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ACCUSÉ DE MEURTRE SUR LE LIEUTENANT-COLONEL RUSSE KUMVEREAO

par L. MoNGERi. {Jcûirb.f. Psych.Jllf 3.)

L'intérêt de ce rapport réside dans les développements en vertu desquels l'auteur rejette l'existence d'une affection mentale. Détails morcelés sur les mœurs turques. P. K.

XXL Contribution a l'étude de l'insanity moral; par A. Hollcendbr; (Jahrbùch. f, Psych., IV, 4.)

La folie morale procède de la mégalomanie bien que, chez les malades en question, le délire des grandeurs n'affecte point une

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forme fixe, ne soit pas stéréotypé. Us sont parfaitement aptes à apprécier les droits d'aulrui et à comprendre leurs devoirs personnels, mais la mégalomanie à laquelle ils sont en proie, les sollicite à lutter contre les principes sociaux. Telle est la substance de la discussion psychologique de M. Hollœnder. P. K.

XXII. Sue la folie impulsive ; par E. Pohl. [Jahrhuch. f, Psych.^ V, 1.)

Les études et observations de Pohl Tentratnent à considérer la folie impulsive comme une neuro-psychose dégénérative, du genre maniaque, qui, se développant chez des individus entachés d'hérédité ou chez des névropathes prédisposés, s'associe assez souvent à certaine.* formes d'aliénation mentale ou à certains états psychopathiques. Elle se manifeste par des impulsions paroxystiques issues de sensations anormales, qui, quelle qu'en soit l'origine périphérique ou centrale, portent le malade à commettre des actes violents ou pei*vers contre lui-même ou ses semblables. P. K.

XXIii. Un cas de folie circulaire ; par Schœper. (JVeuro/. Centralbl.^

Ce sont les troubles de la circulation qui donnent à l'observation son cachet. Chaque période de manie était caractérisée par une fréquence très grande (400-'l28) et une tension très faible du pouls presque dicrote, la température marquant 37»,5 à 37«,6. Inversement, la phase de mélancolie s'annonçait par 60 à 68 battements par minute, le pouls acquérant une tension excessive et la température étant de 37» à 37»,4.

Au moment où la mélancolie va se transformer en manie et inversement, on peut obtenir des tracés tenant plus ou moins de la période qui va venir, c'est-à-dire tenant plus de celle qui va venir que de celle qui précède; mais il faut jouer de bonheur pour saisir la nature sur le lait, car la transformation est prompte. Enfin, si la période maniaque est teintée de dépression, on a un pouls dont la courbe ne se rapporte ni à un stade ni à l'autre, un pouls non classé comme l'état psychique du malade. Ces caractères, qui sont les mômes pour toutes les branches artérielles, suffisent pour éclairer le diagnostic sur la valeur psychopathique de l'humeur du malade et déceler les accès abortifs, l'état psychique s'inscrit en quelque sorte par la tension artérielle. Plus de cent tracés en font foi chez le môme individu. Telle est du moins Topinion de M. Schœfer qui attribue aux troubles circulatoires les complications somatiques (herpès et asthme) qui hantèrent toujours, dans l'observation envisagée, la période maniaque. Les médicaments (nitrite d'amyle, morphine, ergotine, digitale) qui agissent

sur la tension yascuiaire n*eurent au resle que peu ou point d'action sur Tune ou Taulre des périodes. P. K.

XXIV. Un cas de paralysie progressive; parO. Berger. (Neurolog. CentralbL, i882.)

n s'agit d'une forme de démence ayant débuté chez une femme de vingt-trois ans par des attaques d'hémiplégie consécutive à des troubles vaso-moteurs (pâleur, frigidité), avec impossibilité de parler (conservation de la connaissance). Ces sortes d'accès passagers, qui n'ont rien de congestif, sont plus tard suivis de rigidité des membres et s'accompagnent, à une époque bien plus avancée de la maladie, de convulsions cloniques des muscles de la face. L'autopsie ne rend pas compte de leur genèse, que M. Berger tend à rattacher à l'excitation du centre vaso-moteur de Técorce. P. K.

