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sagittales. Des dessins très finement exécutés représentent ces injections, et deux schémas résument les conceptions de l'auteur. Sur ces coupes l'aspect général de l'appareil vasculaire est le suivant : 1° dans la substance blanche, les rameaux artériels ou veineux, sur des coupes frontales et sagittales, apparaissent entre les faisceaux nerveux sous les formes suivantes ; tantôt ils sont rencontrés par le rasoir perpendiculairement à leur direction, et on aperçoit leur lumière centrale, et les rameaux collatéraux qui en partent en divergeant ; tantôt ils sont coupés obliquement, et on n'a sous les yeux qu'une portion du vaisseau avec ses branches collatérales (Fig. XIV et fig. IX de l'auteur) — Sur des sections horizontales, on ne peut suivre les artérioles intramédullaires : elles apparaissent comme des rameaux radiants incomplets, (voy. Fig. II, IV et F de l'auteur). — L'aspect général de la substance grise est le suivant. Sur des coupes horizontales on remarque que le réseau capillaire de la substance grise est surtout riche et dense aux endroits où existent des groupes de cellules nerveuses (ganglin), au niveau des cornes antérieures, c'est-à-dire selon le langage de l'auteur allemand dans la colonne grise antérieure (Grauen Vordérsaulen). La commissure est pauvre en vaisseaux; ils sont parallèles à ses faisceaux nerveux ; la substance gélatineuse centrale en est tout à fait dépourvue (voy. Fig. IV), ainsi que le canal central, qu'on peut sans doute considérer avec Roudanowsky comme un espace lymphatique. L'extrême richesse du réseau capillaire au niveau de la colonne cellulaire de Clarke mérite d'attirer plus particulièrement l'attention (voy. Fig. IV. a). L'auteur ajoute que, dans un certain nombre de cas, il a réussi par des injections très pénétrantes, à voir tenu les mailles de ce réseau capillaire un autre réseau plus dense encore et qu'il désigne sous le nom de réseau intercapillaire (voy. Fig. VU vue avec un grossissement de 145). — Dans la corne postérieure, on voit un réseau allongé de sa pointe ou extrémité radiculaire vers son col : ce qui lui donne cet aspect, c'est une branche de la racine postérieure dont les rameaux affectent la disposition d'une touffe vasculaire coniforme. (Voy. Fig IL p. art. Radie. post.J — Nous devons rappeler que la richesse et la disposition générale de ce réseau de la substance grise avait déjà été signalée par nous lorsque nous disions : « Un mot maintenant relativement à la disposition des réseaux capillaires dans la moelle épinière. Un réseau
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à mailles très fines et quadrangulaires dessine très exactement la forme de la corne antérieure suivant les régions. Les cellules disparaissent an milieu de ces mailles; c'est à peine si elles peuvent y trouver place. On sait que ce réseau est alimenté en avant et en dedans par les artères médianes; en avant, par les artères radiculaires ; en dehors par des artères périphériques ; et en arrière par les artères radiculaires postérieures. La corne postérieure offre au niveau de sa substance gélatineuse un beau réseau capillaire allongé d'avant en arrière. La commissure blanche présente un réseau transversal, etc.. » Nous aurons encore l'occasion de montrer combien nos descriptions quoique succinctes sont précises, et ne diffèrent en rien quant au fond de celles de y. Adamkiewicz. Mais poursuivons l'étude du réseau capillaire de la substance grise. Sur des coupes sagittales passant par la substance grise des cornes postérieures on voit facilement la série des artères qui entrent dans la corne postérieure ; elles se rencontrent au nombre de cinq à sept dans une hauteur d'un centimètre. Ces pinceaux vasculaires se terminent dans le col de la corne postérieure en un réseau capillaire qui occupe toute sa largeur (voy. Fig. X, H et F). A la région lombaire, le réseau capillaire s'élargit comme la corne postérieure.
