‹ Archives de neurologie (volume 4)Chapitre 8 sur 51 · REVUE D'ANATOMIE ET DE PHYSIOLOGIE · texte numérisé non relu

REVUE D'ANATOMIE ET DE PHYSIOLOGIE

L Connexions cérébrales et cérébelleuses dés ni" à xn" paires nerveuses du cerveau, — Racines spinales des nerfs sensoriels du cerveau; par C.-F.-W.Rollbr*. {Allg. Zeitssckr. f. Psych, u.psych, g'encArf.itferfïV., XXXVIII, 2et 3.)

Il n'est pas d'analyse qui puisse suppléer à la lecture attentive d'un mémoire d'anatomie puisque les détails constituent la description même. Nous dirons simplement que ce mémoire est divisé en trois parties. La première, sous le titre à' Aperçu des connexions entre les nerfs cérébraux bulbaires^ le cerveau et le cerveletj établit qu'il existe des voies d'union directes ou indirectes entre les organes en question et les deux centres. Par exemple, la plus grande partie des fibres rectilignes du. raphé des pyramides uniraient par l'intermédiaire de la substance grise (richesse du raphé en cellules) les nerfs bulbaires au pédoncule cérébral ; le ruban de Reil contiendrait les fibres cérébrales de l'acoustique, du trijumeau, du glosso-pharyngien ;

i Voyez les Archives de Neurologie^ t. Il, p. 293.

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le faisceau longitudinal postérieur serait en rapport évident avec les noyaux de l'hypoglosse, du facial, de Toculo-moteur externe, du pathétique, du trijumeau, en rapport probable avec ceux de roculo-moteur commun et deracoustique. Le mécanisme de ces continuités exige le tracé de lacis ; même réflexion pour les connexions de Thypoglosse, du glosso-pharyn* gien, de l'acoustique et du trijumeau avec le cervelet. Un résumé des travaux parus sur ces divers points termine cette partie.

La seconde section est réservée aux racines spinales des nerfs sensoriek du cefweau. Le trijumeau prendrait son origine dans la moelle, par sa racine ascendante, au niveau de l'entrecroise, ment des pyramides, dans le renflement latéral de la corne fosiérieuie {caput cornu posten'orts de Clarke) ; le glosso-pharyngien émanerait du cordon cunéiforme (faisceau grêle interne) ; Tacoustique aurait une racine spinale dans le faisceau cunéiforme proprement dit ; enfin, le nerf optique aboutirait, par le ruban de Reil, au faisceau pk'opre dû cordon antérieur qui doit être distingué du faisceau pyramidal de Flechsig. Tel est le squelette de ce chapitre, bourré, au reste, de détails bibliographiques et techniques.

Une dernière partie examine, sous le titre de Considérations, l'influence physiologique qu'exercent les organes centraux sur les nerfs criiniens précités. Pour le cerveau, il n'y a et il ne saurait y avoir de doute. Quant au cervelet, M. RoUer admet son action coordinatrîce sur les nerfs moteurs, son rôle à l'égard des perceptions sensitivo-sensorielles étant absolument inconnu. On ignore également si les racines spinales apportent aux nerfs un courant moteur, sensible, ou double ; ici se place la question de la sensibilité centrifuge, récurrente, c'està-dire irradiant en sens inverse de l'influx du nerf qui tend à gagner le cerveau. Opinions contradictoires de Stilling, Turck, Brown-Sequard, Clarke, Goll, W. Krause, d'une part, et de GoHz, Gerlach, Henle (actions réflexes simples), d'autre part. Malgré une expérience exacte et précise de M. Vulpian, relative au trijumeau, M. RoUer tend à souscrire à l'existence de voies réflexes dans ces racines ; la rapidité et la multitude des mouvements qui succèdent aux impressions sensorielles sans participation de la conscience lui paraissent être concluantes, au cas même où les faisceaux en question contiendraient également des fibres centripètes. P. K.

96 BBVCB D*ANAT01IIB ET DB PHYSIOLOGIE.

II. SOH UN FAISCEAU DB SUBSTANCE BLANCHE JUSQU'aLOBS BAREMENT OBSERVÉ A LA BASE DU CERVEAU DE l'HOHME; par AntOQ BUMM.

(Arch. f. Psyçh. u, Nervenk., XIII. 1.)

Ce faisceau prend naissance à la base de rexlrémité du lobe temporal et se dirige parallèlement au bord antérieur de la bandelette optique, sur la face ventrale du bord inférieur de la cloison transparente, le long de la substance perforée antérieure dont il coulourne le bord médian au milieu de la surface des hémisphères cérébraux. Tangent en avant à la commissure antérieure, il a*épuise sur le septum lucidum sous la forme d'une irradiation en éventail. Large d'environ deux millimètres, il est constitué par des fibres nerveuses à myéline, extrêmement ténues ; son développement est infiniment plus prononcé du côté droit. 11 unirait la cloison transparente & la pointe du lobe temporal. P, K.

