XII. D'UxNE AFFECTION SPINALE PARTICULIÈRE ORSERVÉE CHEZ DES
buveurs: par G. Fischer (de Caniistatt). {Arck. f. Psych. m. iV«'venk., XIII, 1.)
L'inlérèt de celle élude clinique pure gll dans les parliculariiés suivantes : à la suite d'excès alcooliques et nicoliniques, deux individus présentent une parésie, avec atrophie du système musculaire. L'excitabilité électrique a disparu et Ton note |la réaction dégénéralive de Erb. Les muscles de Téminence thénar dont la moUlité volontaire est inlacle sont insensibles au courants faradiques et galvaniques^ toutes chances d'erreur ayant élé minutieusement écartées. En même temps, il existe une ataxie incontestable de la diminution de la sensibilité cutanée, un certain degré d'analgésie; Je sens musculaire et les réflexes patell aires ne se manifestent plus. Ralentissement des réflexes cutanés» doubles sensations et autres anomalies de la perception douloureuse. En outre, état fébrile, symptômes gastriques, affaiblissement de ractivité cardiaque avec accélération du pouls. Facultés intellectuelles exlraordinairement faibles. La guérison s'effectue, du moins à peu près complètement. M. Fischer rapproche ces faits de ]& poliomyélite antérieure subaiguè ; il pense qu'une partie des symptômes doivent ôlre rattachés à des altérations de ce genre dans les cornes grises antérieures.
XIII. GlIOME A L*EXTRÉUITÉ SUPÉRIEURE DU FILUM TERMINALE AYANT CUU- PRIMÉ ISOLÉMENT LES FILETS NERVEUX VÉSICAUX l par B. LaCRMANN.
(Arch, f. Psych. m. Nei^enk,^ XIII, 1.)
Un homme de qua.rante-six ans souffre depuis deux ans de douleurs en urinant, la miction ne s'exécute souvent qu'au prix des plus grands efforts, tandis qu'à d'autres instants l'urine s'écoule malgré lui goutte à goutte. Six mois plus tard, il est pris de dyspepsie accompagnée de douleurs et de vomissements; il maigrit. Peu de temps après, il ressent des pareslhésies (formications, sensations de chaleur et de froid) dans les extrémités inférieures. A son entrée à rhôpital, on constate de l'athéromasie des artères périphériques, de l'hypertrophie du ventricule gauche ; on perçoit la vessie sous la forme d'une tumeur dure extrêmement sensible à la pression. Des sondages antiseptiques répétés évacuent une urine d'abord claire ne contenant que peu de sédiment, puis sanglante et albumineuse ; dès lors la miction s'effectue spontanément sans efforts, mais en causant des douleurs très intenses. La région vésicale demeure excessivement sensible. Les phénomènes ultérieurs sont tels que l'on porte le diagnostic de carcinome de la vessie. L'émaciatiou et radynamie s'accroissent si rapidement que le malade meurt dans le collapsus un mois après son admission.
Voici ce que Ton rencontre à l'autopsie : Textrémité conique de la moelle est en quelque sorte fichée dans une tumeur de six centimètres de long qui, réduite en haut, se continue dans le filuni terminale, sur une distance de neuf centimètres. Sa constitution ressemble à celle de la substance blanche du cerveau; la surface en est un peu lobulée sur certaines coupes. Les branches nerveuses de la queue-de-cheval sont partout indépendantes du néoplasme qui, d'ailleurs, ne renferme aucune fibre nerveuse; il est composé de cellules rondes et allongées ici en amas, là en rapport avec un épais treillis fibreux : cellules araignées. Par places, globules granulo-graisseux. Nulle dégénérescence dans la moelle, -r- Les rapports, la nature de la tumeur, son lieu d'implantation, l'intégrité de la queue-de-cheval expliquent la paralysie isolée des nerfs vésicaux, à l'exclusion des autres filets nerveux. M. Lachmann pense avoir eu alfaire à une tumeur congénitale analogue à certaines formes de tumeurs du sacrum. P. K.