSBOURa)

L'intérêt qui se manifeste toujours dans la littérature française pour l'étude du diabète expérimental m'engage à faire un résumé de mes recherches, publiées en langue russe en 1891. Grâce à l'appareil respiratoire de M. Pachoutine et au calorimètre à eau qui est employé dans son laboratoire depuis beaucoup d'années, j'ai pu faire ces observations pendant plusieurs jours et nuits consécutifs, enlevant l'animal de l'appareil pendant une demi-heure aune heure chaque jour, — temps nécessaire pour peser et nourrir l'animal et changer les condenseurs de l'acide carbonique et de l'eau éliminés par l'animal*. Sans entrer dans les détails, je donne ici le résumé des résultats obtenus.

Chez les animaux (chiens) ayant ingéré 1 à 2 gr. de phloridzine, la quantité d'acide carbonique éliminé et d'oxygène absorbé ne varie pas sensiblement comparativement à l'état normal. La quantité de l'urée et de l'azote de l'urine semble diminuée un peu. La quantité de chaleur élaborée par l'ani-

1. Cet appareil, qui n'est guère connu à Tétranger, mérite beaucoup l'attention, car il est simple et permet Tétude des échanges gazeux pendant plusieurs jours consécutifs. Il existe beaucoup de travaux faits avec cet appareil et publiés en langue russe. Il permet d'obtenir des chiffres précis et sur des expériences . qui duraient pendant un mois sans interruption sur le même aDimal.

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mal tombe assez considérablement. Les animaux deviennent apathiques, somnolents, et quand on les laisse jeûner, ils perdent de leur poids et meurent plus vite que les animaux qui ne reçoivent pas de phloridzine. La quantité de sucre dans Turine dépend peu de la qualité et de la composition de la nourriture prise par ranimai: elle dépend de la dose de la phloridzine donnée. Ce fait a amené v. Mehring à penser que pendant cette glycosurie les reins acquièrent la propriété d'éliminer plus facilement qu a l'ordinaire le sucre qui circule dans le sang, quoique la quantité de sucre dans le sang n'augmente pas pendant cette glycosurie. Porter pense que chez certains diabétiques ce sont les reins qui sont [atteints, qu'ils laissent plus facilement passer le sucre dans l'urine et qu'ils l'élaborent peut-être aux dépens des « sugar producing éléments » qui circulent dans le sang. Ces idées m'ont amené à faire le dosage du sucre dans le sang des chiens qui ont reçu de la phloridzine en quantités égales par kilo de leur poids. Chez les uns on pratiquait préalablement la ligature des vaisseaux des reins, et chez les autres la ligature des uretères. Dans 8 expériences faites dans ces conditions, les chiens ayant eu les vaisseaux du rein liés ont donné de 0,087 à 0,lâ p. 100; ceux avec la ligature des uretères, de 0,18 à 0,21 p. 100 de sucre dans le sang. Cette différence semble petite, mais on ne doit pas oublier que la formation et la décomposition du sucre s'effectuent sans cesse avec la circulation du sang. Ce fait semble donc venir à l'appui des idées de Mehring et celles de Porter sur le rôle des reins.

La dernière partie de mon travail est consacrée aux faits relatifs à la calorimétrie. Je pensais d'abord trouver des rapports simples entre la quantité de chaleur élaborée par le chien normal d'un côté et les quantités d'acide carbonique, d'urée, etc., et, d'autre part, chez un chien à jeun. En variant les conditions, en donnant au chien à jeun, dans un cas, de la phloridzine (pour que les albumines du corps se décomposent avec formation du sucre), dans un autre, du phosphore (pour que les albumines du corps se décomposent avec formation de graisse), j'ai pensé pouvoir tirer de la comparaison de ces chiffres quelques conclusions théoriques. Mais les expériences

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