III. ObIGINB DU TBAGTUS OLFACTOBIUB ET STRUCTURE DES LOBBS OLFACTIFS

DE l'homme et d'autres mammifâiues ; par G. Golqê. (Arch. Itai. de BioL, 1. 1, p. 454).

Les fibres du tractus olfactorius prennent leur origine, non dans les cellules de la couche grise des lobes olfactifs, mais dans le réseau de fibrilles qui existe dans toute cette substance. Ce réseau lui-même est constitué :

4 « Par des cellules ganglionnaires dont le prolongement cylindraxe se subdivise en totalité en filaments extrêmement minces (premier type) ;

2* Par des cellules ganglionnaires dont le prolongement cylindraxe^ au lieu de se subdiviser, reste distinct et traverse le réseau pour aller s'unir aux faisceaux de la couronne rayonnante (deuxième type) ;

3» Par des cylindraxes, appartenant à des fibres nerveuses dont un grand nombre semblent provenir de la commissure antérieure, et qui se subdivisent à la façon des prolongements cylindraxes du premier type ;

4« Par des filaments provenant des fibres nerveuses qui, conservant leur individualité, vont se mettre en rapport avec les prolongements cylindraxes du second type ;

S*" Enfin, par les fibres du tractus olfactorius.

En somme^ les cellules ganglionnaires de la couche grise des lobes olfactifs sont en rapport avec des fibres du tractus, de la couronne rayonnante et de la commissure antérieure ; mais il n'y a continuité directe qu'entre les fibres de la couronne rayonnante et les cellules ganglionnaires du second type. (îette disposition se retrouve chez tous les mammifères, l'homme compris^ à quelques détails près.

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IV. Variétés des circonvolutions cÉiiéBRJkLES chez l'bommi; par Gh. GiAcoMixi. (Arch. ital. de BioL, t. I, p. 231 et p. 332.)

Les archives ne donnent qu*un résumé de ce long et intéressant travail, pour lequel Fauteur a examiné plus de deux cents cerveaux. Nous nous contentons de le signaler, attendu que le grand nombre de faits qu'il contient en rend l'analyse à peu près impossible,

V. Sur LA STRUCTURE DE LA uoELLK ÉPimÈRE; par J.-B. Laura. (Arch. ital, de Biêl., t. I, p. 146.)

Les recherches de M. Laura ont été faites spécialement sur la moelle épinière du veau. Nous nous bornons à reproduire ses conclusions :

4« Les cellules de la corne antérieure envoient leurs prolongements cylindraxes, dans le plus grand nombre des cas, aux racines antérieures ;

2*' A la formation de la commissure antérieure concourent des libres : a) des différents points de la corne antérieure ; 6) des différents points de la corne postérieure ;

3« Les cellules du noyau de Stilling ou colonne de Clarke sont munies, elles aussi, d'un prolongement cylindraxe, qui se dirige d'abord en dedans, puis, après un long trajet dans cette direction, se replie en dehors, et va constituer un large faisceau, qui se porte dans le cordon latéral;

4* Au cordon latéral arrivent des fibres : a) des différents points de la corne antérieure ; 6) des différents points de la corne postérieure ;

3* Les cellules de la corne postérieure sont munies de prolongements cylindraxes, qui se portent dans les directions les plus variées : a) dans la commissure antérieure ; b) directement en avant aux racines antérieures ; c) dans le cordon latéral ; d) dans le cordon postérieur; e) à travers la ligne médiane, et en arrière du canal central, dans la corne opposée.

On trouve fréquemment dans la moelle des cellules adjacentes, qui envolent leurs prolongements cylindraxes dans des directions opposées, ce qui nous démontre qu'elles servent d'intermédiaire au changement de direction des fibres qui y arrivent. J. Pignol.

VL La reproduction des perceptions de mouvements dans l'espace TACTILE. Recherches de psychologie expérimentale ; par Gabrielc BuccoLA (Extrait de la Rivista de filosofia scientifica, I, fasc. 6, 1882.)

