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autre Colmye adulte, amène la mort en quatre jours (le lij, avec lies lésions semblables.
m. — \jd 15 janvier 1899, ou inocule, dans une veine du cou, un vigoureux Cobaye avec un quart de centimètre cube d'eau physiologique dans laquelle existent en suspension de nombreuses spores d*une culture sur pomme de terre datant de quelques jours. Il meurt le 18, avec des lésions congestives accusées du poumon, du foie, de la rate et des reins. La vessie renferme de Turine rougeâtre.
IV. — Le 30 janvier 1899, une inoculation intraveineuse est pratiquée chez un autre Cobaye. Il meurt le 7 février avec des lésions accusées des reins, caractérisées par l'existence de tubercules nombreux et saillants.
V. — Le 19 mars 1899, on injecte dans le péritoine d'un fort Cobaye, un demi-centimètre cube de bouillon tenant en suspension des spores provenant d'une culture sur carotte datant du 10 mars précédent. La mort survient cinq jours plus tiard, soit le 24. Tous les organes abdominaux, congestionnés, présentent quelques fausses membranes minces et grises qui les recouvrent. Le péritoine offre quelques marbrures rougeàtres et contient une petite quantité d'exsudat liquide gris, terne.
VI. — Le 23 novembre 1899, un Cobaye femelle est inoculé de même façon avec des spores prélevées sur une culture sur pomme de terre âgée de deux mois. Il meurt le 26, avec des lésions très accusées de péritonite aiguë.
Par contre, le Rhizomucor est sans action chez les mêmes animaux. Lapins et Cobayes, lorsqu'il est inocule sous la peau.
I. — Le 30 janvier 1899, on inocule dans le tissu conjouctif sous cutané, avec des spores d'une culture récente sur pomme de terre, (ieujr vigoureux Cobayes adultes. Cette inoculation reste sans action même locale.
II. — Le 5 février 1900, deux forts Lapins sont inoculés sous la peau du dos, avec quatre centimètres cubes d'eau physiologique tenant en suspension une énorme quantité de spores prélevées sur une culture jeune sur pomme de terre. Au point d'inoculation, il existe les jours suivants un léger œdème inflammatoire qui ne
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tarde pas à disparaître sans laisser aucune trace. A aucun moment, l'état général n'a été modifié.
Dans les conditions normales, une inoculation intra-trachéale est bien supportée par le Lapin et le Cobaye,
I. — Le 14 mai 1899, à 4 heures du soir, on injecte dans la trachée d'un Lapin cinq centimètres cubes de bouillon contenant abondamment des spores d'une culture sur pomme de terre âgée de douze jours. Cette expérience reste sans résultat.
IL — La même inoculation est pratiquée, le môme jour, chez un Cobaye, avec deux centimètres cubes du même mélange. Là encore le résultat est négatif.
// en est de même du reste chez la Poule,
•1. — Le 23 novembre 1899, on injecte, dans la trachée d'une Poule de Tannée, quatre centimètres cubes de liquide inofleDsif tenant en suspension une très grande quantité de spores prélevées dans une culture sur pomme de terre âgée de 8 jours. L'Oiseau, mal en train pendant quelques jours, finit par se rétablir.
Par contre, la Poule succombe à inoculation intra-veineuse,
I. — Le même jour, avec la même culture, on inocule dans une veine de l'aile, une autre Poule de l'année encore. Elle succombe le 26 suivant, avec une hypertrophie accusée du foie, de la rate et des reins et quelques petits tubercules apparents.
Le Chien résiste à une inoculation mtra-veineuse,
I. — Le 30 janvier 1899, on inocule un Chien, par injection dans la saphène droite, avec 30 centimètres cubes de bouillon ordinaire dans lequel j'ai dilué une culture entière sur pomme de terre âgée de 8 jours. Sacrifié le 17 février suivant, il ne présente aucune lésion d'aucun organe.