Après cette description de l'aspect général du réseau capillaire des vaisseaux de la moelle épinière, M. Adamkiewicz s'occupe de l'étude des artères qui contribuent à sa formation. Il distingue dans cet organe deux systèmes vasculaires : 1* Le système des vaisseaux centrifuges ou de V artère du sillon, 2* le système des vaisseaux centripètes dans lequel il place l'artère médiane postérieure ou (artère de la scissure, arteria fissurx , comme il l'appelle) et tous les vaisseaux périphériques. Pour justifier cette division, il suppose que l'artère du sillon antérieur, quand elle a atteint le voisinage du canal central de la moelle épinière, se divise en une multitude de rameaux divergents qui s'éloignent de l'axe de l'organe, tandis que tous les autres vaisseaux périphériques forment un second système dont toutes les branches vasculaires convergent vers l'axe médian. — Cette conception parait d'adord séduisante : mais elle est spécieuse, selon nous. Elle repose, en effet, sur une compréhension de la distribution anatomique un peu trop schématique : les rameaux de l'artère du sillon n'irradient pas autour de l'axe central dans tous les sens ; son tronc principal est centripète comme
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celui des artères périphériques. Enfin, on devrait comprendre aussi dans ce système centrifuge les rameaux de l'artère de la fissure (artère médiane postérieure) qui, quoique ténus quand ils atteignent la commissure postérieure, s'éloignent de l'axe central. Elle a malheureusement conduit l'auteur à une nomenclature spéciale et difficultueuse : ainsi l'artère du sillon médian antérieur s'appelle pour lui artère du sillon (arteria sulci) ; tandis que l'artère du sillon médian postérieur porte le nom d'artère de la fissure (arteria fissurœ). Ces deux noms différents sont inutiles : nos dénominations d'artère médiane antérieure . et à' artère médiane postérieure sont plus simples, plus en rapport avec les habitudes anatomiques. Elles correspondent à la nomenclature que nous avons adoptée pour le cerveau et pour le bulbe où existent aussi des artères médianes ayant une distribution géographique analogue. Ainsi que nous avons pris soin de le faire remarquer déjà, dans nos travaux, cette disposition des artères médianes répond à une loi générale.
L'artère du sillon (arteria sulci), selon l'auteur all^mand,est une des plus grosses de la moelle, son diamètre varie de m. 135 à 1 m. 270 mm. — de huit à vingt fois plus grand que celui des capillaires (Om. 015à0m. 018). — Elle suit le sillon médian dans toute sa longueur et se divise en deux branches au moment où elle arrive au contact de la commissure. Sur des coupes sa<7iïta/es,passantpar les commissures, on voit les artères après avoir abandonné l'artère spinale s'échelonner les unes audessus des autres. (Cette disposition en échelon pour les artères médianes a déjà été signalée par nous et figurée dans notre mémoire sur la circulation du bulbe). Elles sont accompagnées d'une veine. On en trouve sept environ par centimètre de hauteur ; de sorte que sur une moelle d'adulte qui mesure environ m. 36 à m. 38 de long, on en compte deux cent soixante.
La description de la distribution des rameaux de l'artère du sillon ne diffère pas essentiellement de la nôtre, quoiqu'elle paraisse entrer dans des détails plus nombreux. Nous disions, en effet : « Les artères médianes antérieures parcourent un trajet assez court. Elles fournissent quelques rameaux collatéraux à la partie la plus interne des cordons antérieurs et se terminent en pinceaux dans les commissures antérieures et dans les parties voisines de la corne antérieure. » L'auteur allemand suit dans leur formation et leur distribution périphérique les branches de l'artère du sillon. Il donne le nom aux deux