L'auteur arrive aux conclusions suivantes :

i* La reproduction d'une perception quelconque de mouvement

Archives, t. VI. 7

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dans l'espace tactile de la main a une darée tougours plus grande que la perception réelle ;

2* A mesure qu'augmente la vitesse du mouvement excitateur, ou à mesure que diminue le temps de la perception de mouvement dans Tespace tactile, la durée de la reproduction mentale se prolonge davantage. Les erreurs de la reproduction sont inversement proportionnelles à la vitesse du mouvement ;

3* A égalité de conditions d'espace, la zone cutanée qui, par expérience et par habitudes physiologiques, possède un coefficient plus élevé de sens tactile, quand elle est excitée par un corps en mouvement, quelle qu'en soit la vitesse, donne des temps de reproduction comparativement plus brefs que ceux appartenant à la reproduction du mouvement sur les surfaces cutanées dont la sensibilité est moins nette ;

4* La reproduction du mouvement dans les régions cutanées que nous avons examinées, les conditions mécaniques de la vitesse étant supposées identiques, présente des erreurs de temps d'autant plus petites que la surface excitée est plus grande. R. B.

VII. Sur la circulation du sang dans le cerveau de l'homme; par A. Mosso. Leipzig, in-8* de 222 pages avec 87 flg. et 9 planches,

VIII. Des mouvements de l'iris chez l'homme a l'état physiologique^ par G. Jorissennb. (Extrait des Annales de la Société de médecine de Gond, iS%\.)

IX. Etude CRrriQUE expérimentale sur les centres moteurs corticaux ; par A. Marcacci. Travail du laboratoire de physiologie de la Sorbonne {Areh. UaL de BioL, 1. 1, p. 64.)

La première partie de ce travail est seule publiée. La seconde, où la question sera examinée surtout au point de vue clinique, le sera ultérieurement.

M. Marcacci a été amené, par une série d'expériences fort bien conçues, k nier complètement l'excitabilité de la substance grise. Après avoir excité les régions dites motrices du cerveau, il l'anesthésie localement, avec un mélange réfrigérant : l'excitabilité du cerveau, mesurée par l'écartement des bobines de l'appareil de Dubois- Reymond, demeure sensiblement la même avant et après la réfrigération. Nous no pouvons malheureusement rendre compte en détail des expériences de l'auteur : nous nous contenterons de reproduire ses conclusions, que leur hardiesse et leur originalité rend dignes de la plus grande attention :

i^ LsL couche grise corticale n'est pas excitable par elle-même;

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2^ Lecerveaa des nouveau-nés, et même celui des animaux avant la naissance, donne les réactions du cerveau des adultes;

30 Les phénomènes qu'on a attribués jusqu'ici au cerveau, doivent l'être probablement au mécanisme médullaire simple, qui se rapproche beaucoup de celui des actes réûexes spinaux;

4» L'entrecroisement des fibres qui transportent l'excitation volontaire ne se fait pas, au moins selon les résultats de l'expérimentation sur les animaux, au point de la décussation des pyramides, mais probablement beaucoup plus en haut.

X. La perception endoptique de la couleur du fond del'cbil; par C. ËMERY. {Arch. ital. de BioL, 1. 1, p. 225).

L'auteur pense que la perception des couleurs est fortement influencée par la coloration propre du fond de l'œil « par le reflet roupe qui éclaire continuellement notre rétine ». Il croit trouver dans ce fait l'explication de quelques troubles fonctionnels, l'achromatopsie en particulier. Cette théorie, à laquelle on ne peut refuser une certaine vraisemblance, mériterait d'être étudiée plus à fond.

L Des paralysies générales spinales a marche rapide et curables; par L. Landouzy et J. Déji&rine. (Revuede médeciney 4882, n«» 8 et lî.)

C'est une forme nouvelle de paralysie générale spinale que décrivent MM. Landouzj et Déjerine, à qui on doit déjà d'importants travaux sur la pathologie du système nerveux. S'il faut rapprocher cette affection de celle décrite par Duchenne sous le nom de paralysie générale spinale subaigué^ elle en diffère par la rapidité de son évolution et sa parfaite curabilité. A une observation personnelle, les auteurs ont joint une observation inédite du professeur Charcot, deux de Frey, une d'Eisenlohr, deux de Goldtammer et une de Lincoln. Leur malade ayant été, après guérison complète, emporté par la phthisie pulmonaire, ils ont, pour la première fois, examiné la moelle et les muscles.

Après ou sans une courte fièvre, sans aucune douleur, un adulte (ou un enfant) s*aperçoit que ses forces vont s*affaiblissant. Au bout d*un mois environ, Timpuissance motrice est telle que, condamné au lit, il ne peut seulement pas s'y tenir assis, ni manger seul. Réduit en même temps à Tétat squelettique, ses membres n*ont aucune altitude vicieuse, tant Tatrophie se répartit également. La comparaison avec un malade atteint d'atrophie musculaire progressive montre quelle disproportion existe entre l'atrophie et la paralysie bien plus marquée que celle-là n'aurait fait croire. Il s'agit bien d'une amyotrophie paralytique. La face, le diaphragme, les intercostaux, les sphincters sont respectés ; nulle altération de la sensibilité.

