‹ Archives de parasitologie (volume 2)Chapitre 25 sur 104 · H NI · texte numérisé non relu

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G. intestinalis G, hxmorrhoïdalis G, nusalis

FIk. 6. — Tableau montrant la forme et la disposition des épines des larves de G. inteêtittalis. G, hmnorrhoïdalis et G. rMsalis, Les cbitfres placés à gauche des colonnes horizontales indiquent les numéros d'ordre des anneaux ; le n* 12 désigne les lèvres situées à la partie postérieure du 11* anneau. — La colonne V désigne la face ventrale et la colonne D, la face dorsale. — Grossissement des épines — 17 diamètres.

3" Larve de G. nasalis (fig. 4, 5 et 6). — Forme plus ovoïde que dans les deux espèces précédentes. La couleur, d*abord blanche, avec extrémité postérieure rouge, devient d'un blanc jaune cire lorsque les larves ont achevé leur croissance.

Longueur du corps, 13 à 15°^°^; largeur au septième anneau, 6"»™.

I^ longueur de Tanneau céphalique est égale à son diamètre transversal à la base.

archivée de Paraêilologie, IV, n» £, 1901.

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J. GUTOT

Epines du premier anneau très petites, disposées sur quatre rangées environ à la lace inférieure et sur deux seulement à la face supérieure. C'est à peu près la même disposition que chez la larve de G. haernoTThoidalis.

Les anneaux porteurs d*épines sont les mêmes que chez le G. intestinalis, mais au lieu de deux rangées on n'en trouve plus qu'une au bord antérieur de chacun d'eux. Cette unique rangée correspond au premier rang des deux larves précédentes. Elles existent, par conséquent, à partir du deuxième jusqu'au dixième anneau inclus à la face ventrale et jusqu'au neuvième seulement à la face dorsale.

Sur le milieu du neuvième, dorsalement, la couronne présente une interruption assez considérable. Le onzième anneau seul est entièrement nu.

Les tubercules épineux (âg. 6) sont blancs à la t^se, brun foncé à l'extrémité libre. Celle-ci est terminée en pointe, sans renflement.

J'ai résumé dans le tableau suivant les caractères qui permettent d'arriver rapidement à la détermination des trois espèces de larves étudiées ci-dessus :

Epines (sauf ceUes du 1" anneau) disposées :

S%Mr t rangées alternes, les épines de la 1''' rangée étant plus développées que celles de la seconde.

Face ventrale du 10* anneau et face dorsale du 9* :

Munies de nombreuses épines, comme aux anneaux précédents.

11* anneau seul, complètement dépourvu d'épines.

L'extrémité libre des épines est terminée par un renflement sphérique divisé en deux par une fente transversale. G.intestinalis.

Nues ou présentant quelques rares épines très petites.

10* et 11* anneaux, complètement dépourvus d'épines.

L'extrémité libre des épines est pointue, sans renflement. G. hémorrhoïdalis.

Sur il/M rangée r

11* anneau seul, complètement privé d'épines.

Extrémité libre des épines pointue, sans renflement...

G. nasaiù.

LARVES DE 6A8TR0PH1LB8 (gBSTRIDES) âOd

Vitalité des larves adultes de Gastrophilus intestinalis.

Dans le but de débarrasser les Chevaux des larves de l'estomac, un grand nombre d'expérimentateurs les ont soumises à l'action de substances ayant un pouvoir toxique plus ou moins grand : tous ont été frappés du degré de résistance extrême que ces êtres opposent aux agents les plus violents. Numan a prouvé qu'après un séjour de trois ou quatre heures dans des solutions d'arsenic, d'Assa fœtida, de Noix vomique, de strychnine, de sulfate de cuivre, de sublimé, de Ciguë, d'Aconit, de Belladone, dans l'essence de térébenthine, elles continuaient à vivre un temps variant entre trois et dix jours. Mais placées dans le chlore, liquide ou gazeux, les vapeurs d'acide cyanhydrique, l'ammoniaque liquide, elles furent trouvées mortes au bout de quatre heures.

