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UN CAS DB CONGESTION CÉRBBRALB ACTIVE

après la mort^ — Il n*y a aucune altération des téguments. L'examen des organes Ihoraciques et abdominaux ne révèle aucune lésion capable d'expliquer les accidents survenus pendant la vie et la cause de la mert.

Les poumons sont légèrement congestionnés aux deux bases sans qa*on trouve aucun noyau d^infarctus. Des mucosités épaisses remplissent la trachée et les deux grosses bronches ; rien dans les petites. L'examen du cœur, des gros vaisseaux est négatif; il en est de même pour celui des organes abdominaux.

Télé. — Le cuir chevelu ne présente aucune lésion appréciable. On enlève la calotte osseuse avec la scie, sans entamer la dure-, mère. Ce qui frappe d*abord, c'est Ténorme congestion des méninges et la réplétion des sinus de la dure-mère. A Tincision de la duremère, le cerveau fait aussitôt hernie à travers la solution de continuité. La dure-mère enlevée^ les vaisseaux de la pie-mère nous apparaissent énormes, tortueux, gonflés de sang. — Lapie-mèrese détache facilement du cerveau, après enlèvement de cette membrane, le cerveau, de par la rupture des vaisseaux, se couvre d'une épaisse nappe sanguine.

L'encéphale pèse 1 550 grammes, ce qui est énorme pour un enfant de douze ans, puisque le poids moyen de Tencéphale d*un homme âgé de vingt-un à trente ans est de 1 341 grammes *. — La substance grise est molle et d'un rouge sombre, dans tous les points où on la considère.

Sur les coupes, la surface de section est parsemée d'une infinité de petits points d'un rouge sombre; tous ces points laissent suinter du sang, à tel point qu'au bout de quelques secondes, la surface de la coupe est uniformément recouverte d'une nappe mince d'un rouge sombre.

Un filet d'eau enlève celte nappe de sang et laisse réapparaître les points rouges qui, bientôt, par le suintement sanguin qui recommence vont contribuer à former une nouvelle nappe. Quelque soit la partie du cerveau où l'on fait la coupe, on observe le même phénomène sur la surface de section de la substance blanche.

Les noyaux opto-striés, un peu ramollis, sont gorgés de sang et les coupes fait es au niveau des noyaux, donnent abondamment du sang. Mêmes particularités sur les coupes du cervelet. La protubérance et le bulbe ne présentent presque pas de piqueté hémorrhagique.

Les méninges rachidiennts ne présentent rien de particulier et la moelle, débitée en coupes, ne présente aucune altération visible à Tœil nu. Nous ajoutons enfin que l'encéphale ayant macéré dans

* Le corps de l'enfant a été disposé de façon à éviter la congestion passive du cerveau après la mort. Deux billots ont soutenu le crâne qui de ce fuit se trouvait faire un angle très oblique avec le troMC.

• Sappey. Anat. Deser,, t. 111, p. 42.

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l'eau, ne pesa, après vÎDgl-quatre heures de macération, que 1 2Ô(> grammes il avait donc perdu 330 grammes de son poids, ce qui représentait autant de sang diiïusé dans Teau ; il est probable qu'après une nouvelle macération, le poids se sérail encore réduit.

En somme, il s'agit d*un jeune garçon qui, après avoir subi une réfrigération brusque et intense, est frappé subitement de perte de connaissance.

Après une phase d'excitation très marquée, le malade tombe dans le coma complet, et meurt, trente heures après le début des accidents.

L'autopsie démontre l'existence d'une congestion cérébrale très prononcée, ce qui explique les phénomènes observés pendant la vie.

Ce cas légitime, d'après nous, la réhabilitation de la congestion cérébi^ale idiopalhique active, que beaucoup d'auteurs, depuis Trousseau, voudraient rayer du cadre nosologique *.

REVUE D'ANATOMIE ET DE PHYSIOLOGIE PATHOLOGIQUES

XXXI. Un cas de rage humaine Bnivi dautopsie par le D^ Sano. (Journal de Neurologie, 1900, n» 21.)

La malade qui fait le sujet de cette observation, succomba avec tous les symptômes de la rage trois semaines environ après avoir été mordue à la lèvre supérieure par un chien inconnu.

Un chien cl un lapin ioculés avec le bulbe de la malade succombèrent à la rage; malgré cette confirmation expérimentale du diagnostic clinique M. Sano déclare que l'examen histologique des centres nerveux et des gangUons cérébro-spimaux (ganglions du nerf vague excepté) ne lui ont pas permis de découvrir des lésions suffisamment nettes pour affirmer Texistence d'une infection rabique. G. D.

* Voir Bourneville. Sur le traitement des congestions conséculires à Vépilepsie {Médecine contemp., 1861, p. 208); — Delasiauve. Jou/'na/ </f méd. mentale, p. 65 et 97, 1861); — Moreau (de Tours), Af^rf. coni.^ 1861, p. 5:3.)

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XXXII. Les lésions ganglionnaires de la rage, leur valeTir au point de vue de la sjmptomatologie et du diagnostic ; par vaa Gehlch- TfiN. {Journal de Neurologie ^ 1900, u<>* 19 el 20.)

L*auleur revient dans ce travail sur la question encore débattue de la nature des lésions ganglionnaires de la rage et de leur valeur au point de vue de la symptomatologie et du diagnostic. Ayant examiné dansées derniers temps les ganglions cérébro-spinaux et sympathiques de deux chiens morts de la rage naturelle et d'uc chien mort dix-neuf jours après inoculation du virus des rues sous la dure mère il a constaté une fois do plus que seules les lésions capsulaires des ganglions notamment de ganglions noueux du nerf vague existent du façon constante chez les chiens morts de l'évolution naturelle de la rage et leur constatation est donc un signe certain de la rage.

En outre ce sont ces lésions qui pour M. van Gehuchten sont la cause des symptômes de la rage (hyperathésie, aneslhésie et paralysie).

Si elles font défaut chez les chiens morts de la rage expérimentale aussi bien du reste que les altérations cellulaires et vasculaires c'est qu'elles n'ont pas eu le temps de se produire.

La conclusion qui ressort de ces faits, c'est qu'au lieu d'abattre les chiens mordeurs, suspects de rage comme on le fait encore trop souvent, ces animaux devraient être tenus en observation afin qu'en cas de mort on puisse établir avec une certitude absolue, par l'examen des ganglions nerveux du nerf vague l'existence ou la non-existence de la rage. G. Dfny.

XXXIII. Tumeur rachidienne ; par Walter-E. Cladek. (The New-York

Médical Journal, 14 août 1897.)

