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IV. — ORGANES DES SENS

Les sens peuvent être considérés comme une différenciation de la sensibilité générale; aussi cette sensibilité générale peut-elle par elle-même amener certains actes qui semblent exiger le concours des organes des sens et l'intégrité du cerveau.

Corrélation entre les fonctions du cerveau antérieur et les excitations extérieures. — Le D*" Danilcwsky a voulu démontrer que certains actes complexes, volontaires en apparence, peuvent être exécutés sous Tinfluence des excitations extérieures, par une grenouille privée de ses hémisphères cérébraux. Il a conclu que Tinfluence excitatrice, aussi bien que Tinfluence inhibitoire du cerveau antérieur, peut être remplacée par des excitations sensitivo-sensorielles extérieures. A Tappui de sa conclusion, Danilewskyafaitles expériences suivantes : si Ton place sur les narines d'une grenouille privée de ses hémisphères, un morceau de papier qui empêche Tanimal de respirer, on voit la grenouille enlever le papier avec sa patte; si, au contraire, le papier ne gène en rien les fonctions de Tanimal, celui-ci ne fait aucun mouvement pourTenlever.

Réflexe massétérien. — Ce réflexe existe chez tous les hommes bien portants. M. Ribalkine prétend n'avoir jamais vu se produire de mouvements cloniques en cherchant ce réflexe à Tétat de santé.

Application de la méthfide graphique à l'étude de la pression intra-oculaire et des mouvements de la pupille, — Le procédé, découvert par Siboulsky, consiste à photographier Timage de la pupille. Cette image est reçue sur une bande de papier

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sensibilisée à travers une fente verticale placée de telle sorte qn*elle réponde juste au diamètre vertical de cette image. Si le papier se déplace, Tlmage du diamètre pupillaire donnera une bandelette à bords parallèles, divergents ou convergents, suivant que la pupille restera immobile, se dilatera on se contractera. Les autres parties de rœil marquent aussi leur image. Cet appareil appelé pholocoreographe, permet d'indiquer sur le tracé le commencement, la fin et les difiérents temps de Texpérience. Le D*" BéliarminofF a montrée l'nide de cet appareil, qu*il se produit des changements pupillaires pendant le clignement des paupières et que Tocclusion de Tœil se fait beaucoup plus vite que son ouverture. L'éclairage, même intense, n'a aucune action sur la dilatation de la pupille qui s'opère par voie réflexe. La dilatation directe de la pupille est produite par l'excitation du sympathique. La dilatation REFLEXE, par l'excitation des nerfs sensitifs. La dilatation directe présente une période latente moins longue, arrive plus rapidement à son maximum, et cesse plus rapidement que la dilatation réflexe, La dilatation réflexe atteint son maximum lentement, toujours après la fin de l'excitation, ce maximum est précédé d'un rétrécissement qui correspond exactement à la fin de l'excitation. La dilatation qui se produit jusqu'à ce rétrécissement momentané est dite dilatation PRIMAIRE ; celle qui suit est appelée secondaire. Les mêmes phénomènes se produisent du côté opposé à l'excitation. Si Ton sectionne le sympathique au cou, la période latente de la dilatation réflexe devient trois fois plus longue, l'amplitude de la dilatation diminue; il n*y a pas de rétrécissement momentané, le maximum est atteint plus lentement et le retour à l'état normal se fait graduellement.

La dilatation directe arrive rapidement a son maximum ; le retour à l'état normal est plus court ; le rétrécissement momentané manque.

La dilatation réflexe peut s'opérer en l'abscence de toute communication par le sympathique entre la moelle et la pupille. L'enregistrement graphique simultané des mouvements de la pupille et des modifications de la pression vasculaire montre qu'il n'y a pas de rapport entre ces deux ordres de phénomènes : La période latente de la dilatation directe et de la dilatation réflexe est plus courte que la période latente de l'augmentation de pression dans les carotides. Mais si l'on sectionne les

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deux sympathiques ou cou, la dilatation réflexe de la pupille devient synchrone au rétrécissement des brauebes de la carotide. Lorsque la pression intra-oculaire augmente» la pupille se contracte, ou reste immobile. Pour ces études, M. Béliarmincff s*est servi du manomètre de Schulten, auquel il a adapté un appareil photographique destiné à inscrire les déplacements de la colonne liquide. Il a obtenu les résultats suivants : Si Ton comprime la carotide, la pression intra-oculaire diminue rapidement ainsi que le diamètre des vaisseaux du fond de Toeil ; la pupille tend à se rétrécir. La compression des veines da cou amène une augmentation de tension, mais la pupille se rétrécit encore et cet état de contraction persiste. La respiration et les battements artériels influent sur la pression intraoculaire, mais non sur la pupille. '

De rinégalité pupillaire dans les maladies du poumon. — M. Paternatsky a constaté l'inégalité despupillesdans85 p. 100 des cas de pneumonie croupale. Dès le début on peut constater la dilatation de la pupille du côté lésé. Cette dilatation atteint son maximum le quatrième ou le cinquième jour. Pendant cette période, la pupille réagit lentement à la lumière et se fatigue vite. Peu de temps avant la crise, Tinégalité commence à disparaître. Pendant la convalescence, la pupille du côté malade se rétrécit légèrement ; elle réagit plus rapidement à la lumière que celle du côté opposé. Cette inégalité existe bien souvent dans la phtisie unilatérale : la pupille du côté malade serait toujours dilatée.