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branches qui en naissent immédiatement d'artères sulco-commissurales. Au moment où les vaisseaux suleo-commissuraux traversent chaque moitié de la commissure pour se rendre dans la substance grise, ilsparcourent une sorte de canal, où leurs veines les accompagnent: ce canal, sur des coupes horizontales, apparaît comme un prolongement (processus sulci) du sillon médian, qui semble se bifurquer. Parmi les branches collatérales fournies par l'artère sulco-commissurale, deux surtout sont intéressantes : les artères de la colonne de Glarke, et les branches ascendantes et descendantes qui forment ce que Fauteur appelle les anastomoses longitudinales centrales (ou plus simplement, proposons-nous, les artères longues anastomotiques centrales.) Les artères de la colonne de Glarke ne se voient que dans la partie inférieure de la moelle dorsale et dans la partie supérieure de la moelle lombaire, où existe seulement la colonne de Glarke. Ces branches se détachent de chaque côté des artères commissurales et vont par le trajet le plus court se jeter dans la substance grise de cette colonne qu'elles remplissent d'un riche réseau anastomotique. Les branches longues anastomotiques de l'artère sulco-commissurale montent et descendent verticalement dans la substance grise de la moelle de chaque côté du canal central, à quelque distance de celui-ci et s'anastomosent entre elles. On ne peut voir ces anastomoses que sur des coupes vertico-sagittales (antéro-postérieures), faites dans la substance grise à quelque distance du canal central. (Voy. Fig. XII l. s. c.) Sur des coupes horizontales, on les voit sous la forme de deux lumières vasculaires situées de chaque côté du canal central, car elles ont été rencontrées perpendiculairement à leur direction. (Voy. Fig. IV.) Quelquefois même, si l'artère sulco-commissurale a aussi été coupée perpendiculairement, on observe quatre lumières vasculaires au voisinage du canal central, deux de chaque côté. Par les artères longues anastomotiques découvertes par l'auteur allemand, les différentes régions vasculaires inter-médullaires situées à des hauteurs différentes sont unies entre elles. Après avoir fourni les longues anastomotiques et les artères de Clarke, les artères sulco-commissurales se divisent en branches terminales au nombre de deux ou trois qu'on peut voir sur des coupes horizontales : une de ces branches se dirige directement en avant, récurrente pour ainsi dire, vers la substance grise des cornes antérieures, où elle se distribue ; une autre se
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rend dans un point diamétralement opposé, dans la substance grise des cornes postérieures ; la troisième branche est intermédiaire. « En résumé, dit M. Adamkiewicz, voici quel est le champ de distribution des artères commissurales : elles fournissent du sang à la partie grise centrale de la moelle épinière, en occupent symétriquement les deux tiers environ de chaque côté du canal central ; mars, laissant à la périphérie une zone qui est fournie par d'autres vaisseaux. » {Yoy. les Figures schématiques VIII si XVI.) C'est aussi ce territoire de distribution que nous avions assigné d'une façon sommaire à l'artère médiane.
La distribution des veines est semblable à celle des artères : les veines du sillon ou veines médianes sont en nombre égal aux artères. Elles sont formées par la confluence de veines sulco-commissurales, de veines longues anastomotiques, et de veines terminales convergentes qui viennent des capillaires de la substance grise.
Le deuxième système des vaisseaux de la moelle épinière, d'après M. Adamkiewicz, est le système centripète ou des vaisseaux de la couronne et comprend tous les autres vaisseaux de la moelle épinière. La description qu'il en donne ne diffère en rien de celle que nous^vons fournie neuf ans avant lui. Il emploie seulement une nomenclature différente. C'est ainsi qu'il décrit : 1° sous le nom d'artère de la fissure (arteria fissuras) , notre artère médiane postérieure ; 2° tfarterise radicum posteriorum, iïarteriae comuum posticœ posteriorum latérales, nos artères radiculaires postérieures : 3° il ne paraît pas comprendre l'importance des artères radiculaires antérieures, car il ne les dénomme pas, et il les englobe sous la dénomination générale : artères périphériques.
