TR4V4IL DU LABORATOIRE DE H. LE PR0FB88BUR GRANCBEB
Peu de micro-organismes occupent, dans la pathologie humaine, une place aussi importante que les coccus en chaînettes ou streptocoques. Le nombre des affections primitives, ou, plus souvent encore, secondaires, que l'on a cru pouvoir leur attribuer, est considérable.
A voir la variété des lésions qu'ils peuvent déterminer, chez l'homme et les animaux, ou même simplement la fréquence de certaines infections produites par eux, bronchopneumonies, pleurésies, angines, par exemple, et la rareté relative de certaines autres, comme l'érysipèle, on est amené à se demander si l'on est en présence, dans tous ces cas, du même organisme ou d'organismes d'espèces différentes.
Autrefois, alors que l'on était encore sous l'influence de l'école anatomo-pathologique, la réponse avait paru facile. Tous les organismes trouvés dans des lésions anatomiquement différentes étaient par cela même différenciés. C'est alors que l'on eut : le streptococcus erysipelatis de Fehleisen, le streptococcus pyogenes d'Ogston, Rosenbach et Passet, le streptococcus pyogenes malignus de Fltigge, le streptococcus articulorum de Lôffler, le streptococcus septicus de Nicolaïer et Guarnieri, le streptococcus pemiciosus psittacorum d'Eberth et Wolf, et autres.