XXV. Idées délirantes et délires; par Siemens. {Neurol. CentralbL 1882.)

Le délire (de la fièvre, des intoxications, des affections somatiques) est consitué par des paroles insensées, des divagations agies et parlées au hasard sans que le malade ail seulement conscience de leur existence. La notion de l'idée délirante au contraire repose sur le mécanisme anormal des conceptions ou associations de conceptions ; ce sont elles qui faussent la conscience du sujet et exercent sur la façon de sentir et les tendances de l'individu une influence pathologique; le malade s'appuie sur les conceptions en question pour agir. Il conviendrait de systématiser cette différence dans la terminologie et de ne point employer indistinctement le mot délire pour l'expression idée délirante. P. K.

XXVI. Sur les courbes sphyghographiques du pouls chez les aliénés ; par H. Grashey. (Arch. f. Psych. m. Nervenk.f Xlll, 2.)

Voici brièvement les résultats de cette étude d'hydrodynamique physiologique. La diminution du travail des nerfs vaso-moteurs engendre non le pouls lent (tardiis) ; mais un pouls dicrote à sommet aigu. Le pouls lent commun est produit par l'augmentation de la résistance de l'ensemble des ramifications terminales de l'artère radiale. Le pouls lent arrondi {rotundo-tardus) des aliénés dérive de la diminution du travail du ventricule cardiaque. Les pouls lents que l'on observe chez la plupart des aliénés ne permettent pas de conclure que les névropathies constitutionnelles doivent être rattachées à une diminution d'action des vaso-moteurs.

XXVII. Manik transitoire consécutive a la fièvre intermittente des OUVRIERS en laiton; par 0. Bins-Wanger. (iVeuro/. CentralbL, 1882.)

L'obsenration est à lire en entier. Le malade avait des accès de cette fièvre depuis trois ans. L*auteur pense que, comme pour la malaria, la psychose qui nous occupe a remplacé Taccès fébrile. Elle en constituerait la forme larvée. P. K.

XXVIII. Notes sur l'épilepsib; par F. Siemens. {Neurol, CentralbL,

Sous ce titre, M. Siemens examine Tallure des pupilles chez une épileptique de vingt ans à partir du cri initial. L*épilepsie datait ici d'un ergotisme épidémique^ et avait opiniâtrement résisté au traitement. Le cri s^accom pagne toujours d'un myosis maxima qui très promptement se transforme, dès la période de convulsions toniques, en mydriase maxima. A la phase d'acmé de cette période Tiris n'existe plus tant la dilatation est extrême; à ce moment, dévination conjuguée des yeux en haut. Le stade clinique entraine une dilatation forte mais non plus exagérée; celle-ci diminue progressivement pendant le stertor et le coma. Finalement myosis. Pendant le myosis et la mydriase maxima, pas de réaction à la lumière. Avis pour la simulation. P. K.

XXIX. Contribution a la casuistique des troubles psychiques transitoires ; par L. Lowenfeld. (Neurolog. Centralbl., 188Î.)

Il s'agit d'une sorte de manie transitoire caractérisée par de l'obnubilation do la vue, de violentes douleurs de tête, des vomissements, des hallucinations de la vue, du désordre dans les idées^ de l'aphasie ataxo-annésique, de l'exsultation survenue chez une femme indemne d'antécédents héréditaires et de tares organiques, mais sujette dès l'enfance à des accès de migraine. Durée : six heures. Les particularités de l'accès font pencher l'auteur vers l'opinion qu'il avait affaire à un équivalent d'hémicranie, à un simple trouble cérébral fonctionnel remplaçant la migraine.

XXX. Hypothermie chez les auénés; par Hbbolo. {Arch. f, Psych.

u. Nervenk. y Xlil, 3.)