Avec rabolition complète des réflexes tendineux existe une exagération considérable do la contraction idio-rousculaire, des palpitations fibrillaires, une diminution de la sensibilité électrique, le phénomène de la contraction secondaire (Brenner), et enfîn la réaction dégénérative. L'excitabilité des troncs nerveux a baissé.

Après être demeurée deux ou trois mois stationnai re, Taffection s'amende progressivement. Au bout de six à huit mois, le malade, malgré l'absence de réflexe patellaire, est rendu à la vie commune ; ses muscles ont recouvré volume et puissance. Rien chez l'un d*eux, suivi durant quatre ans, rien n*a démenti la guérison.

A Tautopsie du premier sujet, les muscles offrent, à l'œil nu, leur couleur et leur volume normaux ; la moelle est anémiée, ses racines normales, les nerfs des membres manifettement .atrophiés.

L'examen histologique a conflrmé les prévisions de la clinique. Les lésions médullaires occupaient les cornes antérieures dans toute la hauteur du névraxe. Les grosses cellules motrices globuleuses, atrophiées, plus pigmentées, granuleuses, privées par place de prolongements sont bien moins colorées par le carmin, et vraisemblablement en voie de réparation. Telles sans doute les altérations des paralysies diphthériques, qui, à l'inverse des téphromyélites ordinaires et pareilles à celles ici décrites, permettent après des troubles aussi profonds le retour de la fonction. A travers ces cellules malades, le faisceau pyramidal indemne ne peut transmettre aux muscles Tincitation volontaire.

Les fibres musculaires dûment striées offrent une multiplication abondante des noyaux du sarcolemne et de la substance contractile elle-même; le protoplasma qui les entoure s'est infiltré de pigment.

Quant au diagnostic, on peut facilement distinguer l'affection de la paralysie spinale aiguë de l'adulte, qui se dislingue, <iu début, par la brusquerie des accidents, la fièvre intense, la paralysie musculaire d'emblée au summum, bien loin d'être progressive. Il y a ici, à la période d'état, prédominance de l'amyotrophie paralytique sur certains groupes musculaires, tandis que là elle porte également et symétriquement sur tous les muscles.

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Nulle notion étiologique. Il existait, dans la moelle examinée, un vieux foyer de paralysie infantile.

Au traitement général tonique, on joindra Tusage des courants faradiques qui retardent la dégéneTation du muscle séparé de son nerf. (Brown-Séquard, Déjerine.) D. Bernard.

IL Des troubles vertigineux dans le tabès {vertige de Méniét*e tabétique); par Marie et Walton. {Revue de médecine y 1883, n» 4.)

Dans les travaux où cette question a été abordée, on n'a pas re* cherché quelle part il fallait attribuer aux lésions de l'oreille externe et moyenne, & celles du nerf auditif dans la production de la surdité, des bourdonnements d'oreille et du vertige. On n'avait pas signalé encore la grande fréquence de ce syndrome clinique au cours du tabès. MM. Marie et Walton l'ont rencontré dix-sept fois sur les vingt-quatre tabétiques examinés par eux. Us ont avec soin noté dans chaque observation l'état objectif et fonctionnel de Tappareil auditif. Presque constamment, le début du vertige de Ménière tabétique a coïncidé avec celui du tabès. Les symptômes ne diffèrent en rien de ceux qu'on observe alors qu'il ne relève pas de cette affection. Dans le plus grand nombre des cas, l'examen par la montre révéla une diminution considérable de l'acuité auditive, tandis que le diapason appliqué sur le squelette de la télé la montrait normale. La présence de bouchons de cérumen, l'existence d'une myringite, d'une otite moyenne, l'imperméabilité de la trompe expliquèrent cette contradiction. Les auteurs n'ont retrouvé aucune de ces lésions chez trois de leurs tabétiques affectées de vertige de Ménière et douées d'une acuité auditive parfaite» tandis que les sept malades indemnes de cet accident, et plusieurs sujets du même âge pris au hasard, les présentèrent avec une égale surdité. Il faut donc renoncer à faire dépendre le vertige de Ménière tabétique d'une dégénération du nerf auditif. MM. Marie et Walton le rapportent à des lésions des origines cérébelleuses ou bulbaires et des fibres elles-mêmes de la portion de la huitième paire qui provient des canaux semi-circulaires, et préside au sens de l'espace. Cette hypothèse est conforme aux données récentes de l'analomie et de la physiologie, exposées récemment dans ce jour* nal par Erlitzky. D. Bernard.

IIL Étude SUR LA PATEiooÉifiE des ulcères variqueux; par Quénu. {Revue de chirurgie, i882, n°41.)