Homme de jcinquante-un ans, bien portant, sobre, non syphilitique : douleur entre les côtes et Tos iliaque, s'irradiant parfois vers le testicule et l'extrémité de la verge : mictions fréquentes : mauvais estomac ; quelque temps après, chute de voiture, sans blessure; puis anémie, amaigrissement, changement de caractère, porte des désirs sexuels : fièvre légère. Le malade prend l'aspect des sujets porteurs de tumeurs malignes : il est obligé de s'aliter, avec des élancements dans le membre inférieur droit, puis dans le gauche, puis dans l'épaule gauche, et dans la poitrine de ce même côté. Puis cessation de la miction, et paralysie presque complète des membres inférieurs^ de la vessie et du rectum : diminution de la sensibilité générale ; dépression des forces ; eschare au sacrum, et mort. — A l'autopsie, on trouve les arcs vertébraux ramollis. La tumeur paraissait partis de la dure-mère, et remplissait complètement le canal vertébral : il y avait une saillie légère au niveau

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des dernières dorsalis et des premières lombaires : les corps vertébraux étaient ramollis. La tumeur, grisâtre, avait Taspect du tissu cérébral; la moelle était saine, sauT les efforts de la compression subie, et non adhérente à la pie-mère. La tumeur s'éteadait de bas en haut depuis la seconde lombaire jusqu'au-dessus de la neuvième dorsale.

L'examen histologique a montré qu'il s'agissait d'un sarcome à cellules fusiformes. R. d.: Musgravb Clay.

XXXIV. Sur les corps amyloldes, coUoIdeB, hyaloldes et granuleux dans le système nerveux central; par William-J. Spillcr. {The ^ew-Yorh medicalJournal^ 13 août 1898.)

Nous reproduisons ici presque complètement ce travail intéressant : L'auteur a eu Toccasion d'étudier dans un grand nombre de cas les corps amylo'ïdes du système nerveux central, et il a constaté qu'ils présentaient toujours le même aspect. Ils se teignent en violet pâle avec Thématoxyline de DelaHeld, et en brun rougeàtre, qui par l'addition d'un peu -d'acide sulTurique, se change en uae teinte violacée, par la solution de Lugol. Ils ne sont pas absolu* ment identiques à la substance amyloïde qu'on trouve en d^autres points du corps, ni aux corps amylo'ïdes de la prostate. En étudiant un cas type de sclérose amyotrophique latérale, l'auteur et leD*" Dercum ont rencontré des éléments qui ont avec les corps amyloîdes une étroite ressemblance, et qui en diffèrent pourtant à certains égards importants. Ils sont plus ^Tands, mais en général arrondis, et, lorsqu'ils sont fortement colorés, homogènes. Faiblement colorés, quelques-uns d'entre eux paraissent avoir un noyau pâle, entouré d'un cercle fortement coloré, lequel ^est lui-même entouré d'un cercle plus large de la même teinte que le noyau central. Ils ne se colorent ni avec l'hématoxyline de Delafteld, ni avec le vert de méthyle, ni avec la fuchsine acide. Avec le violet de gentiane, ils ont la même couleur que le tissu ambiant, mais peuvent cependant être décelés. Avec la thionine, ils se colorent ea violet foncé; mais cette teinte s'affaiblit promptement à la lumière au point qu'ils deviennent invisibles. Le tissu dans lequel on les a rencontrés avait été durci à laformaline et à l'alcool.

Ces corps sont particulièrement nombreux dans Tintérieur delà moelle allongée et dans les espaces péri-vasculaires de cette région mais ils s'étendent jusque dans le tissu voisin. Jls diffèrent des corps hyalo'ides par leur réaction à l'é^'ard des agents colorants, par le nombre et l'aspect de leurs cercles, malgré que beaucoup d'entre eux soient homogènes, par leur forme globuleuse et leur volume plus sensiblement égal, et par l'absence de toute tendance à former des masses irrégulières, sauf le cas d'un séjour trop long dans le liquide durcisseur* Avec la solution de Lugol, ils se colo-

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reot en jaune tandis que les corps amyloïdes se teignent en brun rougeàire.

Bevan-Lewis parle de produits de formation particulière qu'il désigne sous le nom de dégénérescence colloïde. Ce sont des corps menus, arrondis en ovales, de six h douze et jusqu'à quarante microns de diamètre, que Ton rencontre fréquemmen- dans le système nerveux central des aliénés, et que cet auteur croit dériver des Hbres médullaires. 11 reconnaît que le nom de corps colloïdes n'est pas heureux, puisqu'il inquerait une transformation colloïde des cellules de la névroglie semblable à celle des cellules épithcliales, et que ces corps ne dérivent pas des cellules de la névroglie Ils sont sphériques, ovoïdes ou pyriformes, et à des périodes plus avancées, ils peuvent être crénelés, disposition que M. Spiller a rencontrée. Ils sont homogènes, sans bords nets, incolores et transparents. L'hémaloxyline les colore légèrement, mais ils ne se teignent ni par le carmin ni par Taniline et ne répondent que par une réaction très faible à l'iode et à Tacidc sulfurique. Bevan-Lewis a observe ces corps en grand nombre dans un cas de paralysie bulbaire. On ne les rencontre guère hors de la substance blanche. L'auteur pense que les corps qu'il a trouvés dans son cas de sclérose latérale amyotrophique à symptômes bulbaires ont avec les corps de Bevan-Lewis une plus grande ressemblance qu'avec tout autre élément connu.

Dans un cas de tumeur de la base du cerveau avec acromégalie il a rencontré les corps hyaloïdes indiqués récemment par Dagonet Ils sont de forme irrégulière et beaucoup présentent une disposition concentrique. Leur volume est très variable, et ils forment en certains points des masses considérables. Ils ressemblent peu aux cléments qui viennent d'être décrits, avec lesquels il serait difficile de les confondre. Avec Thématoxyline de Weigert, ils se colorent en brun ; avec l'éosine en rose ; avec rhématoxyline de UelaGeld en violet foncé ; avec la fuchsine en rouge ; avec Tiodeen jaune comme le tissu environnant ; avec le violet de gentiane en violet avec Irgère teinte rose ; avec le réactif de Van Gieson en brun rougeàtre foncé. Ils ne se dissolvent ni dans Teau bouillante, ni dans les solutions acides, ni dans les conditions alcalines. Ils ont assez souvent des bords de teinte foncée et un cintre pâle, et chacun d'eux parait entouré d'un espace analogue aux espaces péri-vasculaires. Us sont situés dans l'écorce cérébrale, et forment de grandes masses irrégulières dans l'épendyme très épaissi. Assez souvent ils sont allongés et prennent un aspect très analogue à celui de vaisseaux épaissis, similitude qui est encore augmentée par l'espace qui les entoure. Une étude attentive a conduit l'auteur à admettre, contrairement aux vues primitivement adoptées, que probablement quelques-uns de ces corps sont en effet des vaisseaux épaissis. Les espaces qui les entourent, leurs anneaux con-

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centriques, 1res semblables à ceux qu'il a trouvés ailleurs dans les vaisseaux malades. la forme allongée de quelques-uns de ces éléments, avec les espacejs environnantes qui s'étendent au-delà des masses hyaloïdes, tout cela suggère l'ortement l'idée de vaisseaux malades.