Quatre observations de l'auteur montrent que chez les paralysés généraux et les déments, la température peut systématiquement, et progressivement, s'abaisser jusqu'à 30« et môme 25*», 7, sans qu'on

ilO RRVUR DB PATHOLOOTK MBNTALB.

puisse invoquer aucune cause extérieure à l'orpanisnie. Il faut donc penser que le centre ivgulateur de la chaleur a eu dans l'espèce à souffrir; comme on rmcontre des lésions dans le système nerveux central, c'est à ses altérations qu'on doit s'en prendre. P. K.

XXXI. Communications sur le pouls chez les aliénés ; par Glaus. {AUg. ZeUschr. f. Psych., XXXIX, 5.)

Sous ce titre, M. Claus publie les résultats de vingt-cinq mois de recherches sur 126 aliénés hommes, et 82 aliénées femmes. 11 nous donne 32 tracés pris à l'aide du sphygmographe de Marey. D'une manière générale, il consigne que, chez les femmes, le pouls lent (tardus) est plus fréquent que chez les hommes, qu'il appartient principalement à un âge avancé, que les formes de ce pouls ne semblent pas aussi défavorables, quant au pronostic, que le veut Wolff (A//i7. Zeitschr. f. Psych., t. XXIV à XXVI). U l'a notamment observé chez 71 hommes dont 9,8 p. 100 guérissent; chez la femme la proportion des guérisons est dans l'espèce de 20 p. 100. Dans la plupart des cas le pouls suit la marche de la température et souvent dans les mêmes rapports que chez les individus normaux. Passant ensuite aux entités psychopathiquesTauteur affrme n'avoir jamais observé le pouls normal chez les paralj^iques qu'il a examinés à cet égard (13 hommes, 1 femme) ; ou bien le pouls était tricrote avec anomalies telles qu'irrégularités dans la ligne de descente, ou bien il était lent et ne devenait fréquent qu'aux périodes d'agitation, ou bien enfin, il présentait un tricrotisme parfait. En ce qui concerne la folie périodique (4 faits), chaque période n'est pas invariablement accompagnée d'une inégalité dans la tension vasculaire dans la modalité sphygmique: il y a des cas dans lesquels le pouls demeure qualitativement égal à lui-môme, quels que soient le stade, les augmentations dans la fréquence et la force dépendant de changements semblables dans l'action du cœur. En ce qui a trait aux épileptiques (12 observations), le pouls est exce»sivementlent chez les individus d'un certain âge, tricrote et tardotricrote chez les individus jeunes ; il reste à peu près tel quel dans les heures qui suivent l'accès. M. Claus eut l'occasion de prendre un tracé pendant un accès; il nota une fréquence considérable, une plénitude plus grande pendant la période clonique; le pouls ordinaire du sujet qui était tricrote devenait alors dicrote, et môme monocrote pendant les inspirations profondes ; une heure après l'accès il avait repris sa forme originelle. P. K.

XXXIl. Contribution a l'étiologie de l'épilbpsie pendant l'enfance; par Jehn. [Neurohg. CentralbL, 1882.)

Causes : un soufflet entre le cou et l'occiput chez un enfant de

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douze ans; violente frayeur chez un garçon de sept ans. Le premier accès suivit immédiatement ou presque immédiatement la cause. Gaérison à l'aide de K. Br. seul ou associé à K. J. Hydrothérapie.

XXXIII. Altérations de l'êcorcb du cerveau pendant le premier stade

DE LA PARALYSIE PFOGRESSIVh DES aLIÉNÉS; par E. MeNDEL. (NeUTOl,

CentralbL, iSSi.)

Observation dont le tableau clinique était tel que le diagnostic porté fut: mélancolie simple. L*examen microscopique seul décela la paralysie générale. Le début de la lésion est manifesté dans la couche névroglique: épaississement; cellules-araignées; épais feutrage de fibres englobant des cellules-araignées disséminées, les éléments nerveux étant à peine perceptibles; cellules araignées ou connexions avec les vaisseaux remplis de globules blancs; globules blancs dans les parois et les espaces adventices; intégrité des cellules nerveuses. L'auteur fait ressortir que la prolifération rmcléaire et les altérations vasculaires ne constituent pas le stade premier de la maladie et que les lésions les plus intenses occupent le voisinage du centre de la parole, ce qui explique pourquoi la paralysie générale se trahit d'ordinaire par des troubles de la parole.

