‹ Archives de neurologie (volume 5)Chapitre 6 sur 41 · II. Remarques sur les accidents déterminés par des · texte numérisé non relu

II. Remarques sur les accidents déterminés par des

FRACTURES CHEZ LES FEMMES ÉPILEPTIQUES ; par F. TERRIER

et H. Luc. (Revue de chirurgie, janvier 1882.)

Les auteurs ont observé sur deux épileptiques une fracture de la clavicule et une fracture complète de jambe. Dans le premier cas, malgré l'absence de déplacement, douleurs locales très vives, s'irradiant dans le thorax, le cou, la face, le membre supérieur du côté répondant à la lésion ; hyperesthésie et contracture du membre supérieur et du cou, contracture interrompue par des crampes violentes. Après la levée de l'appareil, qui les avait peu modifiées, la contracture et les crampes

s'exagérèrent à la suite d'une attaque d'épilepsie, puis d une attaque d'hystérie. Elles disparurent plus d'un an après, sous l'influence variée des courants continus, de l'aimant et de l'électricité statique.

On ne découvre la fracture de la seconde malade sans expression, par moments gâteuse, peu excitable, que par hasard dix jours après l'accident. Elle mouvait en tous sens pied et jambe, et ne voulut jamais croire à sa maladie, qui guérit fort bien dans un appareil plâtré appliqué de force.

Ces observations ne disent malheureusement rien de précis sur la sensibilité générale et spéciale des malades.

Rapprochant ces deux observations de celle d'une malade simplement névropathe, atteiate de contracture de la main et de l'avant-bras droit à la suite d'une contusion, puis d'une affection semblable du côté gauche à la suite d'une fracture du péroné gauche sans réaction dans le membre inférieur, F. Terrier et H. Luc se demandent s'il n'y aurait pas une différence d'innervation entre les extrémités supérieure et inférieure, et si ce fait probable n'expliquerait pas les accidents différents observés sur leurs épileptiques. D. Bernard.

III. Sur les températures inférieures des malades atteints d'une lésion cérébrale ; par Sklowsky. ( Wratsch y 1880, n° 12.)

L'auteur a observé chez un paralytique une température de 31°, 9 — 32°, 3 sous l'aisselle, et de 32°, 3 dans le rectum. Cette température a duré jusqu'à la mort, et l'autopsie a fait reconnaître un ramollissement de la partie postéro-inférieure de l'hémisphère droit du cervelet allant jusqu'au pédoncule cérébelleux moyen. M. Mendelssohn.

IV. Sur un cas de basse température; par Kasyreff. (Wratsch, 1880, n° 12.)

L'auteur a observé pendant quatre jours une température oscillant entre 30°, 1 et 26°, 5 chez un sujet atteint de commotion du cerveau et présentant des symptômes paralytiques dans les muscles du tronc et des extrémités. M. M.

Page 1