Les corps granuleux sont des éléments trèà difîérentsde ceux qui vienneat d'être décrits, mais, comme eux, caractéristique d*uo état de dégénérescence. On peut les rencontrer dans différentes maladies du système nerveux central. D.'ins des processus pathologiques de longue durée, l'auteur les a observés en masses dans lesquelles ils s'écrasaient les uns contre les autres. Dans les cas d'hémiplégie ancienne, en employant la méthode de Marché, il les a vus remplir les espaces prévasculaires, sans toucher au reste de la moelle. A l'état frais ils sont beaucoup plus volumineux qu'après le durcissement, et sont remplis de gouttelettes graisseuses. Lorsqu'ils s'égarent dans les tissus nerveux, il semble qu'ils n'en puisseut plus sortir. Ce sont de très grandes cellules, qui sont très nombreuses dans le cerveau du nouveau-né, ce qui a fait penser quelles servaient peut-être à transporter des matériaux pour la formation des gaines médullaires (Obersleiner). Elles sont très nombreuses dans toutes les formes de dégénérescence où la fibre nerveuse est atteinte, et la méthode de Marchi montre qu'elles sont remplies d'une substance qui ressemble à la graisse. On croit qu'elles proviennent de la dégénérescence graisseuse des cellules nerveuses, des cellules du tissu connectif (névroglie?et même des fibres musculaires lisses des vaisseaux (Eluguenin, cité par Obersleiner). Eiilin Guizzetti pense que ces cellules dérivent en partie de leucocytes migrateurs et en partie de la transformation des éléments endothéliaux des gaines lymphatiques péri-vasculaires, qu'elles semultiplieiit par karyokinése, et que les cellules ganglionnaires et la névrogiie n'entrent pour rien dans leur constitution. — Récemment Tauteur a eu l'occasion d'étudier des vaisseaux artério-scléreux, provenant de la région protubérantielle, et il a trouvé dans l'intérieur des parois vasculaires des accumulations considérables de ces cellules; elles étaient remplies de gouttelettes graisseuses, comme le montrait l'acide osmique ; elles avaient ordinairement un noyau unique, arrondi ou légèrement allongé. Elles formaient dans certaines portions des parois vasculaires des masses granuleuses, au milieu desquelles on ne distinguait qu'à grand peine les cellules indiriduelles. R. i>e Mufgbavb-Clat.

XXXV. Psychro-esthésie [sensation de froid) et psycfaro-algie {donkurde froid); par Gliarles L. Dana. (The New York Médical Journal, 26 février 1898.)

Dans un travail précédent, dont il rappelle quelques passages.

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Tauteur a étudié les parestliésies ; acluelloment, il se propose d'étudier Tune des formeslies plus rares de paresthésie, la psychro^ e.^lhésie, ou sensation de froid. Celle sensation est absolument indépendanle de l'abaissement de la température et ne s'accom> pagne d'aucun signe objectif d'altérations vasculaires dans la région affectée. La paresthésie froide n'est pas ordinairement très gênante, et, bien qu'elle soit quelquefois décrite comme une douleur de froid (psychro-algie)^ elle ne se rapprocbe pas autant de la douleur vraie que la paresthésie chaude.

I/auteur rapporte ici avec détail sept observations que nous regrettons de ne pouvoir reproduire, car elles sont intéressantes. Dans ces sept cas, il s'agissait de malades chez lesquels on ne put découvrir aucun signe formel d'affection organique du système nerveux central ou phériphérique.

Si Ton analyse les symptômes, on voit qu'il paraît y avoir deux formes de paresthésie froide : dans l'une, le symptôme n'est pas limité à certaines zones, mais il envahit toute une extrémité, ou bien les qualTe extrémités, et s'accompagne d'autres paresthésies, ou bien de douleurs, et souvent de troubles vaso-moteurs; dans l'autre forme, ou psychro-eslhésie proprement dite, le malade éprouve exclusivement ou presque exclusivement une sensation de froid, qui ne s'accompagne pas toujours d'une douleur nette, bien que la sensation puisse quelquefois aller jusque-là, mais à laquelle ne s'associe jamais, ni la sensation de piqûres, ni celle d'engourdissement. Cette forme de psychro-esthésie est complèlement isolée, limitée à une zone spéciale, qui suit plus ou moins exactement le trajet d'un nerf, et son siège est variable.

Cette sensation est purement dermique et superficielle ; c'est l'esprit qui la rapporte aux choses extérieures, à un contact froid, vu sorte qu'elle ressemble à une sensation objective. Elle peut disparajtre par l'exercice ou quand le temps est chaud. On a vu que dans quelques cas elle devient douloureuse, surtout chez les vieillards.

Les causes provocatrices les plus ordinaires sont Talcoolisnie, la lithémie, l'exposition au froid et les agents toxiques qui aboutissent à la dégénérescence nerveuse. Quant au siège de la lésion isaaf en ce qui coneer.ie les états psychiques) il parait être dans les nerfs périphériques. Le traitement est naturellement celui de névrite causale. Dans les cas très rebelles, il faut chercher la syriugomyélie. R. de Musgrave Cl.vy.

XX XVi. Rûlatioa d'un ca» d'alicés du c«rveaa ayant nae ori^iaft peu conuBiiiia; par Charles Pjubll'S. {The New York Médical Jownal, 1er octobre 1898.)

Chez ce malade, qui fut trépané, et qui succomba, non aux

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suites de l'opératioD, mais à des symptômes méningiliques, il y avait eu autrefois des abcès épi-crauiens, survenus enTabscDce do tout traumatisme ; l'autopsie montra des traces de carie aucienno de la table interne de la voûte du crâne, mais il y avait aussi di-s signes de carie récente, en sorte que Ton peut se demander quel !r était ici la relation de la carie osseuse et de Fabcès, mais il e>t évident que cette relation est incontestable, et que c'est là une étiologie peu commune des abcès du cerveau.

R. DE MUSGRAVE Cl%Y.

XXX Vil. Anatomie et psychologie cérébrales ; par Stewart Patox. (Tke New York Midical Journal, 3 septembre 1898.)

L'étude de fanatomie du cerveau a été Tun des facteurs les plus importants du développement de la psychologie. Weber a dit qu'^ toute science passait par trois phases, une phase tiiéologique, un» phase métaphysique et une phase positive ou scientifique.

L*auteur se propose de passer sommairement ^ revue quelquesunes des influences qui ont aidé la psychologie à passer de la période métaphysique à la période scientifique et de montrer que réian nouveau de la psychologie est principalement dû aux travaux accomplis en anatomie cérébrale.

Après un historique concis, mais substantiel, il fait observer que les psychologistes de Tavenir contribueront beaucoup an progrès de la science, lorsqu'ils étudieront systématiquement les relations qui exiàteut entre la structure et la fonction aux difTêrcnles périodes de la vie de l'individu. Cette corrélation de lastructun* et de la fonction est mise en lumière pour certaines aiïections mentales caractérisées par des altérations cérébrale bien défini» s. Par exemple, les conditions de structure qui existent dans récorce cérébrale de l'enfant pendant la deuxième année de sa vie ont bien des points communs avec les lésions corticales que Ton rencontre dans la démence paralytique.

La dissémination des fibres, le nombre relativement faible des fibres d'association, longues ou courtes caractérisent i'écorce cérébrable dans un cas comme dans l'autre. Non seulement il y a similitude de structure, mais il y a une analogie marquée de fonction. Le pouvoir limité que possède l'enfant d'associer les idées, l'impossibilité où il est de fixer longtemps son attention sont comparables à la série des symptômes^ que l'on observe souvent dans la paralysie générale.