Frappé du défaut de rapport existant fi*équemment entre le développement des varices et la production des ulcères, des modiQ* cations profondes subies par tous les tissus, les os eux-mêmes du

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membre malade, Tautear a cherché à établir par des recherches histologiques que raltération des nerfs est un facteur important dans la genèse de ces pertes de substance. Il vériRe ainsi par Tobservation anatomique une notion que F. Terrier avait cliniquement établie déjà. La ressemblance existant entre le processus ulcératif et celui des troubles trophiques d*origine nerveuse ressort bien d'ailleurs des divers phénomènes qui précèdent et accompagnent l'apparition de Tulcère^ à savoir : l'œdème, la pigmentation de l'épiderme, les taches rouges prurigineuses, l'hypersécrétion sudoripare, l'allongement des poils, l'incurvation et la déformation des ongles, les troubles de la sensibilité, et finalement la bulle, l'escharre rougeâtre, la plaie à bords inégaux et relevés. Dans les six cas examinés, la névrite interstitielle n'a jamais fait défaut. Le nerf, pris dans lés tissus sains, est augmenté de volume; ses veinules dilatées. Le tissu conjonctif du névrilème s'hyperplasie autour des veinules d'abord, puis peu à peu autour des faisceaux primitifs ; la gaine lamelleuse se fusionne avec lui. Les faisceaux primitifs sont pénétrés et leurs tubes nerveux dissociés, atrophiés par des travées fibreuses et vasculaires, sans aucune névrite parenchymateuse concomitante. Il n'y a pas là inflammation propagée, car on la trouve loin de l'ulcère, sur les nerfs profonds; elle n'offre aucun des caractères de la névrite ascendante. Le développement de la sclérose est constamment parallèle à celui des varices, des veines du nerf ou de celles qui l'avoisinent. Le nerf, qui résiste si énergiquement aux irritations mécaniques, est atteint ici dans sa circulation même et peut réagir sans lésions très avancées. Le repos facilite la circulation veineuse du membre en général, celle de ses nerfs en particulier. Aiilsl s'expliquent ses heureux effets.

D. Bernard.

IV. Contribution a l'étude des lésions du bulbe consécutives a la MÉNINGITE chronique; par G. Hayem et C. Girauoeau. {Revue de médecine, 1883, n* 3.)

Si les lésions des nerfs comprimés par les exsudats de la méningite chronique d'emblée, si celles des muscles qui en relèvent sont bien connues, on n'a pas encore parlé des modifications subies par le bulbe en pareil cas. Deux observations ont permis aux auteurs de combler cette lacune.

11 s'agit dans Tune d'un exemple rare de pachyméningite osseuse externe, ayant englobé les nerfs de la sixième et de la septième paires; dans l'autre, d'une méningite alcoolique s'étant prolongée sur le tronc de la douzième paire. Ces nerfs étaient réduits à de minces cordons fibreux; les muscles qu'ils animaient, à l'état graisseux. La protubérance et le bulbe avaient subi une atrophie très apparente dans la moitié correspondant à la racine des nerfs

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intéressés. Cette atrophie dépendait d*une raréfaction des filets d'origine, de la diminution du nombre et du volume des cellules de leurs noyaux passés à Tétat fibreux. Ces lésions ressemblent à celles que MM. Dickinson et Yulpian ont décrites dans la moelle des amputés. D. B.

V. Abcès de la BioioN vertêbralb postérieure chez les nouveaunés; DIFFICULTÉS DE LEUR DIAGNOSTIC; par GuÉNiOT. {Revuc fiiensueUe des maladies de l'enfance, février 1883.)

Dans deux cas, au milieu de la région dorsale et au cou, Tautenr a observé sur la ligne médiane, sans œdème ni rougeur des téguments, une tumeur fluctuante, offrant sous l'influence des cris un accroissement de sa tension et une certaine expansion. Il s'agissait d'un abcès Aroid. L'expansion ainsi observée dépendrait des anastomoses nombreuses qui relient entre elles les veines intra et extra-racbidiennes, de la plénitude des réseaux veineux sous-cutanés au moment de TeAbrl. La ponction exploratrice tranchera le diagnostic d'avec certaines méningites. L'expectation semble bien indiquée par le premier fait, car les téguments rougirent et s'œdématièrent bientôt au niveau de la tumeur que le chirurgien, d'abord très indécis, ouvrit d'emblée. D. B.

Y1. Sur l'élonoation des branches du trijumeau dans le traitement DU BLÉPHAROSPASME DOULOUREUX ; par F. Panas. (Avch. d*ophihal' mologie, 1. 1, p. 385.)

A une observation personnelle, l'auteur a réuni trois faits de Kocher, Grainger Stewart et Masing. 11 s'agit toujours de névralgies rebelles ayant résisté à toutes les médications. Le succès de Tétongation dûment pratiquée a été immédiat.

