Die BluUerumtkerapie, II
3. Heilvermche an Tetanusz Kranken Thieren. Zeitschr. /*. Hyg., 1892, XII, Hft3.
4. Contribution à Tétude da tétanos. Ann, de VlnsL Pasteur, 1893, n* 2.
DE l'iBIMUNITÉ contre LE CHOLÉRA. 765
combattre efficacement le tétanos après la période d'incubation. Ces auteurs pensent notamment que lorsque les toxines tétaniques ont eu le temps d'agir sur les cellules de l'organisme, les antitoxines du sérum ne peuvent plus rien faire. Quant au choléra, Lazarus ' , qui a étudié sous ce rapport le sérum des individus ayant eu le choléra, a trouvé que si 0,0001 ce. de sérum en injection péritonéale suffit pour conférer l'immunité, il faut des doses bien supérieures pour traiter le choléra, quand même le traitement est commencé avant l'apparition des symptômes, c'est-à-dire une heure environ après l'infection.
Mais une fois que la température est tombée, il est impossible de sauver l'animal, même avec des doses 100 ou 200000 fois supérieures à la dose vaccinante. Aussi cet auteur est-il d'avis qu'il ne peut être question de traitement proprement dit, mais bien d'immunisation pendant la période d'incubation, et qu'il est impossible d'arrêter l'infection une fois que les modifications secondaires ont fait leur apparition.
Pour étudier le pouvoir curatîf du lait, je faisais à des cobayes des injections intra-musculaires de doses mortelles de cultures cholériques sur agar, en émulsion, puis je les traitais, un temps variable après l'infection, par Jes injections intra-péritonéales à la dose de 5 ce. Dans ces conditions, on observait chez les cobayes traités quelques symptômes d'infection, comme par exemple un faible œdème de la cuisse inoculée. Mais ces symptômes disparaissaient définitivement dans un bref délai, et les cobayes restaient en vie. Par contre, les cobayes témoins périssaient invariablement. Le traitement ne réussissait pourtant que lorsqu'il était commencé peu de temps après l'infection, une heure après, par exemple. Mais une fois ce délai passé, les injections de lait restaient sans effet; de même quand le traitement était commencé après la chute de la température. Un seul cobaye, chez lequel le traitement fut commencé trois heures après l'infection, resta en vie. Ces expériences confirment donc celles de Lazarus sur le pouvoir curatif du sérum de sang,
1. Ueber antitoxische Wirkêomkeii des BluUerums Cholerageheilter. {Berlin klin. Wochenschr., i%92, n" 43 et 44.)
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de sorte que je suis amené à accepter ses conclusions, à savoir qu'il s'agit dans ces conditions, non pas de traitement, mais d'immunisation pendant la période d'incubation, et à corriger dans ce sens les conclusions de ma communication préalable.
Dans une autre série d'expériences j'ai étudié l'influence qu'exerce une température élevée sur les propriétés immunisantes des cultures. Ces expériences m'ont montré qu'une courte ébuUition détruisait complètement ces propriétés; ensuite, quand la culture était chauffée pendant 30 minutes à 70^, son pouvoir vaccinant se trouvait notablement diminué.
Après avoir établi que l'immunité contre le choléra pouvait être conférée par le lait, j'ai essayé de voir à quelle de ses parties le lait devait cette propriété. Gomme je viens de le dire plus haut, Ehrlich et Brieger sont arrivés à conclure de leurs recherches sur le tétanos que les substances immunisantes du lait étaient contenues dans le sérum. Je pouvais donc m'attendre à trouver le même fait pour le lait des chèvres vaccinées contre le choléra. Pour étudier celte question, je précipitais la caséine du lait à l'aide de la présure et j'injectais ensuite le sérum filtré dans le péritoine des cobayes. Le lendemain les animaux étaient injectés dans les muscles avec la dose mortelle d'émulsion de cultures cholériques sur agar. Le résultat de ces expériences a été de montrer que le sérum du lait possédait les mêmes propriétés immunisantes que le lait lui-même.
D'après les recherches de Emmerich et Tsuboi *, les substances immunisantes du sérum du sang, du moins dans la pneumonie et le rouget des porcs, seraient liées à l'albumine. Ces auteurs séparaient d'abord à l'aide de l'acide carbonique la globuline du sérum du sang des lapins immunisés ; dans le sérum débarrassé de sa globuline, ils précipitaient ensuite l'albumine à l'aide de l'alcool. Les expériences faites alors avec la solution de l'albumine dans un alcali faible (solution faible de soude caustique à 0,03à0,07 p. 100)leur ont montré que cette albumine possédait des propriétés vaccinantes qui faisaient défaut dans une solution analogue de globuline.
1. Die Natur der Schutz-und Heilsubstanz des Blutes, Wiesbaden, 1892.