La psychologie du nouveau-né, étudiée dans ses rapports avec les modifications corrélatives de la structure cérébrale est incontestablement l'une des études nécessaires et fondamentales sur lesquelles repose l'avenir de la psychiatrie. A mesure que l'on voit s'accroître le pouvoir d'associer les idées et la faculté de

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concentrer l'altention en même temps que la capacité d^accomplir on efTorl physique plus prolongé, on constate parallèlement une complexité plus grande de la structure des centres supérieurs. Depuis la naissance jusqu'à l'Age adulte, à mesure que Tactivité mentale augmente, les connexions entre les centres supérieurs et inférieurs du cerveau s'accroissent avec une étonnante rapidité. Chez l'adulte jeune, l'écorce a atteint son maximum decomplexité. Les centres supérieurs ont entre eux des rapports plus étroits que jamais, et quand le sujet entre dans la période où les facultés intellectuelles commencent à baisser, on constate parallèlement des altérations corrélatives de structure.

A la naissance, le cerveau du nouveau-né, a\i point de vue de l'activité fonctionnelle, est inférieur à celui de la truite. Chez lui, tous les éléments corticaux existent, mais au point de vue pratique, ils ressemblent aux cléments démontés d'une machine eieclriqne. Chez la truite, les centres les plus élevés sont incapables d'activité fonctionnelle, parce que l'écorce cérébrale de la truite ne se compose que de cellules épilhéliales sans éléments nerveux. Maiâ la truite a un avantage marqué : comme ses centres cérébraux intermédiaires sont capables d'activité fonctionnelle, les conditions de sa structure cérébrale offrent une possibilité d'association des diverses impulsions bien supérieure à celle que Ton observe chez l'enfant nouveau-né. Petit à petit l'enfant monte pour ainsi dire dans l'ééhelle animale ; des relations s'établissent entre le tractus olfactif et l'écorce; à cette période, le cerveau de l'enfant est fonctionnellement comparable à celui des amphibies ; puis c'est le tractus optique qui se relie à l'écorce et l'enfant devient, au même sens que plus haut, comparable à l'oiseau. Le développement du cerveau de l'enfant montre bien des analogies de structure et de fonciion avec les modalités de structure que l'on rencontre dans la série animale. L'anatomie et la psychologie comparées ont enrichi de bien des faits précieux nos connaissances sur la structure et les fonctions du cerveau de l'homme ; mais il est malheureux qu'un elTort plus persévérant n'ait pas été fait pour rapprocher et assimiler les résultats des recherches ontogéniques d'une part et phylogéniques d'autre part. La psychologie u'a fait que peu de tentatives pour résoudre les problèmes les plus simples et elle a consacré la meilleure partie de î'Oq attention a étudier les fonctions du cerveau à un moment où les conditions de structure de cet organe sont piécisément les plus complexes. La psychologie de l'avenir devra chercher à simplitier le problème en envisageant les rapports de structure et de fonction à leur phase de plus complète simplicité.

L'auteur a parlé des Qbres qui servent de voies de transmission aux impulsions ; il se propose de dire quelques mots sur les éléments qui y contribuent ; il est inutile de rappeler que le mode

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de transformalion des impulsions sensorielles en phénomènes moteurs, ou physiques, ou vice versa ne nous est pas connu. On peut cependant admettre avec Ribot, parce que c'est au moins là une bonne hypothèse de travail « que les phénomènes psychiques ne peuvent pas être dissociés de leurs conditions physiques ». Et bien que nous ne sachions rien du mode exact de production des diverses impulsions il est très important d'étudier les relations de structure qui existent entre ces éléments et les diverses voies de transmission.

L'auteur rappelle ici les travaux de Remak et de Deiter, et les progrès qu'ils ont réali.-és ; mais c'est des recherches de Golgi que date une ère nouvelle en anatomie cérébrale ; à ses travaux sont venus se joindre pour les compléter ceux de Ramon y Cajal et de plusieurs autres encore, et Ton peut dire sans exagération, que depuis Bell et Marshall Hall, aucune œuvre n'avait révolutionne les idées en matière d'anatomie et de psychologie du système nerveux comme Ta fait l'œuvre de Golgi et de son école. Les très nombreuses recherches qui ont été faites durant ces dernières années à l'aide de la méthode de Golgi paraissent démontrer que chaque cellule nerveuse avec ses rameaux protoplasmiques et son prolongement cylindraxial constitue une unité structurale, indépendante de toute autre cellule, aucune continuité des éléments n'ayant pu être démontrée. Le processus suivant lequel une impulsion peut être transmise de Tune de ces unités structurales à une autre, ne peut être actuellement que l'objet de conjectures, puisque ni la méthode de Golgi, ni les autres, méthodes n'ont découvert de contact entre leurs prolongements. Les recherches de Wiedersheini sur quelques organismes inférieurs ont fait invoquer la possibilité d'une expansion et d'une rétraction de ces prolongements. Celte idée a été acceptée par plusieurs physiologistes comme un moyen vraisemblable d'expliquer certains phénomènes psychiques tels que le sommeil et les divers degrés de conscience ; pendant les périodes d'activité sub-consciente, les prolongements cellulaires se rétracteraient pour subir un nouveau mouvement d'expansion dans les périodes plus actives de conscience.

Van Giesen a tiré de la structure fibrillalre de ces prolongements^ un argument en laveur de leur contractihté,et par suite, de leurs mouvements.

Ces théories, si elles étaienl reconnues exactes, aideraient certainement à la solution de bien des problèmes psychiques; malheureusement les faits n'autorisent pas encore de pareilles déductions. L'une des principales raisons qu'a l'auteur de rester dans le doute, c'est que des recherches plus récentes paraissent indiquer que la conception des neurones est loin d'être une vérité établie.

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On ne saurait abandonner ce sujet sans parler des recherches très soigneusement conduites qu'a publiées Apalhy ; bien qu'elles aient porté exclusivement sur des organismes inférieurs, le principe qu'elles impliquent est très important; les conclusions principales de ce physiologiste peuvent se résumer ainsi : il y a dans le système nerveux deux variétés principales de cellules : Tune qu'il appelle la cellule nerveuse, produit la substance transmetteuse ; l'autre, qu'il appelle la cellule ganglionnaire, est la ?ource de l'impulsion. Tous les éléments qui entrent dans la constitution du système nerveux sont en état de continuité structurale ininterrompue. 11 faut noter que, dès le commencement, sitôt que les cellules se sont dilTérenciécs dans le germe, on peut distinguer divers prolongements protoplasmiques ramifiés; mais primitivement ces prolongements ne sont constitués que dans des masses de protoplasma non diiïérencié. A une période plus avancée de développement, on voit nettement de petites ilbrilles s'étendre le long des prolongements; ces fibrilles qui se développent aux dépens des cellules ganglionnaires servent de Irait d'union entre les divers éléments, en sorte que, au point de vue de sa structure comme au point de vue de ses fonctions, le cerveau constitue une unité.

