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PATHOGÉNIE DU DIABÈTE PANCRÉATIQUE

EN RÉPONSE A M. DE DOMINICIS Par M. E. HÉDON

Depuis Tépoque où j'ai fait paraître dans ces Archives une série de trois mémoires sur le diabète sucré consécutif à Textirpation du pancréas, j'ai poursuivi avec persévérance mes expériences sur le même sujet. Actuellement j'ai pratiqué Textirpation du pancréas sur 450 chiens. Parmi ces animaux les uns avaient subi au préalable une injection de paraffine dans le canal de Wirsung, les autres possédaient leur pancréas indemne. Les résultats que j'ai obtenus confirment pleinement ceux qui ont été publiés par von Mering et Mmkowski- Quelques-uns s'en écartent légèrement, mais assez peu pour que j'espère trouver à bref délai quelles sont les conditions expérimentales qui expliquent nos divergences. Enfin une étude que j'ai entreprise récemment de la glycosurie alimentaire consécutive à la destruction du pancréas chez le lapin vient ajouter quelques faits nouveaux à la somme de connaissances que nous possédons aujourd'hui sur le diabète expérimental. J'ai l'intention de condenser toutes ces expériences dans un prochain mémoire. Leur seul exposé constituera une nette réfutation des objections et des théories que quelques expérimentateurs italiens nous opposent. Je pourrais donc me

I dans l'erreur

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dispenser d'écrire les quelques lignes qui vont suivre; si je le fais c'est afin d'éviter pour plus tard l'exposé de discussions et polémiques qui, à mon avis, ne font qu'obscurcir le texte de nos mémoires, en outre qu'elles jettent le trouble dans l'esprit des lecteurs. Ce n'est pas que je nie l'utilité des débats contradictoires; mais j'estime que, dans cette question des fonctions du pancréas, il y a une part de vérité acquise, définitivement acquise, et que les attaques dont elle est l'objet prouvent seulement que les contradicteurs ne se sont pas placés dans des conditions convenables pour l'obtenir. C'est ce qui arrive le plus souvent du reste dans nos sciences expérimentales pour tout fait nouveau. 11 lui faut la consécration du temps pour qu'il soit admis par tout le monde.

M. de Dominicis, dans le n® de juillet de ces Archives^ soutient quelques propositions et une théorie qui sont en désaccord formel avec les faits que Minkowski et moi avons obtenus. Il veut que je sois en contradiction avec moi-même dans l'interprétation de mes propres expériences. On verra plus tard par l'exposé de nos observations que M. de Dominicis a tort de soutenir une thèse contraire à la nôtre et qu'il n*y a point de contradiction entre mes résultats ,et l'interprétation que je leur donne. Pour le moment, en dehors de tout exposé d'expériences , voici sur quels points M. de Dominicis est

I. — La glycosurie se montre toujours sans exception^ après l'extirpation totale du pancréas chez le chien. Il serait vraiment singulier qu'un phénomène de cette importance fût inconstant. Â quel physiologiste oserait-on dire aujourd'hui qu'un phénomène peut indifféremment se produire ou faire défaut, bien que les mêmes conditions expérimentales soient toujours réalisées? Celui qui soutiendrait une pareille thèse pourrait lire avec profit les pages 302 et suivantes de T « Introduction à la médecine expérimentale », de Cl. Bernard. M. de Dominicis conviendra bien avec moi que les résultats négatifs qu'il a obtenus dans plusieurs cas proviennent de ce que l'apparition de la glycosurie était entravée par quelque cause particulière. Or quelles sont ces causes qui empêchent

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