‹ Archives de parasitologie (volume 2)Chapitre 42 sur 104 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

11 résulte de ce travail :

Que dans un cas de Langue noire pileuse observé par le D' Lambry, de Courtenay, j'ai constaté en abondance et à plusieurs reprises, parmi les villosités linguales hypertrophiées, la présence des corps réfringents, ronds ou omides^ déjà vus par d'autres et signalés, notamment par Raynaud, comme pouvant être des spores d'un Champignon quelconque et la cause de cette affection;

Que dans cette observation, la méthode des cultures a démontré que ces éléments appartenaient à un végétal de la clctsse des Blasto mycètes, à un Saccharomyces qui, isolé et entretenu à l'état de pureté, s'est montré pathogène pour la Souris blanche en inocula lions sous-cutanées et intra-péritonéales ;

Que mes tentatives de reproduction expérimentale des lésions dont ce Saccharomyces provenait, ont échoué sur le Lapin qui, du reste, comme le Cobaye, est réfractaire à son inoculation quelle que soit la voie choisie ;

Qu'il est impossible, dans ces conditions, d'affirmer que ce Saccharomyces joue un rôle essentiel dans la production de la nigritie linguale; mais que néanmoins il est permis de le soupçonner, en raison de la présence, fréquemment constatée, parmi les lésions déterminées par cette affection, d'éléments spéciaux ayant avec lui la plus grande ressemblance;

Qu'il est indiqué, malgré ce doute, — - les moyens jusqu'alors employés pour combattre la langue pileuse restant presque toujours sans action et ce Saccharomyces étant très sensible aux solutions iodées et picriquées — de recourir contre cette maladie à ces médications ;

Enfin, que ce Blaslomycète parait être nouveau, parmi les végétaux de cette classe déjà signalés comme pouvant causer chez l'Homme des affections spéciales.

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