‹ Archives de neurologie (volume 2)Chapitre 40 sur 87 · II. — SEANCE GENERALE · texte numérisé non relu

II. — SEANCE GENERALE

M. ViRCHOw» Dm transformisme, — Combien peu nous savons de l'essence môme de l'hérédité. On en est réduit à la statistique pour distinguer la répétition atavique de la dégénérescence acquise. Mais parce procédé, n'avait-on pas jadis trouvé une gale héréditaire, un favus héréditaire. Sans doute il existe des prédispositions à contracter une maladie, mais de là à la contracter réellement, il y a une distance ; il faut pour cela qu'interviennent de nouvelles causes déterminantes. L'hérédité, elle s'etfectue, par l'acte môme de la génération. Tout ce qui, cet acte terminé, agit sur le germe et le modifie, même quand il s'en dégage une véritable anomalie de développement, tout cela n'a aucun titre à la qualification d'héréditaire. Il s'agit simplement do déviations précoces, prématurément acquises, et, par suite, très fréquemment congénitales. L'hérédité n'en demeure pas moins une propriété générale de la vie même, sur laquelle repose la continuité, la propagation du monde vivant.

M. Mbynert. Mécanisme de la physionomie, — Darwin considérait les mouvements de la physionomie comme un fruit de l'hérédité d'habitudes associées à un but déterminé, puisées chez les aïeux, et se montrant chez les descendants sans que le but primitif ait persisté. Pour M. Meynert, les phénomènes de la mimique sont la résultante même, directe, du mécanisme cérébral sous-jacent. Ils constituent des mouvements réflexes en connexion avec les fibres

308 SOGIETBS SAVANTES.

d/associalion par i'iulermédiaire des images comniéDioratiTes laissées par ces mouvemeats au seia du cerveau. Le même excitant qui détermine une expression de la face modifie rinnenration des artères et, par suite, la nutrition de Tencéphale, d*où une émotion. La mimique se rattache donc ausssi à l'émotivité.

M. Bencdikt. De rimpartanee de la craniamétrie pour la biologie théorique et pratique. — Sa méthode, ses instruments de précision sont supérieurs aux mensurations non mathématiques que Ton exéculait avant lui ^

m. — SECTION D ANATOMIB PATHOLOGIQUE

M. DB ZxNKKE (d'Eriangen). Contribution à la ptUhogénie des hémorrhagies cérébraUê spontanées, — La théorie des anévrysmes roiliaires est exacte. Sans doute les cas très rares dans lesquels on n*arrive pas à constater ces anévrysmes ont besoin d'explication. M. Lœwenfeld distingue les ectasies diflfuses des anévrismes; M. de Zenker les considère comme des anévrysmes diffus. Mais M. Lœwenfeld reconnaît que dans la plupart des cas ce sont des anévrysmes qui sont la source derhémorrhagie et que Tartério-sclérose conduità former ces anévrysmes (Charcot, Bouchard, de Zenker). iAllg. Zeitsehr. f. Psyeh., XLIV, 4.-5.) P. Késaval.

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