Kocher attribue l'absence de douleurs après l'élongation, con* trairement à ce- qui s'observe après la névrotomie et l'excision nerveuse, à l'absence de névrite sur le bout central. Outre l'inconstance de ce fait, les lésions du nerf tiraillé ne sont pas moindres que dans les deux autres opérations.

L'examen d'un fragment de nerf rompu et réséqué a montré au professeur Panas les tubes nerveux privés de myéline, réduits k la gaine de Schwann et au cylindre d'axe. Ces lésions ne relevaient ]»as de la névralgie, car l'expérimentation sur des nerfs sains les a reproduites. Elles expliquent les succès de l'élongation qui, sous peine d'échec, doit être faite à fond et provoquer l'insensibilité de U région malade.

L'auteur a vu sur le cadavre les tiraillements du nerf sus*orbitaire porter sur le ganglion de Casser. Chei sa malade chloroformée, ils

provoquèrent une issue brusque et abondante de mucus- nasal par la narine du côté intéressé. Après Topération, il y eut tarissement prolongé de la sécrétion. Cette action à dislance dispense de la rechercbe dangereuse des nerfs dans Torbite.

Le lieu du passage du sus*orbi taire est indiqué par le changement de forme du bord du coronal qui, d'arrondi à son niveau, devient brusquement tranchant. Une iacision de trois centimètres, parallèle au sourcil et très voisine de lui, conduit sur le nerf : une incision égale oblique en bas et en dehors, passant à. un centimètre du bord orbitaire, sur le nerf sous-orbitaire. L'apophyse malaire du maxillaire supérieur sert de point de repère.

Les malades n'ont pas été revus longtemps après l'opération. Les résultats définitifs demeurent donc inconnus, aussi bien d'ailleurs qu'après les autres procédés. La simplicité du manuel opératoire, les succès obtenus là où avait échoué la section, feront préférer l'élongation. D. Bernard.

VII. De la surdité dans l'hémiânesthésie bystérioue; par G.-L. WàLToN (de Boston). {Brain, part. XX, 48«3.)

Après une rapide revue de Tétat de nos connaissances sur Thémianeslhésie des hystériques, et notamment les travaux de M. le professeur Gbaroot et de Richer, Fauteur rappelle que Féré (Arch, de Neurologie, 1882) avait déj& constaté chez les hystériques la surdité du côté de Thémianesthésie, ainsi que la perte de la sensibilité au niveau des parois du conduit auditif eiterne, et émis cette opinion qu'il existe dans le cerveau des centres sensiUfs fournissant à la fois aux organes des sens et à leurs téguments. Jolly, Uspenski, avaient, eux aussi, constaté la surdité des hystériques. Gellé, Urbantschitsch avaient vu cette surdité présenter les phénomènes du transfert.

M. Walton a repris sur les hystériques de la Salpétrière l'étude de cette question, et a constaté qu'en effet, tout le conduit auditif externe, et le tympan lui-même participent à l'hômianesthésie ; que le degré de la surdité correspond à celui de Tanesthésie, c'està-dire qu'& une hémianesthésieplusou moins complète correspond une surdité plus ou moins prononcée ; que la surdité des hystériques est soumise aux lois du transfert, et suit les variations de celui-ci.

De plus, et c'est là surtout la partie originale de ses recherches» M. Walton a étudié les caractères de cette surdité dans les cas où rhémianesthésie n'est qu'incomplète, et a constaté qu'alors la perception' des vibrations du diapason par l'intermédiaire des os du crâne est abolie, tandis qu'elle persiste par l'intermédiaire du tympan lorsque le diapason est placé à une faible distance de l'oreille (pourvu qu'il ne s'agisse pas de sons très élevés) ; c'est U

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un fait très intéressant, car il se retrouve chez les vieillards, dans la surdité dite sénile. Et à ce propos, Fauteur fait la remarque judicieuse que cette surdité dite par défaut de transmission osseuse ne tient nullement à une altération des os du crâne, car, loin d'affaiblir la propagation du son, la soudure des différentes sutures devrait, au contraire, la favoriser; si la perception des vibrations, par l'intermédiaire de la boite crânienne ne se fait plu8> ce n*est donc pas dans Tétat des os qu'il faut en recherohei* la raison, mais dans l'état des centres récepteurs ; c'est encore à un état spécial de ces mêmes centres qu'il faut attribuer le phénomène analogue constaté dans l'hystérie. P. M.

VUI. De la syphilis de la mdbllb ; par M. F. Gebifp. {Arch. f. Psyck. u. N&rvenLy XII, 3.)

