Période du syndrome spasmodique. — L'examen
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atleutifde ces cas nous rélove des symptômes positiTs, c'est-à-dire des symptômes qui peuvent figurer au tableau clinique et des symptômes négatifs qui ne peuvent et ne doivent pas y figurer.
A). Symptômes positifs. — Ces symptômes sont : a) ceux qui constituent le syndrome spasmodique; dj les symptômes sensitifs; c) symptômes vaso-moteurs; d) vésicaux; ^) génitaux.
a). Syndrome spasmodique. — Un coup d'œil au tableau qui précède suffit pour constater que le syndrome spasmodique n'a jamais manqué; je n'ai pas observé un seul cas dans lequel le syndrome spasmodique ait fait défaut, c'est le syndrome qui seul est constant et doit être par cela même considéré comme le caractère principal, fondamental de la forme iulramyélitique unilatérale, je me crois donc autorisé par la clinique à poser la loi suivante : « Presque toutes, pour ne pas dire toutes les roonoplégies provenant de l'emploi des scaphandres et qui se prolongeaient un temps suffisant au développement des symptômes spastiques, sont spasmodiques » et vice versa^ « il n'y en a aucune qui soit flacide« » Le syndrome spasmodique de la monoplégie provenant de l'emploi des scaphandres ne différant pas au point de vue symptomatologique de celui de mouoplégies spastiques d'une tou(e autre origine, nous serons bref dans la description spéciale de chaque symptôme de ce syndrome. Passons en revue ces symptômes.
1^ Exaltation des réflexes. — Ce signe n'a manqué dans aucune de nos observations. Il est d'une intensité variable, suivant l'excitabilité myélitique. Tous
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les réflexes crémaslérieDs, plantaires ou rotuliens ont été très exaltés.
2° Epilepsie spinale. — C'est un symptôme encore constant. Presque tous les monoplégiques devenus tels par l'emploi des scaphandres tremblent des pieds. L'intensité de ce symptôme est .très variable, c'est ainsi que tantôt elle est seulement spontanée sans pouvoir être provoquée (Obs. XXV), tantôt elle peut être provoquée, mais difficilement; il faut faire marcher le malade pour y arriver (Obs. XXIV), tantôt elle est facilement provoquable (Obs. XXVI)^ enfin l'intensité de ce symptôme (Obs. XXVII), est parfois telle qu'il suffit de relever une seule fois l'avantpied pour provoquer Tépilepsie spinale.
3** Secousses. — Voilà encore un autre symptôme presque constant que Ton voit figurer dans les quatre observations. Elles surviennent surtout la nuit.
4^ Contractures passagères. — Ce symptôme a existé chez deux malades, Observation XXVI et XXVII, le membre paralytique se raidit en extension durant quelques minutes.
5). Dyscampsie articulaire. — Quand on fait communiquer des mouvements passifs au membre paralytique du malade de TObservation XXVII, on sent une résistance notable, sans que le malade s'y oppose.
6). Démarche spasmodique unilatérale droite. — Telle est la démarche du malade de I'Observation XXVII qui est forcé d'incliner son tronc du côté gauche et un peu en arrière pour arriver à soulever sa hanche droite, et de cette façon, pouvoir détacher du sol et porter en avant son membre inférieur droit, qui, à ce
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momeDty décrit un demi-tour en frottant le sot. Son soulier droit s'use très rapidement.
II est temps de passer à l'étude de l'évolution de ce syndrome. II commence à se développer un jnois après l'invasion de la monoplégie. A ce moment, les symptômes qui le dénotent sont les secousses et l'épilepsie spinale. A cette époque, nous n'avons pas examiné le malade pour constater si les réflexes étaient exaltés; mais, malgré cela, on peut l'affirmer, car cela ne «aurait être autrement. L'exagération des réflexes chronologiquement se développe plus ou moins avant que l'épilepsie spinale apparaisse.
Là, le symptôme peut s'arrêter dans son développement, il peut avorter; pour ainsi dire, comme cela est arrivé aux malades des Observations XXIV et XXY. Il arrive parfois que le syndrome se développe un peu plus et que les contractures passagères viennent s'ajouter aux autres symptômes spasmodiques (Obs. XXVI). Une fois arrivé à ce point de développement, le syndrome spasmodique rétrogresse , s'atténue • (Obs XXIV et XXVI), et parfois disparaît complètement, ce qui est arrivé à I'Observation XXV; il n'est resté qu'un certain degré d'exaltion de réflexes, qui révèle la préexistence de la monoplégie spasmodique.