De rinégalité pupillaire chez les individus bien portants, — Des recherches de Mœbius, il ressort que la pupille est plus petite chez le vieillard. Sur des soldats, M. Ivanoff a constaté que les deux pupilles sont rarement égales. Sur 150 sujets, il trouvé rinégalité 130 fois. Dans les deux tiers des cas la pupille gauche et la moitié gauche de la face sont plus développées que du côté droit. Le diamètre de la pupille est en rapport direct avec le développement de la face du même côté et des membres du côté opposé.

Nerfs dilatateurs de la pupille. — M. Prjibilsky a découvert sur le chat les faits suivants : Les fibres dilatatrices de la pupille, issues de Tencéphale^ sortent de la moelle avec la huitième paire cervicale et les première et deuxième paires dorsales ; des rameaux communiquants les mettent en rapport avec le sympathique cervical, puis elles se rendent au ganglion de Gaxer, et

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Bortent avec le trijumeau. La section du trijumeau au delà du ganglion supprime la dilatation directe. Ces fibres passent par les nerfs ciliaires longs, car la section de ces nerfs supprime l'action du sympathique ; la section des ciliaires courts et Tablation du ganglion ciliaire ne produisent rien. Une partie de ces fibres part directement de Tencéphale, et suivent sans doute le trijumeau, en effet la section des sympathiques n'abolit pas la dilatation réflexe.

Le centre dilatateur de la pupille est situé dans Tencéphale ; Texistence du centre cilio-spinal de Budge est inadmissible car la section delà moelle au niveau de Tentrecroisement des pyramides abolit complètement la dilatation réflexe de la pupille par les excitations douloureuses.

Développement de la rétine, — Suivant M. Kostewitch, les bâtonnets et les cônes se forment aux dépens du protoplasma des cellules de la couche granuleuse externe, au cinquième mois de la vie fœtale. Dans la couche granuleuse externe se trouvent des éléments non nerveux. La différenciation se faitde la papille vers la périphérie. Le développement de la rétine de rhomme se termine au huitième mois. Lu tache jaune n*existe pas à la naissance.

De$ organes du sixième sens chez les amphibies, — Ces organes, appelés tubercules nerveux, découvert par Schultze et décrits par Leydig, sont, suivant Mitrofanoff en connexion étroite avec le nerf vague. Ils sont, au moment de leur apparition, logés dans l'épaisseur de 1 epiderme, dont ils se différencient complètement à une certaine époque. 11 est certain que la plupart des troues nerveux qui s'y rendent proviennent d'un noyau bulbaire situé en arrière du noyau de l'acoustique. Ces tubercules servent spécialement à percevoir les ondulations de l'eau, et le point de l'espace, d'où elles partent.

H. Db quelquks mouvements associés anormaux qui se montrent

FRÉQUEMMENT DANS LES PIEDS ET LES ORTEILS CHEZ LES NÉVROPA- THES *, par A. Struempfxl. {NeuroL CeniraWl., 1887.)

Quand, le malade, étant couché sur Je dos, on lui dit de placer son pied à plat sur le lit en fléchissant la cuisse sur le bassin et la jambe sur la cuisse, on voit que, malgré lui, dès que la cuisse commence à se soulever, Je jambier antérieur se contracte fortement (saiJJie du tendon), de sorte que Je pied se fléchit sur la jambe, tandis que son bord interne s'élève {flexion dorsale du pied

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oblique en dedans); en certains cas, il se produit encore une flexion dorsale des orteils par le concours du long extenseur du pouce et de Textenseur commun des doigts. Il n'est pas rare de voir ces mouvements associés^ apparaître k Toccasion de rotations simples de la hanche. Enfln, il peut se faire qu'ils dépassent la sphère d*action du côté examiné et occupent simultanément les deux pieds. L'auteur les signale surtout dans les cas d'hémiplégie cérébrale (mouvement associé bilatéral), quelle que fût la nature de rhémiplégie (apoplectique, syphilitique, infantile) ; dans les affections spasmodiques de la moelle (myélites chroniques, scléroses mulliloculaires, affections combinées des cordons); dans les lésions hémilatérales de la moelle (mouvement associé unilatéral du côté paralysé). — Dans la paralysie spasmodique, souvent spontanément, même pendant le décubitus dorsal tranquille, se produit une contracture des orteils et surtout du gros orteil en flexion dorsale ; la crampe persistant, si Ton fait fléchir la cuisse sur le bassin, on voit survenir le mouvement associé décrit ci-dessus ; mais, quand le pied vient à s'appuyer sur le lit, tout disparaît; dès que le malade étend la jambe, la contracture reprend, et ainsi de suite celte contracture est donc liée à l'extension volontaire de la jambe.

m. DbS ItODEà d'KXAMEN ET d'iNTRRPUÉTATION OC L'ETAT DE LA SENSI- BILIlé DANS LE TABES ET LA PARALYSIE GÉNÉRALE TABÉTIQl'E ; par

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