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Rodet, Soc, de bioL, 1890, p

constamment un développement plus abondant et plus précoce que le B. d'Eberth» et qu'en présence de doses croissantes d'acide phénique, ce dernier ne pousse pas dans les bouillons qui permettent encore le déve* loppement du premier.

Dunbar^ donne, dans un tableau comparatif, les doses maxima ei minima d'un certain nombre de substances, dont on additionne des tubes de gélose et sur lesquels on sème les deux organismes. On trouvera, au tableau que nous donnons plus loin, les résultats qu'il a indiqués.

Ils sont tous dans le même sens, et montrent que, quelle que soit la substance incorporée à la gélose, acide ou alcali, le bacille d'Eberth ne se développe plus à partir d'une certaine dose qui permet le développement du B. coli.

J'ai fait une série de recherches sur l'action comparative de Tacide arsénieux sur ces deux bacilles. Voici les résultats auxquels je suis arrivé. Dans du bouillon, additionné d'acide arsénieux à 1 p. 1 500, le B. coli se développe encore, quoique faiblement. Dans le bouillon contenant de l'acide arsénieux à 1 p. 30 000, le B. d'Eberth ne donne naissance à aucun développement. Dans ce même bouillon à i p. 30 000, le B. «oli se développe abondamment avec production d'un enduit blanc épais à la surface du bouillon. L'acide arsénieux ne gène son développement qu'à partir de la solution de 1 p. 3 000. il se développe alors beaucoup moins bien.

M. Silvestrini (Revue gén, UaL n** 10, 1891) a donné dans un ordre d'idées différent, deux caractères différentiels. D'après cet auteur, le sérum du sang du lapin aurait la propriété suivante : il possède un pouvoir bactéricide marqué vis-à-vis du bacille tjphique, tandis qu'il n'exerce aucune action semblable sur le B. coli. Déplus, le B. d'Eberth, quand on le cultive à 43<^ sur pommes de terre, se développe vite, sous forme de microcoque, tandis que le B. coli garde dans les mêmes conditions de cuUure,les propriétés morphologiques qu'il possède dans les cultures à 37<». L'étude chimique des réactions que ces organismes déterminent dans les différents milieux de culture a donné des résultats intéressants au point de vue de la différentiation. Smith a cultivé les deux bacilles dans du bouillon alcalinisé au carbonate de soude et contenant 2 p. 100 de glucose, de sucre de lait ou de canne. Dans ce bouillon le B. tjphique détermine un trouble après 24 heures, puis le liquide redevient clair. 11 se forme un précipité. Dans le même milieu, le B. coli détermine un trouble et la formation d'une grande quantité de gaz. Après trois ou quatre jours la fermentation est terminée. Le B. d'Eberth décompose les hydrates de carbone à la façon du bacille lactique, par une équation de dédoublement, tandis que le B. coli agit plutôt comme les ferments butyriques.

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