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V. La fonction bilatérale et la sinapiscopie ; par Adam

kjewicz. (Przeglad Lekarski, 1880, n 08 47 et 48.)

Àdamkiewicz, trouvant dans le phénomène du « Transfert » mis en évidence par les procédés métalloscopiques un nouvel appui pour la théorie des fonctions bilatérales qu'il soutient depuis 1877, a essayé de provoquer par les sinapismes la même série de phénomènes que ceux dans lesquels les plaques métalliques n'agissent que comme agents irritants. Ayant en effet constaté les mêmes effets après l'application des sinapismes, il désigne la recherche de ces phénomènes sous le nom baroque de sinapiscopie. Le retour de la sensibilité dans le côté anesthésique sous l'influence de l'application du sinapisme a été dans ces expériences un fait constant ; mais le degré et la persistance de ce retour ont été variables suivant les cas. Ainsi la sensibilité douloureuse revenait toujours, mais jamais la sensibilité thermique. Ces recherches, faites avec le concours duD r Adler chez l'homme sain, ont démontré que les sensibilités tactile et douloureuse s'exagèrent à l'endroit de l'application du sinapisme, tandis qu'elles diminuent à l'endroit correspondant du côté opposé qui n'a pas été irrité.

A la fin de son travail, l'auteur développe ses idées sur les fonctions bilatérales, en les regardant comme l'expression des fonctions appartenant à ses nerfs et à ses ganglions symétriquement disposés des deux côtés de l'organisme. M. M.

VI. Sur les altérations anatomiques du cerveau dans les maladies infectieuses; par A. Rosenthal. (Gazeta lekarska, n° 19, 1881.)

L'auteur, examinant plusieurs cerveaux (surtout la circonvolution frontale ascendante et la moelle allongée) de malades morts de fièvre typhoïde, récurrente ou puerpérale, de pyohémie et de scarlatine, a constaté des altérations de ces centres, et principalement dans les cellules pyramidales de l'écorce. Ces dernières perdent leurs prolongements, deviennent rondes, subissent» la transformation adipeuse et dégénèrent. Dans quelques cas, Rosenthal a trouvé un nombre de cellules plus considérable que dans l'état normal, ce qu'il attribue à la segmentation des cellules. Les cellules nouvellement formées contenaient un grand noyau et un protoplasma

très délicat. Il a constaté les mêmes altérations dans les cellulles nerveuses de la moelle allongée et surtout dans le noyau du pneumogastrique et du spinal. Parfois il a eu l'occasion de voir (sur le plancher du quatrième ventricule) un grand nombre d'éléments lymphoïdes sous l'épithélium. L'auteur regarde ces altérations parenchymateuses du cerveau comme correspondant à des altérations analogues d'autres organes survenant dans les maladies infectieuses. M. M.

VII. Léptombningitis h^emorrhagica, PRÉSENTANT LES SYMP- TOMES DE LA PARALYSIE PROGRESSIVE; par BeCHÈTRÈW.

(Gazette clinique hebdomadaire (russe), 1881, n os 8-10.)

L'auteur rapporte l'histoire d'un malade de la clinique de M. le professeur Mierzejewsky, qui présenta pendant la vie le tableau clinique de la paralysie générale, avec quelques particularités : une trop longue durée, dix-neuf ans (à Pétersbourg, ces malades meurent au bout de trois à cinq ans), et un affaiblissement relativement faible des facultés psychiques. A l'autopsie, on releva, outre une thrombose des deux tiers du sinus longitudinal supérieur, une inflammation hémorrhagique de la pie-mère et une inflammation analogue de la dure-mère. L'auteur croit que, dans ce cas, la méningite a été la lésion primitive et que la thrombose du sinus s'est produite secondairement ; cela parait ressortir de ce fait qu'on trouva dans les bronches à peine quelques traces d'organisation. Dans la moelle, on constata un fort développement d'éléments conjonctifs de la névroglie. M. M.

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