XXXIX. Un cas de tympanisme abdominal d'origine hystérique
par Benoit et Bernard. (Nouv. Iconogr, de la Salpétrère, n<* 1, 1900.)
XL. Sur un cas de sommeil prolongé pendant sept mois par tumeur de l'hypophyse; par Soca. (Nouv. Iconogr, de laSalpétrière, n® 2, 1900.)
Jeune fille de dix-huit ans, sans tare héréditaire ou acquise Archives, 2* série, t. XI. 26
connue ; à la suite de surmenage physique, attaque avec perte de connaissance suivie d'affaiblissement de la vue, de céphalalgie, d'incertitude de la marche, de vomissements, puis de sommeil plus ou moins profond, presque continu, interrompu seulement par de courts intervalles de veille, pendant lesquels la malade mange abondamment et manifeste un affaiblissement profond des facultés intellectuelles ; conservation des sensibilités, pas d'atrophie musculaire, pas de convulsions. Cet état dure sept mois et se termine par la mort au cours d'une broncho-pneumonie.
A l'autopsie, on découvre une tumeur de la grosseur et de la couleur d'une mandarine, siégeant au niveau de la selle turcîque, de nature sarcomateuse et qui paraît s'être développée aux dépens de rhypophyse dont on ne retrouve plus trace et avoir englobé le chiasma des nerfs optiques et les tubercules mamillaires en pénétrant dans le troisième ventricule. L'examen histologique n*a révélé aucune lésion des différentes parties du cerveau.
L'auteur discute la question de savoir dans quelle classe des états de sommeil, peut être rangé ce cas de sommeil — physiologique par sa forme, pathologique par sa durée. Il élimine successivement : l^' la narcolepsie ; 2^ le sommeil hystérique ; 3^ la léthargie ; 4<^ la catalepsie ; 5<> le somnambulisme; 6^ le coma, et range son observation dans la septrème catégorie des sommeils pathologiques ; 7^ sommeils divers dans lesquels se trouve fréquemment comme cause une tumeur cérébrale et qui ne permettent pas au clinicien, non plus qu'à l'anatomo-pathologiste, d*établir des rapports fermes de causalité dans l'état actuel de nos connaissances. R. G.
XLI. Les arthropathies tabétiques et la radiographie; par Gibert. {Nouv. Iconogr, de la Salpétrière^ n^ 2, 1900.)
Discussion portant sur cinq observations de tabétiques ne présentant, en dehors du symptôme arthropathie, qu'un tableau clinique presque nul, et conduisant l'auteur aux conclusions suivantes : « Nous sommes donc en droit d'admettre l'existence d'un tabès trophique, tout en reconnaissant que des troubles sensilifs viennent le plus souvent se joindre aux troubles de nutrition, comme Brissaud le premier en a fait la juste remarque.
Cl Ces faits invitent à supposer la présence dans un point encore inconnu de la moelle, d'un centre trophique dont l'excitation a pour conséquence Thyperplasie osseuse, tandis qu*une cause agissant en sens inverse entraîne de l'atrophie ostéo-articulaire.
u On peut d'ores et déjà penser que ce centre, étant données les associations fréquentes de troubles sensitifs aux troubles trophiqiies, se trouve dans un territoire médullaire voisin de l'appareil sensitif. R. G.
XLII. La polynévrite sjphilitiqne ; par Cestan. {Nouv. Iconogr.. de la Salpêtnèi-e, n® 2, 1900.)
D'après rhistoire de treize observations de polynévrite dite syphilitique, dont deux personnelles, l'auteur croit pouvoir établir les catégories suivantes : 1*^ troubles nerveux ne rentrant pas dans le cadre de la polynévrite aiguë ; 2*^ polynévrites survenant chez des syphilitiques sous Tinfluence d'intoxications multiples (syphilis,mercure, alcool, etc.) ; 3^ polynévrite paraissant causée exclusivement par la syphilis (huit cas dont deux personnels). Malgré la diver3ité déroutante des descriptions publiées sur la polynévrite syphilitique il parait donc possible de tracer l'histoire clinique de cette affection : apparition de troubles nerveux à la période secondaire variant de un à quinze mois avant ou pendant l'éclosion des syphilides secondaires ; installation rapide de ces troubles selon la forme sensitivo-motrice aiguë ou la forme exclusivement motrice ou la forme pseudo-tabétique ; évolution selon la forme ascendante lente ou disséminée ; pas de troubles inlellectuels ; pronostic favorable à moins de complications de myélite aiguë ; diagnostic généralement facile et dont la pierre de touche est le traitement iodo-mercuriel. ' R. G.
XLIII. Angiome segmentaire; par Gasne et Guillain. [Nouv. Iconogr, de la SalpêlHère, n® 2, 1900.)
Observation remarquable par la multiplicité des angiomes et leur étendue qui comprend le bras et l'hémithorax droits tout entiers. Pour en expliquer la pathogénie encore obscure, l'auteur se demande s'il n'y aurait pas lieu de faire intervenir le système nerveux comme pour les hypertrophies partielles congénitales. R. G.
XLIV. Un cas d'hémiplégie hystérique guéri par la suggestion hypnotique; par Marinesco. [Nouv, Iconogr, de la Salpétriêre, nû 2, 1900.)
Cas d'hémiplégie hystérique à droite chez une jeune femme de vingt-huit ans, guérie par la suggestion hypnotique et dont l'observation clinique est enrichie de tracés cinématographiques dont la comparaison est des plus intéressantes. R. G.
XLV. Une complication du tabès non encore signalée; par Sabrazbs et Fauquet. {Nouv. Iconogr. de la SalpétrièrCj n^ 3, 1900.)
Fracture complète de la totalité du rebord alvéolaire des deux maxillaires supérieurs pendant l'avulsion d'une canine chez une tabétique de cinquante-quatre ans ; large brèche de communica*
404 RBVUE DE PATHOLOGIB NBEVKUSB.
lion bucco-sinusienne, simulant le mal perforant buccal ; faciès spécial démoniaque. Cette complication à ajouter à toutes celles qu*a déjà permis d'enregistrer cette affection si fertile en incidents et qui rentre dans la catégorie des fractures spontanées est un avertissement dont devra tenir compte le chirurgien-dentiste.
XLVI. Un cas d'abcès traumatique du lobe frontal; J. Gona. (/6td.)
Traumatisme remontant à dix ans ; aucun autre signe que l'épilepsiejacksonienne. Trépanation qui laisse passer l'abcès inaperçu. Le malade meurt le surlendemain.
A l'autopsie : abcès frontal, infarctus des poumons, rate hypertrophiée et atteinte de dégénérescence graisseuse. En somme pyohémie. L. D.
XLVII. Ssrphilis médullaire précoce avec syndrome de Brown- Séquard; par Brousse et Ardin-Delteil. (Revue de médecine, septembre IdOO.)
Les myélites syphilitiques qui ont été jusqu'ici observées ont souvent présenté notaâiment une paralysie prédominante d'un des membres inférieurs avec hypéresthésie du côté moins parésié, réalisant ainsi le type expérimental de Brown-Séquard produit par l'hémisection de la moelle. L'auteur rapporte une observation où ce syndrome se trouvait réalisé à peu près complètement. M. H.