Nous avons signalé plus haut, en étudiant les cultures, un changement d'aspect tout à fait frappant qui se manifeste quand on oblige le Champignon à se développer à une température élevée de 52o-53^
Si on recultive la variété ainsi obtenue à une température moins élevée on lui voit reprendre ses caractères ordinaires. Il y avait cependant lieu d'essayer de voir si, par des réactions physiolo-
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giques, on parviendrait à mettre en évidence un changement dans l'action pathogène comparable, au changement dans Faspect
I. — Le 23 novembre 1900, deux Cobayes sont inoculés simultanément dans le péritoine, Tun avec trois centimètres cubes de spores provenant d'une culture à 28°, l'autre avec quatre centimètres cubes d'une culture faite à 52«>-o3o (6® génération). Huit jours après l'inoculation et à quelques heures seulement d'intervalle les deux Cobayes mouraient. A l'autopsie, on constatait la présence incontestable du Champignon dans le mésentère, dans le foie et les reins pour l'animal inoculé avec le Champignon obtenu à 28". La dissection de l'animal, mort en même temps, qui avait été inoculé avec les spores de la culture à 52^-53'^, révélait des lésions beaucoup moins évidentes; cependant un petit tubercule était manifeste dans le foie. Le tissu recueilli purement et ensemencé sur un tube de Carotte donnait au bout de peu de jours la culture pure du Rhizomucor, Deux autres cultures faites également avec d'autres fragments de tissus paraissant contaminés ont donné des résultats aussi démonstratifs.
11 résulte donc de cette expérience que la chaleur, au moins à 520-53®, même au bout de six générations successives à cette température, n'atténue pas le Rhizomucor,
Ce résultat négatif est d'ailleurs en accord avec ceux qui ont été obtenus autrefois dans les recherches entreprises par Ziegerhorn sur une autre espèce il est vrai, et en opérant par une autre méthode.
Ziegerhorn (1) a suivi deux techniques dans ses expériences. D'abord, il inoculait un Lapin dans la veine jugulaire avec le Mucor rhizopodiformis et il obtenait la mort au bout de trois jours. Le rein, qui était toujours envahi par la moisissure, était coupé en un certain nombre de tranches de 3 millimètres, puis celles-ci placées dans l'eau et maintenues à 63® pendant 1, 2, 3 15 minutes] suivant les sections, étaient ensemencées ensuite sur du pain stérilisé qu'il mettait à l'étuve à 37o. Les tranches qui avaient
été soumises à l'action de la température de 63" pendant 1', 2"
8' donnaient des cultures fertiles; à partir de 9' la culture était
(i) ZiEGRRHORN, Versuchc ûber Abschw&chung pathogener Schimmelpilse. Àrchiv fiir exper, Pathol., XXI, p. 230, 1886,
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Stérile. C'étaient les dernières cultures fertiles qui étaient inoculées à un nouvel animal. Ziegerhorn a encore opéré autrement, en maintenant les tranches du rein contaminé 2 minutes à 60'', 62®, 64», 66® 76». A partir de 70», le pain ensemencé ultérieurement était stérile. On se servait pour l'inoculation des cultures à 68o.
Ziegerhorn a, en outre, employé une autre méthode qui consistait, en chauffant journellement la partie supérieure d'un tube à essai ou se trouvait la culture du MucoVy à Tempécher de fructifier sans cependant détruire le mycélium qui restait au fond du liquide sans être brûlé ; au début, on chauffait toutes les 6 à 8 heures ; plus tard, on répétait la chauffe seulement toutes les 12 et finalement toutes les 24 heures. On laissait plus tard fructifier lentement, au bout de 7 semaines. Or ces spores ainsi obtenues ont montré la même malignité.
On voit que la méthode que nous avons suivie, qui est très différente, nous a donné des résultats également négatifs. Il y avait cependant lieu d'espérer peut-être un peu plus de cette méthode que de celles de Ziegerhorn, car les actions brusques ébranlent en général beaucoup moins l'hérédité que les actions lentes. Peut-être d'ailleurs, nos expériences n'ont-elles pas été sufiBsamment prolongées.