‹ Archives de médecine expérimentale et d'anatomie pathologiqueChapitre 25 sur 298 · Trad, de Kaposi, 2* édition, tome I, p. i · texte numérisé non relu

Trad, de Kaposi, 2* édition, tome I, p. i

2. La racine ?dpii>;, sueur, au génitif idpioTo; devrait donner hidrotadénite, ce qui est peu euphonique. En partant de tdpcua-t; qui a la même signification, on a hidrosadénite; c'est le mot qui a été adopté par M. Verneuil. Hidradénite est moins correct, hydrosadénite est un barbarisme.

64 WILLIAM DUBRGUILH.

M. Veraeuil en 1857 d'abord, puis dans un mémoire étendu publié en 1864 et 1865 S a étudié les abcès sudoripares de Taisselle, de Tanus, de Faréole du sein et du conduit auditif externe. Il y rattache certains abcès dermiques observés en diverses régions chez des adultes et des enfants. Mais, si Tétude clinique est aussi complète que possible, on n'y trouve aucune donnée anatomique. C'est de par la clinique seule que M. Yerneuil a localisé ces abcès dans les glandes sudoripares, et si, depuis lors, personne n'a songé à contester l'interprétation qu'il en a donnée, personne non plus, que je sache, n'en a fourni la démonstration anatomique; pas même Escherich qui a attribué aux glandes sudoripares les abcès multiples des nouveau-nés.

Bazin ' n'a fait qu'appliquer à des lésions différentes les idées de M. Vemeuil. C'est ainsi qu'il qualifie d' « hidrosadénite syphilitique » ce qu'il avait déjà décrit sous le nom de syphilides gommeuses. De môme il considère comme des hidrosadénites scrofuleuses, ce que nous appelons maintenant des gommes tuberculeuses de la peau. Mais pas plus que M. Vemeuil il ne fournit la moindre preuve anatomique de cette localisation des lésions.

Depuis cette époque relativement éloignée la question est restée absolument stationnaire et tous les traités classiques de chirurgie ou de dermatologie, français ou étrangers, quand ils font tant que de mentionner les hidrosadénites, reproduisent la description de Verneuil et rien de plus. Cependant depuis deux ou trois ans la question est entrée dans une nouvelle phase avec les travaux de Giovannini, Barthélémy, fironson et Fordyce, PoUitzer.

La première observation d'hidrosadénite plilegmoneuse disséminée où j'ai trouvé une étude anatomique démonstrative est celle de Giovannini '.

Il s'agit d'une femme de 45 ans qui dans la convalescence d'une maladie fébrile que l'auteur pense avoir été une fièvre

i. A. Vbrnbuil, De thidi^osadéniie phlegmoneuse et des aboès sudoripares. Archives générales de médecine, 1864-65.

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