‹ Archives de neurologie (volume 5)Chapitre 27 sur 41 · SAIN · texte numérisé non relu

SAIN

0,0001 mm

. carrés.

0,0023 mm. carrés

En moyenne, les surfaces des ganglions normaux avaient : m 0048 carrés et celles des ganglions réduits : m 0006.

Les ganglions étant des éléments constitutifs du corps, dont la forme se rapproche de celle de la sphère, leur contenu sera une fonction de la troisième puissanee de leurs rayons. Au lieu de la valeur du rayon, prenons la moyenne du diamètre transversal des ganglions sains (O* 032) et celle des ganglions atrophiés (0 m 40). On voit dès lors que le volume des ganglions sains est, par rapport à celui des ganglions malades, à peu près comme 32,768 : 1,000 ou 32:1.

11 en résulte donc : que les ganglions placés sur les côtés de la tumeur étaient devenus, par suite de la pression, à peu près trentedeux fois plus petits qu'à Vétat normal,

1 Krause, clans son Traité d'anatomie générale et de microscopie (Ha^ novre, 1881, p. 162), donne comme longueur moyenne des ganglions de la moelle 0,07 mm. et cQinrne largeur 0,055 mm.

igitizedby VaOO*

Nous entendons souvent reprocher aux expériences faites sur les animaux vivants, qu'elles créent des conditions anormales,, qu'elles dépendent des circonstances fortuites qu'on ne peut pas prévoir et qu'elles ne sauraient, par conséquent, être reportées sur l'homme.

Tout en accordant que la valeur de ces expériences dépend des particularités individuelles de l'expérimentateur, qu'elles peuvent franchir certaines limites, on doit être d'avis que pour connaître les phénomènes qui se produisent chez Yhommç, on doit surtout faire des observations sur lui, des observations cliniques dans lesquelles on peut établir d'une manière précise et scientifique les rapports avec les causes naturelles fondamentales. — Car un phénomène pathologique est le résultat d'une expérience faite par la nature sur l'homme, et une telle expérience ne trompe certainement pas, car elle est l'expression réelle d'une fonction humaine dérangée, et doit nous montrer clairement et nettement la fonction naturelle d'un organe malade, dans le cas où on aurait constaté que la lésion matérielle d'un organe est la cause de cet état pathologique. Pour le clinicien qui doit interpréter la nature humaine, l'expérience sur les animaux ne doit pas être le seul, ni le plus préféré des moyens pour ses recherches, mais bien un moyen indispensable pour compléter ses observations cliniques, contrôler l'interprétation des phénomènes pathologiques, et remplir les lacunes qui existeraient dans ses déductions forcément restreintes par les limites naturelles de l'observation'chez l'homme. C'est pour cela que toute modification matérielle survenue dans le système nerveux central chez l'homme, dont la marche a été suivie attentivement et contrôlée pour l'autopsie, a l'avantage, sur une expérience analogue faite sur un animal, de nous apprendre des faits certains et ne permettant pas l'équivoque, et dont on peut sûrement tirer des conclusions absolues.

Ainsi le cas décrit plus haut nous donne quelques aperçus intéressants et inconnus jusqu'à présent sur la nature et sur certaines propriétés des éléments de la moelle épinière, d'autant plus précieux qu'il seraient difficilement réalisables par voie expérimentale.

Nous voyons d'abord la grande faculté d'adaptation à une pression lente et croissante, dont jouissent les tissus de la moelle. Si on connaissait déjà par la voie expérimentale qu'un nerf périphérique peut être comprimé jusqu'à changer complè-

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