L'observation qui sert de fondement à ce travail nous parait mériter la peine d'une analyse. 11 s'agit d'une femme de quarantetrois ans portant sur elle les signes d'une infection antérieure, et présentant, à la suite d'une manie puerpérale, d'abord de la mélancolie, puis de l'agitation avec désordre dans les idées. A ce moment ou constate des troubles moteui*s manifestes, tels que du tremblement et des mouvements choréiformes dans les mains et les bras, de la parésie faciale, de l'inégalité pupillaire, de la blépharo ptôse, et, finalement, de l'affaiblissement dans les membres inférieurs. Pendant une quinzaine de jours, la température s'abaisse à 34^ et 30<»,5 pour revenir k la normale et monter brusquement à 40 et 42*». Après des alternatives d'excitation et de dépression, et une nouvelle hypothermie (32*'), la malade, démente, tombe soudain dans le coliapsus et succombe. L'autopsie décèle des taches blanches et des nodosités dans les artères de la base de rencéphale (artérite syphilitique). La moelle offre sur toute la coupe de l'hyperplasie du tissu interstitiel, ainsi qu'un exsudât inflammatoire périvasculaire, qui commençaient à comprimer les éléments nerveux. Inflammation de la pie*mère de cet organe ; artérite très prononcée ; phlébite oblitérante. — L'auteur considère les lésions pie-mériennes et vasculaires comme spécifiques ; les altérations médullaires en seraient la conséquence. P. K.

IX. Contribution aux affections du système nerveux central; par Claus (de Sachsenberg). {Arch^ f. Psych. m. Nervenk., XIL 3.)

L Sclérose cérébro-spinale muUiloculaire. — L'observation complète présentée par Tauteur offre deux particularités :

i<^ En outre des foyers soléreuz disséminés, on rencontre à la convexité des hémisphères de la méningite et des lésions atrophiques chroniques des circonvolutions ascendantes. Rapprochant ce fait de ceux qui ont été publiés jusqu'à cer jour, M. Glaus émet cette loi que c toutes les fois ou au complexus symptomatique delà sclérose multiloculaire s'ajoutent les manifestations évidentes de la démence paralytique, il existe de la niéningo-encéphalite chronique de Técorce aboutissant à Tatrophie des éléments, principalement dans le champ du cerveau antérieur m. 2"* Alors que les procédés de durcissement de la moelle accusent une dégénérescence symétrique des cordons postérieurs à la limite des faisceaux de GoU et de Burdach dans le segment dorsal supérieur^ Texamen microscopique ne démontre que de faibles altérations.' M. Claus mentionne trois faits semblables parmi des psychopathes n'ayant d'ailleurs présenté aucun symptôme d'origine médullaire ; il n'observa qu'une faible augmentation de volume du tissu conjonctif.

IL Atrophie du cervelet chez un dément*épileptique. — Nous relevons dans l'observation fort rudimentaire du malade, de la mydriase gauche, de la déviation de la langue du même côté, de la paralysie faciale droite, une démarche chancelante avec tendance à tomber en avant et difficulté extrême de se redresser. La progression des phénomènes entraine dans les deux derniers mois, l'alitement presque constant. L'étude macroscopique se résume en l'existence d'altérations méningitiques chroniques, d'ime sclérose très prononcée, au pourtour delà corne d'Ammon et de la circonvolution de l'hippocampe du côté droit, avec nombreuses pertes de substance, d'une diminution de volume considérable des circonvolutions du cervelet, devenu jaune-blanchâtre. Induration de ces régions; réduction des zones corticales atrophie de l'olive droite. P. du cerveau revêtu de ses membranes i3i>0. P. du cervelet 110. L'analyse microscopique révèle l'intégrité de la moelle, l'aspect classique des points scléreux dans le cerveau. Ces endroits dans le cervelet sont caractérisés par une rougeur intense, l'atrophie des cellules de Purkinje et des cellules de la couche externe, l'épaississement strié des parois vasculaires couvertes de granulations graisseuses et de cellules granuleuses ; la substance blanche est sillonnée de tractus de tissu conjonctif fortement teintés en rouge ; atteinte partielle du corps rhomboïdal.

m. Sous le titre de forme de dégénérescence pa$*tieulière de la

RBVUB DB PATHOLOGIE NERVBUSB. 107

moelle de rhomme, Fauteur appelle rattention sur un foyer de myélite chronique ovale mesurant un centimètre qu'il rencontra chez un paralytique général dans la zone intermédiaire antérieure du cordon latéral. Ayant constaté, en outre, les lésions classiques de la méningo-périenccphalite, il rapproche ce fait des observations de Westphal dans lesquelles la sclérose en foyer a affecté la forme dedénience paralytique.Westphal aurait également vu plusieurs fois semblable altération à localisation identique, notamment dans un cas de dégénérescence des cordons postérieurs, sans psychose. P. K.