Le but principal de ce travail, — que nous avons abrégé, maia dont nous avons reproduit à peu près textuellement d'assez longs passages, — était de montrer que la psychologie et la psychiatrie nouvelles dépendent d'une exacte connaissance de la structure cérébrale. La classification des processus mentaux, normaux ou anormaux demeure actuelletnent impossible. Tous les efforts faits pour étudier les maladies mentales par leur côté exclusivement clinique ont aussi manifestement échoué que ceux de la psychologie introspective essayant de fonder un système pour étudier l'esprit.

On entre aujourd'hui dans une voie nouvelle, meilleure et plus féconde ; mais malheureusement le vieil esprit métaphysique n'est pas mort et se retrouve encore trop souvent dans les œuvres et dans l'enseignement de beaucoup de psychologistes et de paychiatres. H. de Musgrave Glay.

XXXVin. Sur le poids spédfiqne dn cerveau chez les aliénéB; par Francis 0. Simpson. {The Journal of Mmlal Science, octobre 1896.)

Les recherches de l'auteur ont porté sur quatorze cerveaux d'hommes et seize cerveaux de femmes. Les régions cérébrales choisies pour cette étude sont : i^^ le milieu de la deuxième circoBvolutioD frontale ; S^ le milieu des circonvolutions pariétales ascendanLes ; 3^ le milieu de la seconde circonvolution occipitale ;

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40 le milieu des circonvolutions de Thippocampe. Pour chaque région, l-i substance blanche et la substance grise ont été étudiées pour chaque hémisphère. Gliniqiiemenl les cas observés se décomposent de la manière suivante : 1® Cinq cas de paralysie générale. 2<* Cinq cas de démence sénile. 3^ Quatre cas de démence organique. 4<^ Cinq cas de démence secondaire et un de démence primitive. 5** Cinq cas de démence épileptique et un d*imbécillité épiicptique. 6^ Trois cas d'imbécillité simple. 1^ Un^cas de mélancolie chronique (omi^).

[/auteur décrit ensuite le procédé employé, et constate les résultats. En considérant toutes les formes de folie ci-dessus indiquées dans leur ensemble, et les diverses régions cérébrales également dans leur ensemble, on trouve comme poids spécifique moyen, pour la substance grise d037 et pour la substance blanche 1041. Le poids spécifique de la substance blanche est le même dans les deux sexes, mais celui de la substance grise est de 1039 pour les hommes et de 1032 pour les femmes. Pour chaque région étudiée, on trouve une étroite analogie entre les poids spécifiques des fragments prélevés sur chacun des hémisphères : on trouve en outre que les différences les plus accusées entre la substance blanche et la substance grise se rencontrent dans la région motrice, et que ces difîérences sont exactement semblables des deux côtés pour les lobes frontaux et occipitaux. Dans les deux hémisphères, la substance blanche et la substance grise de la corne d'Ammon ont exactement le même poids spécifique.

Si Ton considère Tinfluence du sexe, on voit que chez les hommes, le poids spécifique est absolument identique dans les deux hémisphères tant pour la substance blanche que pour la substance grise de chaque région. Le maximum de difTérence entre les deux substances se trouve chez l'homme à la région frontale, le minimum dans les circonvolutions occipitales, tandis que dans la corne d'Ammon la substance blanche de chaque hémisphère a un poids spécifique légèrement inférieur à celle de la substance grise.

Chez la femme la seule région où la substance blanche et la substance grise aient le même poids spécifique dans les deux hémisphères est la circonvolution pariétale ascendante. Les difTérences entre les deux substances sont sensiblement les mêmes tant dans les régions frontales que dans les régions occipitales, mais elles sont beaucoup plus considérables dans rhémisphèrt: droit que dans le gauche. Le poids spécifique des deux substances dans la ré^'ion de Thippocampe est presque identique dans les deux hémisphères.

Il faudrait traduire textuellement, comme nous venons de le faire d'ailleurs, pour suivre Tauteur dans ses rechei'ches sur les diverses maladies mentales ; nous nous bornerons donc, pour ne

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pas allonger ou Ire mesure cette analyse, à donner pour chacun des groupes cliniques énumérés plus haut, le poids spécifique de la substance grise et celui de la substance blanche : l^^ Paralysie générale : S. G. 1)40 — S. B. 1042 — 2o Démence sénile : S. G.

1037 — S. B. 1041 — 3° Démence organique : S. G. 1037 — S. B.

1038 — 4'> Démence simple : S. G. 1038 — S. B. 1043. — 5» Folie épileplique : S. G. 1038 — S. B. 1042. — 6<> Imbécillité simple : S. G. 1037 — S. B. 1040. R. de Musgravb Clay.

XXXIX. Une nouvelle méthode de Nissl. La structure normale de la cellule et les altérations cytologiques qui aboutissent à la dégénérescence graisseuse. Quelques remarques sur la physiologie de la cellule dans ses rapports avec Taliénation mentale. Une note sur remploi du picro-formol en général, et dans la méthode fraîche de Bevan Lewis; par J.-H. Lord. (Tke Journal of Mental Science, octobre.)

Nous ne pouvons que relever très sommairement les principaux points de ce travail, qui est accompagné d'une planche. I/auteur a pensé qu'un procédé rapide et facile de coloration d'après la méthode de Nissl serait très avantageux. Voici comment il procède : il fait une couche fraîche et la colore par la méthode de Bevan Lewis, ce qui montre assez bien les altérations de la névroglie, mais moins parfaitement celles du protoplasma cellulaire; pour bien voir ces dernières, il faut employer la méthode de Nissl, mais elle n'est pas parfaite, car Talcool détermine de la rétraction et dissout une partie de la graisse; d'ailleurs, on ifa pas toujours l'outillage nécessaire .

Les avantages de la méthode proposée sont les suivants : les coupes sont fraîches et montrent des cellules non ratatinées; l'alcool ne dissout pas la graisse; le procédé est simple, rapide, et ne demande pas de montage; il montre plus exactement le degré de séparation des tissus, et colore mieux la névroglie et les vaisseaux. L'agent fixateur employé est le picro-formol (parties égales d'une solution aqueuse saturée d'acide picrique et d'une solution aqueuse de formol à 6 p. 100). L'auteur décrit ensuite minutieusement la technique employée, et impose la structure normale d'une grande cellule pyramidale, étudiée par ce procédé, et il insiste sur quelques points imparfaitement définis de la structure cellulaire. 11 décrit ensuite les altérations de la cellule dans la dégénérescence graisseuse et recherche la nature de la substance jaune que Ton y constate. 11 présente ensuite quelques observations sur les relations de la physiologie cellulaire avec la folie. Si, comme paraissent le prouver les travaux récents, le siège de l'impulsion nerveuse n'est pas dans les cellules nerveuses, où est il? L'auteur n'est certainement pas e:\ mesure de répondre, mais il pense qu'on

318 RBVUB d\\NATOMIB et DS PfiTSIOLOaiK PATHOLOGIQUES.

le Irouvora dans la couche la plus superficielle de i'écorce cérébrale, et il donne Jes diverses raisons qui militent eu faveur de celte manière de voir.

Revenant au picro-formol, il fait remarquer que cet agent peut remplacer Tacide osmique dans la méthode de Bevan Lewis: on remploi de la même manière et de la même force que dans la méthode de NissI ; il a l'avantage d'être meilleur marché, moins diflicile à conseruer et de colorer plus vile et plus profondément la névroglie.. R. de Musgrave-Glay.