XXXIY. Sur les troubles spinaux chez les fous pellagrrcx ; par Silvio ToNNiNi. {Rivista di Freniatria, 1883, fasc. L)

L'auteur n'admet pas l'opinion émise par Raggi et Alpago-Novello d'après laquelle, chez les pellagreux, il y aurait le plus généralement diminution on abolition des réflexes tendineux ; il se range plutdt k l'avis de Seppili et arrive aux conclusions suivantes :

4» Chez les pellagreux, à la 3« période, les réflexes tendineux manquent rarement, et quand cela a lieu, on trouve généralement une cause spéciale ayant amené la diminution de l'excitabilité réflexe de la moelle.

2* L'exagération des réflexes tendineux est au contraire fréquente et a lieu parallèlement avec l'état spasmodiqne des groupes musculaires, et est rendue plus apparente par l'élévation de la température.

3° Ce qui vient d'être dit pour les pellagreux à la 3« période s'applique aussi dans les autres périodes, mais dans des proportions moins notables.

4« L'examen de l'excitabilité réflexe des tendons détruit une des analogies qui peuvent exister entre la pellagre et l'ergotisme et coïncide plutôt avec les phénomènes décrits par Brunelli et pa'* Marie chez les individus atteints de lathvrisme.

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L'auleur signale aussi la fréquence plus grande des ostéômes dans Tarachnoîde spinale chez les pellagreuz, qui ont présenté des troubles moteurs et sentitifs prononcés. — Il a rencontré ces ostéômes chez il p. 400 des pellagreuz qu'il a observés, ce qui n'est pas inférieur au chiffre donné par Tamburini pour les paralytiques; il a soin de faire remarquer que ses pellagreuz n'étaient pas d*an ftge avancé. P. M.

XXXV. Anomalies de la nutrition au stade de convalescbncb DE la manie; par Sioli. {NeuroL CentralbL, 4882.)

La période d'agitation se manifesta dans les deuz observations en question par un amaigrissement en rapport avec l'ezcès de dépenses. Kn revanche, la convalescence coïncida avec une augmentation de poids si rapide et si considérable que Tauteur considère celle-ci comme issue d'une trophonévrose. Dans les deuz cas, l'obésité s'accompagna de la production de tuméfactions modérément dures, élastiques, adhérant intimement auz os; pas de réaction inflammatoire même pour celle qui s'ouvrit spontanément (évacuation pendant quelques jours d'une petite quantité d'un liquide séreuz) ; résorption complète dès que reparut l'état normal. L'auteur explique qu'il ne saurait être question d'une périostite cachectique favorisée par un traumatisme ; l'absence d'accidents de ce genre, la période de calme où l'on était alors, la multiplicité des tuméfactions dans l'un des faits, l'amélioration de la psychose et de l'état général, le défaut de phénomènes inflammatoires ou spéciflques contrediraient à pareille allégation. Pour lui, il se serait, dans l'espèce, effectué quelque anomalie dans les centres trophiques, dont l'équilibre revenu dans l'organisme aurait fait justice. P. K.

XXXVl. Contribution a la pstchopothologie du jeune âge; par Drosnes. {Messager de psychiatrie et neuropaihologie, de Saint- Pétersbourg, 4883).

L'auteur cite les cas déjà connus de la forme mentale appelée hébéphrénia en ajoutant deux observations personnelles. L'auteur pense que Vhébéphrénia n'est pas une forme mentale sui generis et croit que c'est l'âge où Tenfant devient adulte qui joue le rôle prédominant dans les manifestations syraptomatiques des psychoses du jeune âge. Bubnoff.

XXXVIL Délire aigu avec dégénérescence diffuse des artères du

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