Parfois ce syndrome, au lieu de s'arrêter dans son développement, tend, au contraire, à se compléter et alors aux symptômes, exaltation des réflexes, épilepsie spinale, secousses, contractures passagères viennent se joindre à la rigidité musculaire, la dyscampie articulaire et la démarche spasmodique, ce qui est arrivé chez le malade de I'Observation XXVII chez qui^ une fois arrivé à ce point de développement, il n'a pas
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rétrogressé, mais il u'a pas non plus progressé, maigre Timprudente reprise du travail, les aggravations pas* sagères qu'il a causées et les excès alcooliques.
Nous n'avons pas observé un seul cas où ce syndrome ait progressé et soit arrivé à son complet développement, c'est-à-dire à la contracture permanente, au pied-bot spasmodique.
Or, de cette étude, il résulte : 1^ que l'évolution du syndrome spasmodique de la monoplégie provenant de l'emploi des scaphandres n'arrive presque jamais au terme de son évolution complète ; 2^ qu'une fois arrivée aux stations que nous venons de décrire, alors l'évolution ultérieure, dans la majorité des cas , est essentiellement ré trogressive, parfois peu rétrogressive ou stationnaire, mais presque jamais, pour ne pas dire jamais progressive.
a). Symptômes sensitifs. — On se rappelle que la sensibilité a été trouvée constamment altérée, au moment de l'invasion de la monoplégie. Mais, à une étape yltérieure de la monoplégie cette altération s'atténue, et nous ne trouvons plus qu'une légère diminution de la sensibilité, par exemple, au niveau du membre opposé au paralytique, à savoir l'inférieur gauche (Obs. XXIV). Cette atténuation peut aller jusqu'à la disparition à peu près complète (Obs. XXV), ou tout à fait complète (Obs. XXVI). Il est des cas où l'atténuation de Taltératiou de la sensibilité n'est pas notable (Obs. XXVII).
c). Symptômes vaso-moteurs. — Excepté le malade de rOasERVATiON XXVI, qui avait une sensation de froid au membre paralytique» ceux des Observations XXIV, XXV et XXVII n'en ont pas du tout présenté.
d). Symptômes vésicaux. — Parmi ces quatre obser-
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vations, il n'y en a qu*une seule où Ton observe des troubles vésicaux, qui, dans le cas en question, ont consisté en la nécessité d'uriner dès le besoin perçu.
e). Symptômes génitaux. — Comme symptômes appartenant à ce genre, nous n'avons à mentionner que l'impuissance incomplète du malade de TOBSEavATioii
B). Symptômes négatifs. — Ces symptômes sont de deux ordres ; a) symptômes myatropbiques et b) symptômes céphaliques.
a). Symptômes myatrophiques . — Nous n'avons jamais observé les symptômes qui dérivent de la lésion des cornes'antérieures, à savoir : l'absence des réflexes et la myatropbie, les muscles mêmes bien conservés, et la contractilité faradique normale; ce caractère négatif est d'une importance majeure^ en raison de sa généralisation. En effet : « Presque toutes les monoplégies spasmodiques provenant de l'emploi des scaphandres ne sont pas accompagnés de myatropbie . »
b). Symptômes céphaliques. — Si, d'une part, ces symptômes sout parmi ceux qui, très souvent, figurent dans la période du début, d'autre part, il n'y a pas un seul cas où nous les trouvions à une période ultérieure à son stade du syndrome spasmodique. . Les hallucinations visuelles et le tremblement du malade de I'Observation XXVII sont des symptômes indépendants de la lésion et dus à l'intoxication alcoolique.
Avec un peu d'attention, on ne larde pas à remarquer que le polymorphisme du début est, au moment de l'invasion de la période mouoplégique, remplacé par une uniformité caractérisée par un complexus
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clinique très simple, qui est ie même pour tous les cas, à savoir : monoplégie d*un membre iuférieur quelconque, anestbésie, soit du même membre, soit du membre opposé et parfois troubles vésicaux; en6n, à une étape ultérieure, cette uniformité devient extrêmement monotone, car la symptomatologie à ce stade est éminemmentcaractérisée parun fond commun constant, ne faisant jamais défaut, c'est-à-dire le syndrome spasmodique, qui est l'aboutissant par excellence de la forme inlramyélitique unilatérale.
Or, nous retrouvons ici les deux grands caractères qui caractérisent presque toutes les formes d'accidents spinaux provenant de l'emploi des scaphandres, à savoir : polymorphisme du début, ou entrée en scène éminemment polymorphe et uniformité du dénouement ou évolution uniforme. — A ces caractères généraux, si nous ajoutons les particularités cliniques spéciales des symptômes de la période du début, le mode de l'invasion de la monoplégie, les symptômes positifs et les symptômes négatifs de l'étape ultérieure, enfin la marche de l'affection qui, dans la majorité des cas, est rétrogressive, parfois peu rétrogressive, voire même stationnaire, mais presque jamais progressive, nous avons une affection spéciale qu'on ne saurait, sans la dénaturer, faire entrer dans une maladie spinale quelconque.