XL. Obserrations sur Thistologie normale et pathologique des plexttB choroïdes des yentricules latéranz du oerveau ; par John

Waniman Finley. (The Journal of Mental Science^ octobre 1898)

L'auteur rappelle d'abord Thistologie normale du plexus choroïde; puis passant aux allérations pathologiques, il étudie d'abord les corps hyalins concentriques qui représentent la frontière entre rétait normal et l'état pathologique. Leur forme est ordinairement arrondie, mais non toujours, et chacun d'eux est habituellement entouré d'une capsule hyaline bien accusée, ou même d'une capsule fibreuse; ils paraissent avoir pour origine un gonflement des cellules endolhéliales ; mais cette origine n'est probablement pas la seule : lorsque la dégénérescence hyaline atteint les artérioles, elle les obstrue et les convertit en bâtonnets hyalins, capables de donner lieu aussi à la formation de corps concentriques. En sommp, la substance hyaline est très instable et présente, quand on la colore, des variations et des anomalies nombreuses.— Encore sur la limite de l'état normal et de l'état pathologique figurent les kistes du plexus choroïde, qui sont extrêmement fréquents et dont le volume varie de la grosseur d'une tête d'épingle à celui d'un pois. L'auteur étudie leur mode de formation; puis, abordant l'élude des altérations vraiment pathologiques, il décrit l'altération hyaline fibreuse des vaisseaux. En terminant, il fait remarquer que toutes les altérations ana'.omiqucs du tissu connectif et de rendothéiium que l'on observe communément sur la pie-mère et l'arachnoïde des aliénés se rencontrent pareillement dans les plexus choroïdes des ventricules latéraux. R. de Musgrave-Glay.

XLI. Sur l'histologie normale et la pathologie des cellules nerveuses corticales {surtout dans leurs rapports avec raliénition mentale); par VV. Ford Robertson et David-Ork (The Journal of Mental Science, octobre 1898.)

Les auteurs décrivent d'abord la structure normale de la cellule nerveuse, décrivent ensuite les phénomènes que Marinesco désigne

REVUE d'aNATOMIE ET DB PHYSIOLOGIE PATUOLOOIQUBS. 31&

SOUS le nom de chromatolyse ; ils étudient ensuite ratrophie variqueuse des prolongements protoplasmiques, Thyperlrophie variqueuse du prolongement du cylindre-axe ; puis ils abordent rétude de ces altérations anatomiques dans les cas de folie aigui% décrivent les méthodes histologiques employées, indiquent les causes d'erreur, constatent la présence (dans 10 à 15 p. 100 des cas) de la chromotolyse chez les malades qui meurent dans les hôpitaux généraux, et Tétudient enfin dans l'aliénation mentale. Ce n'est que dans les folie» aiguës et dans la paralysie générale, que la chromatolyse acquiert une fréquence suflisante pour séparer complètement ces cas de ceux ou l'intelligence est intacte. Les auteurs ont étudié six cas de folie aiguë dans lesquels la mort était survenue par épuisement (trois cas de manie aiguë, deux de mélancolie et un de manie récurrente} ; dans la manie, la proportion des cellules atteintes de chromatolyse était de 50 p. iOQ dans un cas, de 80 p. 100 dans l'autre, et dans le troisième, elles paraissaient toutes envahies ; dans la manie récurrente on en trouvait 60 p. 100 et dans les cas de mélancolie environ 25 p. 100. Hais la dilTéreuce avec la proportion formée par les malades morts dans les hôpitaux généraux ne porte pas seulement sur les chiffres, elle porte aussi sur le caractère de la lésion, les cellules arrivées au dernier stade de la désintégration étaient beaucoup plus nombreuses dans la folie. Dans quelques-uns des cas, tout au moins, il y avait aussi une diminution du nombre des cellules nerveuses.

C'est dans cette disparition complète d'une forte proportion des cellules nerveuses corticales, et non pas dans la simple privation de leurs prolongements ou dans telle ou toile altération particulière des cellules existantes qu'il faut voir, suivant les auteurs, le fait anatomique essentiel dans la pathologie des démences secondaires. Cette disparition peut atteindre la proportion de 50 p. 100.

Sans préjuger les causes de cette chromatolyse avancée, on peut remarquer qu'elle présente une grande analogie avec celle que l'on observe chez les animaux inférieurs que Ton a soumis à l'iuQuence des divers agents toxiques.

Quant à l'atrophie variqueuse des prolongements protoplasmiques des cellules corticales chez le sujet sain d'esprit et chez l'aliéné, les auteurs ont constaté qu'elle se rencontrait dans les cas de chromatolyse avancée, et on pourrait presque dire parallèlement avec celle-ci ; elle peut s'observer aussi chez les malades morts dans les hôpitaux généraux, mais à un degré beaucoup moins accusé. — Les mêmes conclusions sont applicables à l'hypertrophie variqueuse du prolongement du cyUndre-axe, mais avec plus de réserve encore dans l'interprétation.

R. DE MuSOnAVB-CLAY.

3â0 RBVUE DE PATHOLOGIE M2NTALB.

XI. II. La Colite; par Alfred Campbfll. {The Journal ofMnlal Science, }m\hl 1898.)

Etude inléressante sur la colite et sa bactériologie.

XIX. Recherches snr les troubles du goût et de Todorat dans la paralysie générale progressive; par le D'' db Martines. [Bev. méd. de la Suisse Romande, 1900, n« 9.)

Des recherches exposées dans ce frauail, Tauleur conclut que Tabolition ou la diminution de Tolfaction peut être considérée comme un des signes de la paralysie générale. Sur 22 paralytiques, il a trouvé ce sens aboli 15 fois, sur le point de devenir nul 2 fois et intact 5 fois. Les troubles de la gestation sont plus rares; cependant la perte du goût pour le sel est pour ainsi dire constante (21 fois sur 22).

L'abolition ou la diminution de Tolfaclion et de la gustation, la perte du goût pour le sel sont des signes qu*on peut trouver aussi bien au début de raffeclion que plus tard et quel que soit Tàge où la maladie se déclare. La recherche du goût du sel s^impose donc à tout médecin en présence d'un malade suspect de paralysie générale. G. D.

XX. De rinflnence de la détention cellulaire sur Tétat mental des condamnés; par le D** de Rode. (BulL de la Soc, de méd, ment, de Belgique, septembre 1900.)

De Texposé des statistiques contenues dans ce travail il est per>mis de tirer les conclusions suivantes : II n'existe pas de forme de folie qui soit propre aux prisons cellulaires et qui puisse être appelée du nom de « folie pénitentiaire ». Les folies que Ton observe dans ces établissements sont les mêmes que celles que l'on rencontre dans la vie ordinaire, mais modifiées par les conditions hygiéniques spéciales, sociales et disciplinaires des établissements.

Le nombre des cas d'aliénation mentale dans les prisons cellulaires n'est pas ou n'est guère supérieur à celui des cas observés dans les prisons en commun.

