‹ Archives de médecine expérimentale et d'anatomie pathologiqueChapitre 247 sur 298 · ÉTUDE D'UN CHAMPIGNON PYOGÈNE PARASITE DE L'HOMME · texte numérisé non relu

ÉTUDE D'UN CHAMPIGNON PYOGÈNE PARASITE DE L'HOMME

Par M. H. GRASSET, licencié ësaciences pfaysiquas.

Cette étude, que je crois instructive, soit au point de vue de la pathologie générale, soit à celui plus restreint de la flore de la cavité buccale et de ses relations avec ses aflfections, a eu pour point de départ un fait assez banal en apparence. Les expériences qu'elle a nécessitées ont été poursuivies dans le laboratoire de M. le professeur Duplay, et je dois remercier ici M. Gazin,chef du laboratoire, de son amabilité et des bons conseils qu'il m'a donnés pour atteindre à un résultat.

Au mois de juillet 1891, uq de mes amis, atteint d'un léger abcès gingival, qui n'eut qu'une durée éphémère, me pria d'examiner une goutte de pus qu'il venait d'y faire sourdre , dans l'intention d'y reconnaître des staphylocoques.

Ayant ensemencé en strie, avec une même prise, successivement deux tubes d'agar, j'obtins sur le premier trois sortes de colonies d'aspect essentiellement différent, et sur le second une seule espèce de colonie.

Les colonies de première espèce, peu nombreuses, étaient des colonies pures de staphylocoques dorés, ainsi que je m'en suis assuré par des cultures, Fexamen microscopique après la réaction de Gram ; elles étaient d'ailleurs peu vivaces.

Les colonies de la deuxième sorte étaient un peu plus fréquentes : grisâtres, arrondies, bien isolées; un peu proémi-

Page 1