‹ Archives de neurologie (volume 5)Chapitre 32 sur 41 · MIQUES RENCONTRÉES DANS LES GANGLIONS PÉRIPHÉRIQUES · texte numérisé non relu

MIQUES RENCONTRÉES DANS LES GANGLIONS PÉRIPHÉRIQUES

par H.-J.-A. Niermeyer. (Arch. f. Psyck. u. Nervenk, II, 1880.)

Les examens que l'auteur a fait de ganglions périphériques et de nerfs chez le lapin, les études auxquelles il s'est livré sur les ganglions caeliaques de cadavres humains pris au hasard ne lui permettent pas d'admettre la réalité des assertions de Brigidi. (Lo Sperimentale, 1878, p. 4164). La prolifération nucléaire et la dégénérescence pigmen taire qu'accepte d'ailleurs Eulenburg dans son traité sous le nom d'infiltration lymphatique ne seraient pas anormales; on rencontre, en effet, dans les ganglions caeliaques d'individus quelconque vieux ou jeunes, ou dans les ganglions spineux des lapins, des proliférations cellulaires interstitielles et des granulations de pigment à l'intérieur ou en dehors des cellules nerveuses, quelle qu'ait été la cause de la mort. P. K.

348 bitub d ahatomib.

IV. Des gsajtulatioxs de Pacchioxi ; par Haxs LlSHr {ABg. Zcitsck. f. Phy$..psyeh. u. geriekti médecin, XXXVm, i.) ■

Prenant leur origine dans l'arachnoïde viscéral, aux termes des injections de Key et Retzios et des expériences de Quincke, ces organes faisaient communiquer les deux espaces sous-duremérien et sons-arachnoïdien avec les sinus veineux de la doremère, en sorte qu'ils constitueraient des voies de dérivation importantes et normales pour les liquides sous-archnoïdiens et 8ous-dnemérien3. Cependant, tout en tenant compte de leur constance chez l'homme, le chat, le chien, le mouton, il importe de se demander pourquoi le nouveau-né et souvent même l'adulte en possède un si petit nombre, pourquoi certaines espèces animales en manquent absolument, pourquoi, enfin, l'arachnoïde au pourtour de leurs touffes, est si fréquemment le siège d'altérations, troubles et d'épaississements? C'est, dit M. Lœhr, qu'il existe deux espèces de granulations ; les petites, purement physiologiques, et les grosses, qui représentent des granulations hyperplasiées, dont la prolifération est parfois telle qu'elles pénètrent comme on sait dans les os du crâne. Ce travail anatomo-pathologique, essentiellement développé chez les aliénés, se rencontre généralement à un âge très avancé ; les observations de M. Lœhr lui ont fait constater concurremment des altérations inflammatoires et des anomalies vasculaires dans la pie-mère, sans que la forme de la vésanie exerçât une influence spéciale sur le processus des granulations. Leur hypertrophie serait en rapport avec les congestions céphaliques. Répétées , elles servent de voies dérivatives aux hypérémies artérielles suivant la formule : la fonction fait l'organe. Que si, comme chez le nouveau-né, l'équilibre des pressions peut se rétablir par l'expansion des sutures et fontamelles, leur présence devient inutile ; leur genèse, et plus tard leur volume exagéré, résulte de l'excitation incessante déterminée par le frottement l'une sur l'autre de l'arachnoïde et de la duremère, alors que la prédisposition (besoin fonctionnel) existe. Ces explications physiologiques, toutes satisfaisantes qu'elles paraissent, ont néanmoins, comme le fait remarquer l'auteur, leurs contradictions avec lesquelles elles sont incompatibles ; telles la série des dégénérescences anatomiques dont les granulations de Pacchioni sont souvent le siège (imperméabilité),

i Voir Arehives de Neurologie, t. II, p. 297.

et leur participation à la partie du revêtement encéphalique dont elles émanent, les compressions qu'elles peuvent exercer par leur accroissement énorme sur des organes voisins (Luscbka, Mendel, Kcy et Retzius). P. K.

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