Quoique d'une brièveté sommaire, notre description des artères radiculaires, comparée à celle de l'auteur allemand, paraîtra dune plus grande clarté: «Les artères radiculaires antérieures accompagnent chacun des faisceaux des racines antérieures, et se portent en droite ligne dans la corne antérieure où elles se résolvent en mailles capillaires. » Et pour la corne postérieure : « Les artères radiculaires postérieures sont situées les unes au milieu des faisceaux radiculaires, les autres en dedans» les autres en dehors de la racine postérieure. Les artères moyennes sont surtout destinées à la corne postérieure et à la substance gélatineuse. Les artères externes passent entre les
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faisceaux blancs pour se ramifier ua peu plus haut jusque dans la partie postérieure et externe de la corne antérieure. Les artères internes, plus importantes, accompagnent constamment cette partie de la racine postérieure que M. Pierret a désignée sous le nom de faisceau radiculaire interne. » C'est à ces trois artères (moyenne, interne et externe A.) de la corne postérieure, que M. Adamkiewicz donne les noms nouveaux de arteriœ radicum postoriorum , arteriœ cornuum posteriorum posticae, arteriœ cornuum poster iarum latérales. Sa description est semblable à la nôtre; il a remplacé nos dénominations seulement.. Toutefois nous accordons une importance plus grande que lui au faisceau radiculaire interne qu'il appelle arta % iœ cornuum posteriarum posticœ. (Voy. c. p. p. fig. Il et IV). Il signale encore la présence constante d'une petite artériole postérieure entre le cordon de Goll et le cordon de Burdach, qu'il appelle artère inter funiculaire. Ce nom est à conserver : mais, nous aussi, nous avions décrit ce vaisseau : « A la partie postérieure, il convient de signaler deux groupes d'artérioles coexistantes qui passent entre les cordons de Goll et le faisceau externe des cordons postérieurs. *
Parmi les artères périphériques des faisceaux blancs, nous distinguions comme l'auteur allemand des artères courtes et des artères longues, lorsque nous disions : « Les artères périphériques sont nombreuses, elles pénètrent dans les travées les plus épaisses de la pie-mère entre les principaux faisceaux nerveux. Les plus externes atteignent la partie externe des cornes antérieures, elles sont en général de huit à dix. Enfin, nous avons aussi indiqué la disposition du réseau vasculaire dans la substance blanche : « Les capillaires des cordons blancs forment des réseaux beaucoup plus larges que ceux de la substance grise, et se disposent suivant leur direction. La commissure blanche présente un réseau transversal. Les racines ont des réseaux capillaires qui s'étendent dans le sens des principaux faisceaux. » Nous nous empressons de reconnaître d'ailleurs que les planches de M. Adamkiewicz, faites d'après des injections bien réussies, figurent tous ces détails avec une grande fidélité. En résumé, d'après cette étude critique : Y originalité &z notre travail publié il y a dix ans reste intacte : deux branches artérielles seules ont échappé à notre examen, les artères de la . colonne de Clarke, et les artères longues anastomotiques internes ; mais, il convient d'avouer que la beauté des injections de
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M. Adamkiewicz et des dessins qui les représentent en séries de coupes longitudinales, apportent une précision remarquable à nos connaissances sur la vascularisation de la moelle épinière. Une dernière coïncidence entre les travaux des deux auteurs frappera encore l'esprit des lecteurs. M. Adamkiewicz, comme déduction pathologique à la fin de son travail, établit que les lésions de Tataxie locomotrice, dans leurs phases du début, suivent dans leur développement le champ de vascularisation des cordons postérieurs. Ce fait ne nous avait pas échappé, car avant lui nous disions : « On sait que M. Pierret a indiqué le faisceau radiciilaire interne comme étant la plupart du temps le siège du début de la sclérose ataxique. Il a aussi cherché à établir que les douleurs dites fulgurantes se rattachent à cette lésion. La présence de vaisseaux abondants dans la région [artères radiculaires internes) vient apporter un nouveau point d'appui à cette opinion. (4 suivre.)
II. Note sur le développement du cerveau considéré dans ses rapports avec le crâne; par Ch. Féré. (Revue d'anthropologie, 2° série, t. II.)
Les travaux de M. Féré ont contribué pour une paît considérable à faire connaître les rapports exacts des diverses parties de la boîte crânienne et du cerveau, des circonvolutions et des sillons non moins que des noyaux gris centraux. Par des mensurations nombreuses et précises, il a établi chez l'adulte la position fixe du sillon de Rolando par rapport à la suture coronale, du ptérion et du cap de la circonvolution de Broca, de la branche postérieure de la suture de Sylvius et de la suture pariéto-squammeuse, du lambda et de la scissure perpendiculaire externe. Les lobes occipital et temporo-sphénoïdal ont les mêmes limites que les os qui les recouvrent, et l'on pourrait croire qu'il existe un parallélisme parfait entre le développement d'une région déterminée du cerveau et la région correspondante du crâne.
