LA CALORIMÉTRIE CHEZ LES CHIENS
ont montré que les choses sont beaucoup plus complexes qu'on ne pense.
Nos connaissances sur le caractère des décompositions, des combustions dans l'organisme, sont bien limitées ; nos connaissances sur le rapport qui existe entre ces combustions' et la chaleur animale sont encore plus pauvres. 11 y a des faits qui sont difficiles à comprendre. M. Gostiourine*, par exemple, a vu que le rapport entre la quantité d'acide carbonique éliminée et la chaleur élaborée par un animal changent considérablement chez le même animal après la section de la partie lombaire de la moelle épinière. D'un autre côté, l'urée, qui nous sert comme indicateur principal de la quantité d'albumine décomposée, se forme dans des conditions bien différentes. D'après Munk, par exemple, 52-65 p. 100 de chlorure d'ammoniaque avalé s'élimine sous forme d'urée. D'après Bunge, l'urée est un produit synthétique, parce que la leucine, le glycocoUe, dont la molécule contient un Az., introduits dans l'estomac, s'éliminent sous forme d'urée dont la molécule contient deux Az. Des faits pareils me portent à penser qu'il n'y a pas de rapport direct entre les produits des combustions et la calorification ; que les décompositions se produisent d'une façon tout à fait particulière dans l'organisme ; qu'à côté des décompositions, des oxydations, il y a des synthèses, des réductions (les mêmes idées ont été déjà émises par Hoppe-Seyler {Pflilger*s Arch. , 1875). On croit ordinairement que les corps gras et les hydrates de carbone disparaissent les premiers chez un animal à jeun et qu'après leur disparition seulement commence la décomposition des albumines. Mais le professeur Albitzki, par exemple, a vu des lapins morts de faim chez qui il y avait pourtant beaucoup de graisse, I même dans le tissu sous-cutané. Ce fait montre que, même
dans les cas où l'animal périt de faim, ce ne sont pas toujours les albumines seules qui se décomposent, comme le pense par exemple Rnhner{Zeitschriftf. Biologie, 1883 et 1886).
1. Définies d'après leurs produits, — acide carbonique, urëe, etc.
2. CosTiouRiNE. De l'influence des lésions de la partie inférieure de la moelle épinière sur la métamorphose dans le corps des animaux. Thèse de doctorat. Saint-Pétersb., 1884 (en russe). Travail fait dans le laboratoire du professeur PachouMna.
UN STREPTOCOQUE
A CULTURE APPARENTE SUR POMME DE TERRE^ Par Félix MAROT