Les affections mentales que Ton constate dans les prisons cellu-

RBVUB DB PATHOLOGIE MBNTALB. 321

]aires sont généralement moins graves' et d'une durée moins longue que celles qu'on observe le plus souvent dans les prisons en commun. II est possible de réduire leur nombre en opérant une sélection des condamnés appelés à subir le régime cellulaire, ou en en éloignant au début ceux qui présentent déjà un commencement d'altération des facultés. G. D.

XXI. Les rapports de Thypnotisme et duBub-conscient ; par George E. Bill. (The New-York Médical Journal, 1<^' mai 1897.)

La stricte défmition du mot hypnotisme est la production artificielle du sommeil; mais on tend actuellement à étendre sa signiflcation pour y comprendre les divers phénomènes connus sous le nom d'hypnotisme mesmérique, magnétique ou fluidique, d'hypnotisme physique et d'hypnotisme suggestif. Ces trois formes peuvent être employées séparément ou conjointement en médecine. L'auteur rappelle ici les travaux de l'école de Nancy et de l'école de la Salpétricre, qui, dit-il, ont peut-être mis en lumière des lois d'égale valeur, l'école de Nancy ayant formulé la grande loi de la suggestion, et les gigantesques travaux de Charcol ayant fait connaître et admettre par les médecins un royaume presque inconnu, celui de l'esprit sub-conscient. Ce sont là des éléments connxes ; car la loi de la suggestion, seule applicable à l'esprit sub-conscient, et un troisième fait, la télépathie, expliquent comme aucune autre interprétation ne pourrait le faire, les différents* phénomènes de l'hypnotisme.

La classification la plus communément adoptée pour les deux formes de mentalité est celle qui la divise en esprit conscient et esprit sub-conscient, mais il vaudrait mieux adopter la terminologie de Hudson, qui emploie les mots objectif et subjectif. Suivant cet auteur, l'esprit objectif exerce ses fonctions à l'égard de l'ambiance objective par l'intermédiaire des sens spéciaux, et c'est lui qui met nécessairement l'homme en rapport avec la nature : par son éducation objective, il met l'homme en état de vivre au milieu de son entourage physique, et sa fonction la plus haute est le raisonnement. L'esprit suggestif prend connaissance de ce qui l'environne par des moyens indépendants des sens spéciaux. 11 perçoit par intuition. Il est le siège des émotions et le magasin de la mémoire. 11 accomplit ses plus hautes fonctions quand les sens objectifs sont en état d'inactivité : en un mot, il est cette forme d'intelligence qui se manifeste chez un sujet hypnotique lorsqu'il est dans un état de somnambulisme. Ces définitions disliuctives de Hudson fournit la meilleure explication de l'importance uni- " verselle de la loi de suggestion dans les divers phénomènes morbides.

11 est curieux et instructif de remarquer que jamais, dans n'im-

Arcuives, 2* série, t. XL 21

322 &BVUS 0B PATHOLOOIB MBMTJLLB.

porte quelle circonstance, un médecin et un malade ne se trouvent en présence sans que, inconsciemment, les bases de l'hypnotisme deviennent apparentes, et il est non moins étrange que ce fait, si caractéristique, 8i singulier, si général, ait été ignoré, mécoonu t>H même inconsciemment utilisé en thérapeutique. On voit la vérité de cette proposition dans Tattitude, dans la manière d'être des deux personnages, qui est celle du commandement et de la domination pour le médecin, de l'obéissance et de la dépendance pour le malade.

Il y a, en somme, deux grandes divisions de TefTort hypnotique : Tune emploie pour le produire les moyens déjà indiqués, suppose toujours une concentration du sujet et de l'opérateur, exige Te»tière acceptation de Topérateur par le sujet, l'oubli de toutes les choses extérieures ; c'est la forme d'hypnotisme la plus commuiiément employée : elle exige aussi la soumission consciente du suj^t à la volonté objective de l'opérateur, et par là elle est passible de quelques objections thérapeutiques» car sa pratique peut rendre la volonté vacillante, sauf dans quelques cas spéciaux (perversion sexuelle, alcoolisme, morphinisme et impulsions criminelles). — Mais il y a une autre forme, qui peut-être beaucoup plus largement employée avec avantage pour la généralité des malades, sans inconvénient pour l'énergie de leur volonté objective, et qui permet au médecin de maîtriser les symptômes morbides et de délivrer l'esprit subjectif du malade de son entourage somatique de souffrances. Cette forme ne détermine de fatigue ni chez le sujet ni chez l'opérateur, elle n'exige ni fixité ni tension de la volonté, et ne dépend que de la réitération continuelle de suggestions orales ou mentales allant de l'opérateur dirigeant au sujet dirigé. Elle donne des résultats très brillants et souvent très surprenants et dépend d'un fait désigné en psychisme sous le nom de télépathie. La télépathie est le pouvoir qu'a un esprit de communiquer avec un autre autrement que par l'intermédiaire ordinaire do sens : l'existence de cette faculté chez l'homme n'est plus une hypothèse, car elle se rencontre constamment, et elle a, en hypnotisme, la même valeur que la suggestion et le sub-conscient. L'auteur entre ici dans de curieuses considérations sur les symtômes objectifs et subjectifs des maladies, et sur les rapports à cet égard du malade et du médecin, celui-ci pouvant deviner avec son esprit subjectif (qui peut d'ailleurs ici bénéûcier de l'expérience) les symptômes subjectifs, et pouvant en outre remédier i on oertain nombre de symptômes objectifs en suggérant à l'esprit subjectif du malade un rétablissement de sa domination sur l'organisme physique. Nous ne pouvons malheureusement, bien que nous reproduisions presque textuellement une partie de ce travail, reproduire ici ces trop longs, mais fort intéressants détails. L'auteur ajoute que, bien entendu, TexanKn dn signes physii|ae9 ne

RBVUB Dl^ PATHOLOGIE MBNTALB. 3S3

doit jamais être omis ni négligé : les doux diagnostics, objectf et subjectif, ne se remplacent pas, mais se complètent. Très souvent on peut prédire non seulement la disparition d'un symptôme, mais le moment précis de cette disparition : cette prédiction implique nécessairement des suggestions orales et mentales, et quelquefois personne n'est plus surpris du résultat que l'opérateur lui-même. Il n'est pas toujours nécessaire, d'ailleurs, pour lancer utilement une suggestion thérapeutique que le sujet soit à portée de la voix et de la vue; il n'est même pas nécessaire de le counaître ni de l'avoir jamais rencontré.

Quant à la voie que parcourent les communications de ce genre, Tauteur avoue ignorer absolument quelle en est la nature, mais il ne verrait aucun obstacle à admettre que ce soit un milieu analogue ou même identique à Téther inteir-planétaire, que l'on suppose être la voie de transmission de la lumière, de la chaleur et de rélectricité, et qui probablement environne et pénétre tous les êtres et toutes les choses.

