NOMBRE DES COLONIES
les eulturet non éclairées.
!•• cultures éclairées.
Début de rexpérience le Sarril, 11 h. 30
7 avril, 3 h. 30
inn ombrables
innombrables
Une des 22 colonies développées sur le tube de sérum ensemencé avec la dilution soumise pendant six heures à l'action de la lumière diffuse sert à ensemencer un tube de bouillon mis à l'étuve obscure à 35^ pendant deux jours. Un cobaye inoculé sous la peau avec 1/4 ce. de ce bouillon est mort trois jours après l'inoculation.
Exp. YL — Action de la lumière diffuse venant du nord; 2^ delà lumière plus intense (temps pluvieux). Les bacilles diphtériques en dilution dans
ARCR. DB MBD. BXPER. — TOME T.
LEDOUX-LBBAEO.
Veau distillée sont tués au bout de 9 A. dans le premier cas, de! h.i/Z dans le second cas. Une dilution semblable à robscurUé contient encore des bacilles vivants au bout de il heures.
Le 16 juillet 1893, on aspire dans les effilares semblables de 12 pipettes une môme dilution dans l'eau distillée d'une parcelle de culture de diphtérie sur gélose, de manière que dans chaque pipette la dilution n'atteigne pas tout à fait l'extrémité supérieure de l'effllure dont l'autre extrémité est fermée À la lampe. A 0 heures du matin, ces pipettes ainsi préparées sont divisées en trois lots. Trois sont conservées à l'abri de la lumière [dans une armoire fermée; trois sont suspendues par un fil à une tige horizontale derrière la fenêtre du laboratoire, qui reçoit la lumière diffuse venant du nord ; les trois dernières sont exposées sur le toit du laboratoire à la lumière venant du midi. Mais comme il a plu tout le jour, sans soleil, cette dernière lumière, plus intense que celle qui éclairait le second lot de pipettes peut être considérée comme de la lumière diffuse.
A 4 heures après-midi, on ensemence sur sérum : l<*le contenu d'une pipette éclairée par la lumière venant du nord; 2» le contenu d'une pipette éclairée par la lumière venant du sud ; Z" le contenu d'une pipette non éclairée.
Même opération à 6 heures, le même jour, et le lendemain à 11 heures du matin.
Voici les résultats de ces ensemencements :
HEURES des
DURâE
de
l/iCLAlKAOB.
NOMBRE DBS COLONIES 1
«cUiré«
à la lumièn
dUrUM du nord.
à U lumièrs dttfod
(UUIf Ml«U).
non éclairée.
Début do l'expér.
16 juillet, 9 h. . .
17 juiUet, 11 h. . .
colonies *
1. Le liquide lAreux au fond da tube a ensemencé secondairement la sarface dii|| lérum et l'on n'a pas pn compter le nombre des colonies. Il
La diminution des bacilles vivants dans une dilution exposée à la lumière diffuse ne donnerait nullement la preuve
d'un pouvoir bactéricide de cette lumière si Ton n'étudiait comment se comporte la dilution à Tobscurité. Cette contreexpérience est nécessaire (Exp. V et YI) ,car il y a ici deux actions parallèles : celle de la lumière, celle de Teau distillée, toutes deux bactéricides. La progression décroissante du nombre des bacilles vivants dans la dilution éclairée est due à ces deux actions. Les chiffres obtenus donneraient donc une évaluation exagérée du pouvoir bactéricide de la lumière. Pour obtenir une mesure plus exacte de ce pouvoir, il faut défalquer de ces nombres ceux qui se rapportent à la dilution non éclairée. Même en négligeant cette numération de colonies, il suffit, pour juger combien est puissante cette action de la lumière, de considérer avec quelle rapidité plus grande les dilutions éclairées deviennent stériles, comparées aux dilutions à l'obscurité. Les premières ne donnent plus de colonies au bout de 9 à 17 heures, les secondes seulement après deux ou plusieurs jours.
Toutefois, le pouvoir bactéricide de l'eau distillée n'est pas négligeable : il est, numériquement, de même ordre que celui de la lumière.
MM. d'Espine et Marignac ont observé cette action de l'eau distillée sur le bacille diphtérique. « Nous n'avons jamais réussi, disent-ils, à faire vivre pendant 34 heures le bacille dans l'eau distillée, soit que l'on maintienne à l'étuve le tube renfermant la solution soit qu'on le laisse à la température ambiante; les inoculations faites au bout d'un jour avec une culture en solution n'ont jamais rien donné ^ »
Ce chiffre de 24 heures est certainement trop faible et tient peut-être à ce que MM. d'Espine et Marignac ont laissé à la lumière l'eau chargée de bacilles. Nous avons obtenu des ensemencements fertiles avec des dilutions de bacilles diphtériques dans l'eau distillée après 72 heures et plus, la dilution étant maintenue à l'obscurité. A 38^^, 38"*, la mort des bacilles est plus rapide.
D'ailleurs la résistance des bacilles dépend aussi du titre de la dilution. Elle est plus grande dans une dilution très