X. Des rapports qui lient l\ syphilis au tabès; par M. Pi'sinelli. {Arch, f, Psych, u, Ntrvenk., Xll, 3.)

L'auteur a dressé une statistique h Taide de cinquante et un cas d'alaxie locomotrice. Absence de syphilis antérieure ou actuelle dans 47 p. 400. L'infection avait précédé la maladie en seize cas (31 p. 100); neuf malades (17,6 p. 100) avaient eu un chancre sans accidents secondaires bien certains. Deux autres faits sont absolument douteux quant à la nature du chancre constaté. Deux observations sont relatées en détail ; les tabéliques en question avaient présenté, l'un un exanthème syphilitique grave, l'autre des accidents cérébraux de même nature. Les premiers symptômes de l'ataxie se montrèrent dans les deux cas de six à vingt-un ans après l'infection. Ces documents sont loin d'entraîner la conviction que la syphilis ait engendré le tabès, car, sur huit autopsies qui purent être pratiquées, on ne rencontra que trois fois des lésions viscérales (testicule et système osseux) ; de plus, môme chez les tabétiques antérieurement infectés, le traitement antisyphilitique ne donna jamais de résultat éclatant. Telle est la conclusion de M. Pusinelli. P. K.

XL Contribution a l'étude des troubles de l\ sensibilité et

DE l'acuité visuelle DANS LES LÉSIONS DES CIRCONVOLUTIONS

cérébrales; par le M. Bbrnhardt. {Arch. f. Psych» ti. Nert;en*.,XII, 3).

L'auteur, à défaut d'autopsies, discute le diagnostic des quatre observations suivantes, à la lumière des faits de ce genre déjà publiés par Nothnagel, Vetter, Gelpke, Kahler, Senator, Hoffmann (F.-A.), Petrina, Baumgarten, Curschmann, Wernicke, Westphal, Samelsohn et des études expérimentales de Munk.

Observation 1. — 11 s'agit d'une femme de cinquante-trois ans présentant, en mai 4877, des nausées, des vomissements, un

affaiblissement très prononcé du côté droit, sans perte de connaissance; quelque embari*as de la parole : rétablissement au bout de quatorze jours. En février i878, elle se plaint que Fœil droit, en arrière duquel elle avait éprouvé une sensation de pression, y voit moins; en même temps elle ne peut se servir de la main droite. La malade voit comme à travers un nuage ; l'examen démontre que Tobnubilation bilatérale occupe les trois quarts supérieurs de la moitié droite du champ visuel, tandis que Facuité centrale et le fond de Tœil sont restés normaux. Âchromatopsie de la zone affectée ; l'appréciation des distances a subi une altération parallèle dans la même région. Affaiblissement évident de la sensibilité du bras droit, principalement à partir du coude jusqu'en bas, la pression et la pesanteur y sont imparfaitement perçues ; Tinflexion de la main sur la face dorsale de Ta vant-bras détermine des mouvements involontaires dans les doigts auxquels d'ailleui*s, on peut imprimer des mouvements qu'ils conservent sans que la patiente en ait conscience.

Obs. II. — Un homme de cinquante ans, atteint de sciatique, est pris soudain d'hémiparésie gauche de courte durée à la suite de prodromes d'ordre sensilif ; pas de perte de connaissance. Hémianopsie totale et paresthésie du même côté. Sept mois après, convulsions cloniques du bras gauche à plusieurs reprises; légère fatigue intellectuelle.

Obs. III. — A la suite d'une émotion violente une femme de quarante-cinq ans ressent un affaiblissement psychique dont elle a conscience, puis, de temps à autre, des secousses dans les extrémités gauches. Pas de paralysie ; diminution de tous les modes de la sensibilité y compris l'excitabilité électro-cutanée et électro-musculaire. Légère parésie du facial inférieur et mydriase pupillaire du même côté. Hémianopsie homolatérale ; papilles rouges à contours mal limités.

Obs. IV. — Symptomatologie identique et, en outre, alaxîe de l'extrémité atteinte, les troubles de la sensibilité, s'étendant aussi à la moitié correspondante du cou, de la nuque et du tronc.

Ces attaques d'hémiplégie brusques qui surviennent sans perte de connaissance et ne sont imputables, en somme, qu'à des troubles de la sensibilité excluent, dit M. Bernhardt, l'atteinte de la capsule interne et des ganglions de la base ; il est plus probable qu'elles émanent de lésions dam les zones corticales en rapport avec la perception sensible. U hémianopsie doit être considérée con;me une complication dureste de même ordre [zones occipitales de Munk). Les fonctions sensitives sont en définitive plus ou moins troublées selon que les altérations ont plus ou moins progressé en étendue comme en profondeur. P. K.

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