L'auteur termine ce travail par la relation d'un fait qui lui est personnel de télépathie thérapeutique : nous résumons, en l'abrégeant notablement, le récit auquel nous laissons, pour plus de brièveté, l'emploi du pronom personnel. Voici le lait : Un jeudi soir, vers sept heures, un confrère me demande d'aller voir sa mère diabétique, et actuellement mourante par gangrène du pied droit; il m'avait précédemment renseigné sur la marche de la maladie qui avait amené la chute de quatre orteils : actuellement, le pouls était intermittent, les artères athéromateuses, il y avait de la stupeur, des nausées, pas de soif : Tàge et la débilité écartaient toute idée d'opération ; il me demandait d'aller la voir le •arlendemain : à quoi bon, répondis-je, puisqu'elle est mourante? il me demanda de venir quand même. Souffre-t-elle ? demaudai-je. — Non, et voilà le mal, elle ne réagit plus : voilà le malheur. — Si ou pouvait réveiller les réactions, dis-je, il y aurait peut-être quelque chose à faire. Où demeure votre mère ? — Il m'indiqua le domicile qui était à une distance de 16 milles (25 kilomètres). — Voulez -vous que j'essaie l'hypnotisme? — Oui, mais il faudra toujours attendre samedi. — Non : il est possible d'arriver à la malade télépatiquement. — Il se mit à rire. — Je repris : fixez votre attention sur votre mère : imprimez dans votre esprit son image telle que vous l'avez vue celte après-midi, et je vais vous décrire son aspect, son visage, sa posture dans le lit, et par-dessus tout cela sa chambre, l'appartement et tout ce qui l'environne. — H se remit à rire et me dit qu'il était prit. Je décrivis tout ce que j^'avais annoncé, et, sauf un léger détail, avec une exactitude parfaite. Maintenant, lui dis-je, donnez-moi la main : pour venir ici vous avez pris telle direction et tel chemin ; je n'ai qu'à retourner avec vous par la pensée ; quelle heure est-il ? Il était sept heures

un quart. — Immédialement je fis appel à toute Ténergie dont je pouvais disposer, et retraçaint dans mon esprit la roule suivie par mon confrère, je lançai vers Tesprit subjectif de la malade la suggestion de souffrir et de souffrir continuellement du pied droit ; je suggérai en même temps le rétablissement des fonctions corporelles. L'heure fut notée afin de pouvoir s'informer le samedi suivant si la malade n'avait pas commencé à soufTrir le jeudi vers sept heures un quart. Le samedi, à notre arrivée, nous apprîmes que les choses s'étaient passées conformément à ma suggestion. A ce moment, la malade était en état de stupeur, le dos tourné et ne nous avait pas vu entrer; je réunis les mains du docteur et de son père, faisant étendre la main droite de ce dernier sur le pied de sa femme, et le leur recommandai de faire grande attention à ce qu'ils ressentiraient. Alors, mentalement, énergiquement et avec conQance, j'ordonnai à la malade de soufTrir, et à son esprit subjectif de reprendre le gouvernement de ses fonctions, puis je commandai à haute voix : souffrez, réagissez. Le père sentit un choc, le docteur rien, mais la malade se retourna brusquement en criant : « Pourquoi me faites-vous soufTrir; je ne puis supporter cela, je veux mourir! Une souffrance terrible agitait son pied et sa jambe de mouvements spasmodiques. Le docteur ne riait plus» disant que cela dépassait sa compréhension. Cependant, lorsque je vis le pied débarrassé de son bandage, mon expérience objective me dit que cette femme était perdue et allait mourir. Si je cédai à cette impression, la malade allait mourir en effet : je rassemblai toute mon énergie subjective et, mentalement et oralement, je commandai que le pied donnât issue à du pus jusqu'au lundi suivant,— et contre toute probabilité objective, ainsi que j'en informai mon confrère, je demeurai subjectivement convaincu qu'elle guérirait. En effet, du samedi au lundi, le pied suppura plus que dans les deux semaines précédentes. La difficulté la plus grande que présentait ce cas, c'est que la malade, convaincue qu'elle allait mourir, combattait mes suggestions par son auto-suggestion. Pendant bien des semaines, j'allai la voir tous les deux jours, réitérant mes suggestions, gagnant peu à peu sur elle un réel pouvoir : actuellement elle veut vivre, le sucre a diminué et le pied a repris, sauf la perte de quatre orteils (le gros orteil seul subsiste), sa forme normale.

— Ce cas démontre, dit l'auteur, que Ton peut agir par l'hypnotisme alors même que l'on ne doit pas compter sur l'intelligence normale et attentive du sujet, et que l'esprit objectif ne vient pasaider l'opérateur; il montre aussi l'importance de l'esprit subjectif dans l'effort hypnotique ; il prouve l'existence de la télépathie et indique qu'il existe, en dehors de l'intermédiaire des sens spéciaux, un moyen physique de communication entre deux intelligences, car l'auteur n'avait jamais vu ni la malade, ni le village,.

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ni la route qui y conduisait, ni la chambre où la malade était couchée. -^ L'auteur, en terminant, insiste énergiquement sur ce point, qu'il ne croit ni aux miracles ni au surnaturel moderne, mais qu'il est convaincu qu'un résultat thérapeutique a toujours une cause, et qu'il existe des lois, établies sur une base scientifique, qui soct capables d'expliquer les résultats thérapeutiques de rhypnotisme. R. de Musgrave Glay.

XXII. Un cas peu ordinaire de déliriumtremens ; par G. A. Hendon. {The NeW'Yorh Médical Journal, 25 décembre 1897.)

Ce cas est surtout intéressant par la forme particulière du suicide qui en a été la conséquence du délire alcoolique : conduit lors de son entrée à l'asile dans une cellule d'agité, il déclara pendant qu'on l'y conduisait, que quelque chose l'étranglait ; croyant à une hallucination l'interne ne prit pas garde à ce propos : mais peu après en retournant le soir, il le trouva dans une mare de sang il venait de s'arracher la langue, que le surveillant ramassa. L'interne arrêta Thémorrhagie et lui fît mettre aux mainsle manchon de cuir : mais peu après le malade dégagea ses mains et s'acharna de nouveau après la racine de la langue. L'interne ayant ouvert la porte, il se jeta sur lui pour l'étrangler ; l'interne que le surveillant avait abandonné, était seul et dut colleter avec le fou pour défendre sa vie ; mais bientôt il sentit l'étreinte de Taliéné qui se relâchait, et pendant qu'on lui remettait, maintenant sans lutte, le manchon de cuir, il fut pris d'un tremblement convulsif et mourut.

R. DE Musgrave- Glay.

XXIII. Acromégalie avec folie; par David Bl\ir. (The Journal of Mental Science, avril 1898.)

Le cas d'acromégalie relaté par l'auteur, est un cas classique; Ja seule particularité qu'il présente est son association avec la folie de la persécution. La malade cont il s'agit a été traitée par f extrait de glande pituitaire; pendant le premier mois elle en a pris 7 grains et demi par jour (environ 0 6>- 45), puis 15 grains ^0 K' 90) et enfin 19 grains 1/4 (environ 1 «^ 20). Le premier résultat de cette médication fut une ménorrhagie abondante, accompagnée d^hémorrhagie intestinale ; le tout disparut promptement, et la jnalade demeura calmée et plus tranquille. Le traitement fut suivie •éTune diminution de poids considérable, mais dès qu'on le suspendit la malade reprit de l'embonpoint. 11 y eut aussi une diminution importante dans la quantité de l'urine.

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