Dans le but de s'édifier à cet égard, M. Féré a examiné les rapports du cerveau et du crâne de soixante enfants ou fœtus, ayant dépassé le cinquième mois de la vie intra-utérine. L'auteur est parvenu à démontrer que ce parallélisme n'existe pas. S'il n'a pu, dans l'état actuel, établir les lois du développement réciproque de ces parties, il a posé d'importants jalons, pour la solution définitive de cette question.
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Le peu de consistance du cerveau de l'enfant et surtout du fœtus Ta obligé à changer les procédés précédemment employés par lui et le nombre des sujets examinés à renoncer à la congélation du cerveau. Par les fontanelles de chaque côté de la ligne médiane, des chevilles sont enfoncées, destinées seulement à fixer le cerveau et sa faux. L'incision des membranes interpariétales et inter-occipito-pariétales, une troisième incision le long de la suture coronale permettent, en écartant les pariétaux de découvrir, la région pariétale du cerveau, de voir ses rapports avec les sutures du crâne.
Sur quelques fœtus examinés avant le cinquième mois, la scissure perpendiculaire externe, ou à son défaut l'interne, a toujours été trouvée en avant du lambda, de plusieurs millimètres. Pour le reste des observations, nous ne pouvons que donner les conclusions de l'auteur et citer quelques chiffres plus intéressants.
Les chiffres qui indiquent les rapports crânio-cérébraux semblent varier avec l'indice céphalique, mais il y a de nombreuses exceptions à cette règle, qu'il s'agisse de sujets du même âge ou d'âges différents. Chez un garçon et une fille d'un an, ayant des diamètres presque égaux, les distances rolando-coronales étaient chez l'un de quarante-trois et vingtsept millimètres, chez l'autre de trente-un et quatorze millimètres seulement, les autres distanees étant égales d'ailleurs . Une fois même, il n'y avait presque pas de différence entre le cerveau de l'enfant et celui de l'adulte.
Un point donné du crâne peut changer de position avec l'âge par rapport au reste de la boite osseuse, comme il arrive pour le bregma bien antérieur d'abord à la ligne bi -auriculaire. Quoi qu'on ait dit, le sillon de Rolando est toujours postérieur à la suture coronale. M. Féré n'a pu déterminer chez l'enfant s'il était plus ou moins éloigné de cette suture, plus ou moins oblique suivant rage. Le ptérion lui a paru toutefois, quant à ses rapports avec les circonvolutions, plus postérieur que chez l'adulte, il répond au pied de la circonvolution de Broca, au siège même de l'aphasie. Cela dépendrait du mode de développement de cette circonvolution qui, rectiligne d'abord, puis en fer à cheval, se contourne enfin en M, quand apparaît, puis se bifurque la branche antérieure de la scissure de Sylvius. La branche postérieure de cette scissure est constamment d'abord supérieure à l'écaillé du temporal et s'abaisse peu
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à peu vers elle à mesure qu'approche l'adolescence, tandis qu'en même temps la scissure parallèle s'abaisse aussi pour atteindre finalement le lambda.
Les régions postérieures du cerveau, végétatives et sensitives, semblent donc prédominer comme les régions postérieures de la moelle chez le fœtus, prédominance retrouvée par Broca sur un singe adulte. Cet état est transitoire chez l'enfant, car après la naissance, parallèlement à l'apparition de certaines fonctions, se développent les régions psychomotrices. A partir du développement complet, à quelque âge qu'on les examine, sutures et sillons demeurent en rapports invariables.
Au cas de plagiocéphalie, quelle dépende du décubitus et de l'athrepsie, ou du développement anormal très rare de l'un des pariétaux par deux points d'ossification, l'extrémité supérieure du sillon de Rolando et de la scissure perpendiculaire externe sont, l'un plus rapproché de la suture coronale, l'autre plus éloignée du bregmadu côté où la bosse frontale proémine davantage, proportionnellement aux différences de longueur des diamètres obliques. D. Bernard.