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rarement des formes caractéristiques; de sorte qu'il faut snp- >poser que cette phase de développement se passe rapidement -dans les organes internes. Le parasite se gonfle, perd ses mouvements ; le pigment, dont la quantité est moindre que dans la tierce ou la quarte, forme un amas immobile au centre ; la substance du globule rouge devient très pâle. A la périphérie du parasite apparaissent les lignes radiées préparant la segmentation en 6-10 corpuscules.
Dans le cycle lent ou des croissants nous trouvons les semi-lunes qui sont remplacées par des rosettes, si le type de la fièvre devient plus rapide ; de même si par Tadministration de la quinine le cycle rapide devient lent, et les croissants apparaissent en conséquence.
On distingue quatre phases de développement dans cette forme. La première correspond à la première phase du cycle rapide; dans laseconde1eparasite,aulieudesediviserenrosace, evient ovale et ensuite semi-lunaire. Dans une autre phase es semi-lunes deviennent ovales ou rondes ; mais de telles formes naissent aussi directement des formes amœboïdes. D'après cet auteur, dans les corps ronds se développent des spores sous forme de granulations sphériques au milieu ou à la périphérie du corps. Enfin des corps flagellés, ronds, à contour unique, avec le pigment disposé en couronne, repré- •sentent des parasites Agés. Le développement des semi-lunes dure 3-4 jours ; elles passent par la phase de corps ronds en un jour, après quoi elles peuvent sporuler ou disparaître.
Barbacci résume les différences entre le parasite tierce et quarte ; nous mentionnerons quelques-unes que nous n'avons pas encore signalées. Ainsi dans la quarte le parasite aurait Ja tendance à se contracter, dans la tierce à se gonfler. Le protoplasma, de même que le pigment, est plus fin dans la tierce que dans la quarte. Les corpuscules de division sont plus nombreux dans la tierce que dans la quarte. Les diiféxences entre la fièvre quotidienne et la tierce estivo-automnale se prononcent peu avant l'accès. Le parasite de la quotidienne possède toujours du gros pigment; celui de la tierce -est plus volumineux, doué de mouvements plus lents. Sa nouvelle génération naît presque immédiatement après l'accès
quotidien. — Nous savons que les Italiens font une distinction entre la tierce bénigne printaniëre et la tierce estivoautomnale.
Les différences entre les parasites de ces deux formes sont essentiellement les suivantes.
Le parasite de la forme bénigne est plus volumineux, le pigment plus abondant et mobile, la segmentation plus irrégulière, avec des segments de division plus grands et avec un plus grand nombre de spores. Enfin le parasite bénin ne développe pas de croissants.
Nous ne trouvons pas dans la littérature de données précises sur les modifications du sang comme organe dans la malaria; et c'était surtout Tétude de Thémoglobinurie du bœuf, dans laquelle l'un de nous avait trouvé des lésions remarquables du sang, confirmées par T. Smith pour la fièvre du Texas, qui nous ont engagés à étudier ces lésions dans la malaria.
De même qu'on trouve des lésions des tissus à la suite de l'invasion bactérienne dans toutes les maladies infectieuses, ces lésions ne font pas défaut non plus dans la malaria. Comme il nous semble probable, par analogie avec Thémoglobinurie bactérienne {Comptes rendus de l'Acad. des sciences, 1888; Annales de r Institut de bactériologie de Bucharesty 1888-89, et Virchouis Archiv) , que les parasites font leur invasion dans les globules rouges surtout là où se produit la régénération des globules rouges, et que ces parasites entrent dans les hématies en voie de développement, on comprend que le développement des hématies doive être profondément troublé par ce parasite.
On avait bien décrit les lésions des hématies renfermant le parasite ; mais il ne faut pas négliger les lésions des hématies libres et des leucocytes, qui présentent de l'intérêt non seulement par leur forme , mais aussi par leur valeur dia- 'gnostique et parce qu'elles nous indiquent jusqu'à un certain point l'altération des différentes parties de l'organisme engagées dans l'hématogénèse. Nous verrons que ces lésions portent sur les globules rouges, sur les différentes espèces de leucocytes et peut-être aussi sur les plaques de Bizzozero.
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Nous donnons ici le résumé des observations sur un assez grand nombre de cas.
Dans ]a plupart de ces cas nous avons suivi le procédé de Laveran, en colorant les préparations desséchées et fixées par Falcool éthéré avec le bleu de méthylène, ou bien en examinant dans un thermostat-microscope, réglé à la température du corps, les préparations fraîches. Dans d'autres cas nous avons employé aussi, avec moins de succès, toutes les méthodes indiquées par les divers auteurs pour colorer et conserver les préparations. Nous avons commencé nos recherches en automne 1891 et nous les avons suivies jusqu'en été 1892.
Pendant ce temps nous avons examiné 60 malades suspects, dont 55 atteints de paludisme. L'hématozoaire existait dans 43 de ces cas, il manquait dans 12 cas d'impaludisme chronique. Parmi les cas à résultats positifs il y avait 21 cas du type quotidien : 2 typho-palustres, 11 de fièvre tierce, 5 de fièvre quarte et 4 de paludisme chronique. La plupart des malades étaient de Bucarest et nous avons eu soin de choisir pour nos études surtout des enfants. Les formes du parasite trouvées dans ces cas étaient des corps sphériques, 38 fois; de petits corpuscules, 28 fois ; des corpuscules à pigmentation abondante, H fois; des corps en rosace, 10 fois, des semilunes, 7 fois, et des corps flagellés, 2 fois.