MARTHA
Les recherches de Tobiesen^y à Copenhague, ont porté sur 46 enfants renvoyés guéris de Thdpital ; 24 fois il a trouvé des bacilles diphtériques virulents ; un de ces enfants avait quitté rhôpital depuis 31 jours.
A côté du bacille de Lôf/ler existe un autre micro-organisme, morphologiquement semblable ; c'est le bacille pseudodiphtérique '. Lôf/ier avait trouvé ce bacille dans la salive d'un enfant; depuis il a été bien étudié par Hoffmarvfi^ ZamikOj Roux et Yersin. Si on ensemence en stries plusieurs tubes de sérum avec des fausses membranes diphtériques, on peut trouver, rarement il est vrai, au milieu de nombreuses colonies de bacilles très virulents, une ou plusieurs colonies dont rinoculation reste sans efTet sur les animaux. On rencontre encore ces hB,c\\\Q% pseudo-diphtériques dans [le mucus pris sur la gorge soit de malades atteints de rougeole, soit de sujets sains. C'est ainsi que Roux et Yersin^ à l'hôpital des Enfants malades, chez 45 enfants n'ayant aucune afiTection de la gorge ou de la bouche, l'ont retrouvé 15 fois. Nous l'avons cherché en vain dans le mucus de huit individus bien portants.
Le bacille pseudo-diphtérique^ se colore aussi bien que le bacille virulent, soit par le bleu de Lôf/ler, soit par le bleu composé de Roux, soit par la méthode de Gram. C'est un bâtonnet droit ou recourbé, à extrémités arrondies, parfois renflées, tout comme le bacille diphtérique. Sur sérum, sur gélose, les cultures du bacille diphtérique et celles du bacille pseudo-diphtérique sont analogues. Cependant, comme le bacille pseudo-diphtérique se développe assez bien à 20**, ses cultures sur gélatine sont plus abondantes que celles du bacille virulent. Les animaux les plus sensibles au virus diphtérique résistent à son inoculation : tout ce que l'on a pu observer, c'est parfois un peu d'œdème au point d'inoculation chez les cobayes.
\ . Rsvue d'hygiène du 20 mars, 1893, p. 259.