‹ Archives de médecine expérimentale et d'anatomie pathologiqueChapitre 241 sur 298 · PAR. HEURE · texte numérisé non relu

PAR. HEURE

Appareil n» 1.

AppareU n* 2.

13 avril midi

3 mai —

reçu les mêmes quantités de poudre d'entretien, et cependant tandis que, au bout de 11 jours, le débit n'était plus que de

650 E. GUINOGHET.

42"*,8 dans la première série, il était encore de 76"',8 litres dans la seconde série.

On voit aussi Tinfluence de la nature des bougies, celles de l'appareil nM , 1'** série, débitaient au début 200 litres par heure, et celles de la 2* série, seulement [80 litres; or, le nombre des bougies était le même, et elles étaient de môme nature, marquées de la lettre F*.

Je voudrais présenter ici une observation au sujet du nettoyage tel qu'il est indiqué dans la note ministérielle; on recommande de mettre dans l'appareil, en même temps que la poudre d'entretien, de la grenaille de liège; l'addition de cette dernière substance peut avoir un inconvénient lorsqu'on procède au nettoyage de l'appareil à l'aide d'une solution alcaline ou même simplement d'eau bouillante ; il se fait, par l'action de la chaleur et de l'alcali sur le liège, un produit qui vient boucher en partie les bougies. C'est ce que démontre très nettement l'expérience suivante : les bougies ayant fonctionné du 7 au 18 mars ont subi un nettoyage avec une solution alcaline bouillante, puis avec de l'eau ordinaire, et ont été remises en marche le 20 mars à 8 heures : le débit de l'appareil n° 1 était de 120 litres, c'est-à-dire presque son débit initial, tandis que celui de l'appareil n** 2 n'était plus que de 33 litres, c'est-à-dire inférieur même à celui du 18 mars; or ce dernier appareil seul avait reçu delà grenaille de liège; et bien qu'on ait eu soin de faire écouler le contenu du réservoir avant de procéder au nettoyage alcalin, il était resté un certain nombre de fragments de liège.

Je crois, en conséquence, qu'il conviendrait de renoncera l'emploi de cette substance qui me paraît n'avoir qu'une influence presque nulle sur le nettoyage des bougies.

Les expériences relevées dans les tableaux précédents ont été faites avec de l'eau de la Vanne limpide; c'est ce qui explique le débit considérable même des bougies n® 1 non soumises au nettoyage. Mais en janvier, février, ces mêmes

1. On sait que Ton trouve, dans le commerce, des bougies B à filtration lente et des bougies F à filtration rapide; ce sont ces dernières que j*ai toujours em« ployées.

EXÉRIENGES SUR LE FILTRE CHAMBERLAND. 651

bougies avaient vu leur débit s'atténuer considérablement ainsi que l'indique le tableau C, qui fait ressortir aussi l'influence de la pression.

Après avoir indiqué rapidement les résultats obtenus au sujet du débit, expériences qui ne font d'ailleurs que confirmer ce qu'on savait déjà, j'arrive à l'exposé de la partie principale de mon travail, mes expériences ayant été surtout instituées pour étudier l'influence de différents éléments (durée de la filtration, pression de, l'eau, nettoyage des bougies, etc.), sur le passage des microbes à travers des bougies €hamberland.

Prise d échantillon. — J'enlevais rapidement le tube en caoutchouc servant à l'écoulement de l'eau filtrée et fixé au téton du collecteur; je flambais celui-ci avec un bec Bunsen et recueillais l'eau qui jaillissait dans un matras préalablement stérilisé et bouché par un tampon d'ouate ; celui-ci était remis immédiatement avec les précautions usitées. Puis je procédais de suite à l'ensemencement.

Il est indispensable de prendre l'eau à la sortie du téton et non pas à la sortie des réservoirs où l'on recueille l'eau filtrée, car on ajoute une inconnue de plus au problème; c'est ce qui explique pourquoi, dans les essais plus ou moins officiels faits avec le filtre André, on a toujours trouvé des microbes dans les cultures, souvent même en plus grand nombre que dans l'eau alimentant le filtre. Ces réservoirs sont presque impossibles à stériliser complètement; il en résulte que les microbes s'y multiplient. On n'a donc pas, en faisant des cultures avec l'eau sortant de ces réservoirs, le même résultat qu'en prenant l'eau à la sortie même du filtre; or, c'est ce dernier résultat qui est important à connaître, attendu que l'on se propose, dans l'emploi des filtres, de séparer de l'eau destinée à la consommation les microbes, dont quelques-uns peuvent être pathogènes, qui y sont contenus ; si l'eau a été bien filtrée, il est vraiment d'un intérêt tout à fait secondaire qu'elle renferme ensuite des microbes vulgaires apportés par l'air par exemple; sinon, il faudrait renoncer à consommer une eau quelconque : nous ne pouvons avoir la prétention de priver de tout microbe nos aliments liquides ou solides.

E. GUINOCHET.

Tableau C.

DURÉE

Page 1