CLINIQUE DES MALADIES EXOTIQUES
diagnostiquer et à traiter ces aflections spéciales. Il ne serait peutêtre pas mauvais que nos futurs camarades de l'armée, de la marine et surtout des colonies qui font de sérieuses études théoriques dans des villes où ils n'ont que rarement l'occasion de voir au lit du malade les aflections dont ils auront à s'occuper pendant leur existence militaire, pussent les étudier pratiquement, avant d'être envoyés dans les pays tropicaux. Médecins et malades y gagneraient certainement.
4<> Il serait encore utile de donner aux coloniaux (fonctionnaires, colons, missionnaires) des notions médicales dont ils pourraient se servir, lorsqu'ils seraient privés de médecins. Ces connaissances, même superficielles, auraient non seulement une utilité pratique incontestable, elles accroîtraient encore l'influence européenne sur les populations et les autorités indigènes et leur inspireraient une confiance légitime et favorable à nos intérêts moraux et matériels. Tel est le but à atteindre, il est assez élevé pour justifier tous nos efforts. J'espère qu'ils ne seront pas perdus, mais quoi qu'il advienne, nous pourrons répéter avec le poète :
(( Et si de foffréerje n'emporte le prix,
« J'aurai, du moins, l'honneur de l'avoir entrepris, »
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