‹ Archives de neurologie (volume 4)Chapitre 18 sur 51 · IDIOTIE ET ÉPILBPSIE PARTIELLE · texte numérisé non relu

IDIOTIE ET ÉPILBPSIE PARTIELLE

Observation. — Grand-père et grand'mère paternels paralysés.— Oncle maternel paralytique général,'^ Frères et sœurs morts de convulsions.

Convulsions de deux mois à deux ans. — Méningite à trois ans, suivie d'affaiblissement paralytique du côté gauche. — Premiers vertiges à trois ans et demi, — Premiers accès vers quatre ans. — Diminution progressive des facultés inteltecttielles : idiotie^ ou mieux démence, — Traitement des accès par Vacide sclérotinique, — État de mtiL —Température élevée»— Amélioration.'^ Broncho-pneumonie. — Mort.

Autopsie : Adhérences de la pie-mère à la substance grise. — Décortieation totale f par foyers f de la substance grise. — Induration et atrophie de la substance blanche sous-jacente. Différence de 420 grammes entre les deux hémisphères cérébraux. — Lésions pulmonaires.

Boargui...^ âgé de six ans, est entré le 11 septembre 4882, à Bicètre (service de M. Bourneville).

Renseignements fournis par son père (10 novembre 4882). — P^e, quarante-cinq ans, homme de peine ; pas d'excès d'aucun genre ; assez intelligent ; pas d'accidents nerveux. [Père, cultivateur, mort à soixante-quatre ans tde paralysie j un peu de partout, mais surtout de la langue».— Mère, quatre-vingt-deux ans, bien portante, pas d'attaques de nerfs. ~ Grand^mère maternelle, morte paralysée. *- Pas d'aliénés, etc., dans la famille.

Mère, trente-sept ans, fait son ménage, intelligente, d'habitude bien portante, actuellement convalescente d'une fièvre typhoïde ; elle n'a pas d'attaques, mais est très nerveuse et se trouve quelquefois mal, à la suite de contrariétés. [Père, soixante -quatre ans, fruitier, en bonne santé. — Mère, morte de la poitrine à vingt-huit ans.— Un frère est mort de paralysie générale progressive dans le service de M. J. Voisin, à Bicétre, il y a un an, après y être resté dixhuit mois; il avait commis de nombreux excès de boisson. — Pas d'autres aliénés, pas de paralysés, pas de difformes, ni de suicidés ou de criminels dans la famille.] — Pas de consanguinité.

Dix enfants et fausses couches : i** garçon, quatorze ans, intelligent, pas de convulsions;— 2* fille, morte à neuf ans d'accidents pulmonaires ayant duré huit jours; convulsions iusqa'k quatre ans; était très intelligente ; — 3<^ fille, morte en nourrice à deux mois, on ne sait de quoi ; aurait eu de légères convulsions ; . — 4t* garçon, mort de diarrhée & un mois ; pas de convulsions ; — 5<* garçon, bien portant, a eu des convulsions jusqu'à trois ans; — 6* fausse couche à six mois, sans motifs ; — 7* allé, morte & deux ans et demi de méningite, avait déjà eu des convulsions ; - 8<» fausse couche: — 9^ notre malade; — 1(^ fille, de sept mois, pas de convulsions.

Nol}'^ mnlade. Uiciideparliculier lors de la conceptinriy durant la yrosesse, ni à la naissance. Nourri au sein par sa mère jusqu'à dixhuit mois. A deux mois, premières convulsions ayant duré de cinq à dix minutes. Depuis cette époque jusqu'à l'âge de deux ans, il en aurait eu à cinq ou six reprises ; elles étaient courtes et légères ; pas d'autres détails. Il a commencé à parler et à marcher seul à un an et a été propre vers quinze mois. A trois ans, il était bien constitué y ressemblait aux autres enfants et allait à l'asile. C'est à cette époque qu'il a eu une méningite qui aurait duré six semaines, et pendant laquelle il aurait été quinze jours sans connaissance, délirant, mais n'aurait pas eu de convulsions. Dans le cours de la maladie, le bras gauche perdit la sensibilité et le mouvement; le médecin n'aurait pas exploré la jambe. Après cette maladie, B... marcha difficilement et eut tout le côté gauche plus faible; mais, au, bout d*un mois, il marchait bien et pouvait se servir de son bras gauche. La parole était plus lente qu'avant la maladie ; il ne bégayait pas.

Deux mois après la convalescence, il retourna à l'asile ; il apprenait bien et avait de la mémoire, mais, tous les huit à dix jours, il avait un iiétourdissementt : il tombait par terre brusquement et se relevait aussitôt. Six mois plus tard, ces étourdissements ayant augmenté de fréquence, il fut renvoyé de l'asile; il était âgé d'environ quatre ans. 11 resta alors à la maison. Les étourdissements devinrent plus fréquents et finirent par être quotidiens; souvent il se blessait, et il s'est ainsi cassé toutes les dents.

Le premier accé^ eut lieu en novembre 1884. Dans un accès (février 1882), il se brûla le cou et la figure avec une marmite de soupe et cette brûlure mit six semaines à guérir.

A partir de l'année 4882, il eut plusieurs vertiges et plusieurs accès par jour sans jamais avertir. La parole devint de plus en plus difficile, et, à partir du mois de juillet, la déchéance intellectuelle s'est accusée : il est devenu gâteux, vorace ; la marche s'effectuait difficilement, il désaprit Tusage du couteau et de la fourchette et mangeait lentement avec une cuiller. 11 bave depuis dix-huit mois. Il reconnaît son père, mais moins sa mère; autrefois caressant, il est maintenant indifférent. Les accès et les étourdissements au moment de l'entrée revenaient jour etnm^; mais, la nuit, ce sont plutôt des étourdissements. Depuis sa méningite, il a très rarement des cauchemars; il n'en n'avait jamais eu auparavant. Traitement antérieur par le bromure de potassium. Ni succion, ni balancement, ni grincement de dents. Pas d'accès de contracture. — Aucune lièvre éruptive. Croûtes fréquentes du cuir chevelu. — Diagnostic : Idiotie consécutive à une méningo-encéphaliie ; épUepsie,

Du 5 au 28 octobre, la température s'est toujours maintenue entre 38« et 38o,8, sauf une élévation isolée à 40«, le 8 au matin. Le â6, revacciné sans succès avec du vaccin humain à droite et du

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