‹ Archives de neurologie (volume 2)Chapitre 64 sur 87 · ACCIDENTS MORTELS · texte numérisé non relu

ACCIDENTS MORTELS

Le plongeur à scaphandre peut être mortellement frappé soft subitement au momeol même de* la décompression soit rapidement > quelques heures rarement un ou deux jours aprè» elle. Que)» sont les symptômes qui constituent le tableau clinique de ces terrible» accident»? JMb descrîptîoii »era forcémefit ineompièle, parce ^'il ne m'a îamai» été donné d'observer des cas de ce genre. La mort survient si promptement qu'on arrive presque toojour» tard.

Les expériences qui seront rapportées phis lorn, tes expérience» que j'ai pri» sur cette question auprès de» compagnons de» scaphandrier» frappé» d'accidents mortels, aussi bien qu'un certain nombre d'observations incomplètement exposées, que î'on trouve dans k» travaux de mes devsmeier», »enible»t démontrer qoe dans l'immense majorité des cas îa, mort arrive par le syndrome d'apoplexie par hémorvhagîe cérébrale, que parfois c'est une attaque synrcopale qui termine la vie du plongeur.

Procédons maintenant à l'exposé de ce qui a été publié jusqu'à présent sur ces accidents mortel». M. Leroy de Mérieourt fait simplement savoir que trois plongeurs à scaphandre sont morts subitement en

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quittant le travail sous-marin. Pas d'observations. La lettre de M. de Nayrouse donne sur ce point les renseignements suivants :

u Ceux qui sont morts n*ont jamais expiré au fond de Teau, J

ils remontaient, se plaignant de douleurs internes, au cœur ea |

particulier, se couchant dans leur barque et s'éteignaient au bout ^ de quelques heures. »

Dans la thèse de M. Alphonse Gai, on trouve les trois observations suivantes, fort succintes et incomplètes :

I. — Le 23 juin 1868, à Navarin, Jorgieos Koutchourahi, descendu par une profondeur de quarante à quarante-cinq mètres,

est resté un quart d'heure au fond. Selon la coutume des pion- ^^

geurs grecs, il s'est fait hisser après ce temps ; il est arrivé sur le pont du bateau en parfaite santé ; quelques minutes après, il s'est plaint de tournoiements de tête, et il est tombé sur le pont. Perte delà parole et de l'intelligence; face rouge. Mort subite.

II. — Le 10 juillet 1868, dans TArchipel grec, Manolis Couloumaris, descendu par une profondeur de vingt-cinq brasses, c'està-dire à peu près de quarante mètres est resté environ trois quarts d'heure au fond. Au bout de ce temps, il a fait le signal convenu, et il a été hissé. 11 était sur le pont depuis un quart d'heure à peu près^ et, au dire de ses camarades, il pressait les éponges qu'il avait remontées, lorsqu'il fut brusquement saisi par de fortes douleurs, et presque aussitôt, perte do connaissance absolue. 11 succomba rapidement.

IIL — Le 15 juin 1869, sur la côte de Bengali, le nommé Joannis Xippas descendit par vingt brasses de fond, c'est-à-dire à peu près de trente à trente-cinq mètres. Ce plongeur était descendu pendant cinq jours de suite, et à plusieurs reprises chaque jour, par des profondeurs toujours supérieures à trente mètres, et * «

jusqu'alors il n'avait rien éprouvé de fâcheux, sauf un peu de douleur dans le bras gauche. Le 15 juin, il en était à sa seconde descente, lorsque l'accident lui arriva. Remonté après un séjour de plus d'une demi-heure, il ne parut tout d'abord rien éprouver de fâcheux, et descendit sous le pont de son calque pour se reposer. Ce ne fut qu'une heure après qu'un de ses camarades, descendant auprès de lui, le trouva sans connaissance, la figure rouge, les membres complètement incries et couverts de sueur froide. On essaya de le réchauffer, sans pouvoir y parvenir.

On mil à la voile pour se rendre à Alexandrie, où l'on espérait

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trouver du secours; mais la mort arriva au bout de viogt^quatre heures. Le malade était resté tout ce temps dans rimmobiiité la plus absolue. Il n'y avait pas eu de selles ni de miction. Ceux qui ont assisté à sa mort assurent qu'un peu avant de mourir, il aurait donné quelques signes d'intelligence et de souffrance; mais la paralysie des membres est restée complète.

Le travail de M. Lampadarios ' contient une seule observation, fort succinle, du reste la voici :

Pendant Tété de Tannée 1866 on m'a appelé pour visiter un sieur L... Cet homme plongeait en scaphandre depuis quelque temps pour pécher Téponge, il avait quarante ans. La veille^ étant retiré du fond de la mer, il était tombé dans un état comateux ; lorsque je l'ai vu, il était aux derniers moments, la face boufGc. bleuâtre, comme mort d'asphjxie.

Les observations les plus intéressantes en raison de leur description relativement précise sont celles qui sont contenues dans le travail de MM. Fetzis et Parissis. Je les reproduis intégralement.

Obs. L — Un des plongeurs venait d'ôtre attaqué, il avait perdu connaissance, sa tête était déjà gontlée et noirâtre, sa langue était sortie de ses lèvres enflées, ses yeux étaient saillants, ses membres supérieurs froids, son pouls était petit, faible et filiforme, ses membres inférieurs étaient couverts et chauds par suite des frictions. 11 tomba dans Tanesthésie aussitôt qu'on lui enleva le casque, et tous les soins que prirent de lui ses compagnons furent inutiles. 11 mourut bientôt après.

0ii5. IL — Th. G..., d'Hydra, âgé de vingt-deux ans, s'étaut adonné l'été dernier pour la première fois à la profession de plongeur, faisait des immersions près de Cylhère à une profondeur de moins de vingt brasses. Dix jours avant sou dernier accident, sentit après une immersion des douleurs fortes à la nuque et interrompit ses immersions. Le 7 juillet il les reprit, après avoir fait plusieurs immersions, il en fait sa dernière à 3 heures du soir à une profondeur de dix-huit brasses. Après la décompression et Tenlèvement du casque, il se sentait bien; il fuma et il se préparait à une nouvelle immersion, lorsque tout à coup, un quart d'heure après, il se plaignait d'avoir une forte douleur à Toeil gauche et demandait à ses compagnons si ses veux étaient

* LoC' cil.

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