Bourgelat les a vues demeurer vivantes au bout de quatorze jours dans l'huile et de six semaines dans l'eau, ce que Numan révoque en doute.

Je me suis livré à quelques expériences qui viennent confirmer celles qu'avaient faites auparavant ces deux auteurs.

l^ Je plongeai, le 8 juin 1900, dans une solution aqueuse de formol à 3 <>/a une portion d'estomac de Cheval recouverte de 358 larves. Le 13 juin, c'est à-dire 5 jours après l'immersion^ quelques larves restées accrochées à la muqueuse étaient encore vivantes.

2o Dans une solution saturée de sublimé corrosif dans l'eau distillée, j'ai vu des larves faire des mouvements une heure après que je les y avais mises ; au bout de deux heures, elles avaient cessé de vivre.

3^ Lq20 novembre 1900, on m'apportait un lambeau d'estomac couvert de larves provenant d'un Cheval tué le jour même. Ce lambeau, plongé dans le formol à 3 <»/o, en était extrait six heures après et placé dans une chambre humide à la température du laboratoire.

Après m'ôtre assuré, le 1^' décembre, que les larves étaient encore vivantes, j'en détachai trois de la muqueuse et les installai dans un cristallisolr contenant juste assez d'eau pour les maintenir toujours humides, sans les recouvrir entièrement de ce liquide. Le

â04 J. 6UY0T

20 décembre, deux de ces larves étaient mortes et enlevées du vase ; la troisième était encore vivante le 13 janvier suivant. Cette larve a donc encore survécu 10 jours, attachée à Testomac, dans l'air humide, et 44 jours, libre, en tout 54 jours depuis la mort du Cheval, après un séjour de 6 heures dans le formol à 3 ""/o.

Le lambeau d*estomac, avec toutes les larves qui restaient, fut laissé dans la chambre humide jusqu'au 7 décembre. Les parasites étaient toujours vivants, mais le fragment de viscère, en pleine putréfaction 7 exhalait une odeur si repoussante que je plaçai, le jour même, le tout dans un cristallisoir plein d'eau froide ; celle-ci fut dans la suite reoouvelée plusieurs fois par jour. Le 7 janvier suivant, toutes les larves, sauf une, étaient mortes. L'unique larve qui avait manifesté quelques rares signes de vie était morte à son tour 2 jours plus tard. Cette larve, après un séjour de 6 heures dans le formol à 3 o/o, avait donc survécu 48 jours après la mort d\\ Cheval, dont 31 jours passés entièrement sous Teau, constamment fixée à UD lambeau d'estomac en putréfaction.

Larvbs de Gdstrophiltts chez l'Homme

On a donné le nom de myidsis ou de myiase au fait de la présence des larves de Diptères chez l'Homme, ainsi qu'aux accidents qu'elles déterminent. Ces Insectes appartiennent pour la plupart à la famille des GEstrides ou à celle des Muscides.

Si l'on parcourt le Traité de zoohyie médicale de R. Blanchard, on remarque que presque toutes les larves d'OEstrides que l'on a rencontrées chez l'Homme se rapportent soit au genre Hypoderma pour l'Europe, soit au genre Dermatobia pour l'Amérique. On les trouve sous la peau, où elles déterminent la production de tumeurs semblables à celles des larves de l'Hypoderme du Bœuf.

Les larves de Gastrophiles ont été bien rarement observées dans l'espèce humaine; cependant on a signalé en Russie (1) plusieurs cas de « dermatomyase » provoqués par une petite larve de Gastrophilus qui se creuse des galeries rouges dans l'épiderme de l'Homme.

(1) N. Kholodkovsky, Sur quelques rares parasites de THoinmc eo Russie. Àirhive^f de parasUologie^ 1, p. 354, 18ÎW.

LARVES DE 6ASTR0PHILES (OBSTRIDBS) 205

Dans sa thèse, Paul Lallier cite, d'après Schoch, le cas d'une femme qui aurait eu dans Tiatestin des larves de Gastrophilus; et il ajoute que, si le cas est exact, c'est avec celui de Chichester le seul connu de la présence des larves d'OEstrides dans le canal digestif de l'Homme.

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